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— msi. xv* s. Ils signoyent les jours tristes etdesfortunez de pierres noires, rms. Garg î, to. Lasseet desfortunée, pourquoi mon cruel malheur meconserve si longtemps la vie î tver , p. 693 . Ils [lesdogmatiques qui ne peuvent rien prouver] sont sidesfortunez (puis-je autrement nommer cela que des-fortuneî),si misérables que.... mont, U, 344 .
— êtym. Défortune.
tDÉFOUETTER (dé-foi-té), ». a. En termes derelieur, ôter la ficelle dont on s’est servi pour ser-rer un livre et pour en marquer les nerfs.
— êtym. Dé.... préfixe, et fouet.
f DÉFOUIR (dé-fou-ir), ». a. Tirer, en fouissant,hors de terre.
— hist. xnr s. Seigneur, dist Garsions, mauvaisconseil avês, Qui nos gens escorchiés et les morsdeffoés, Ch. d’Ant. v, 73. Car li rois dès Tafurs nos-tre mort deforra, tb. v, 449. || xv* s. Et estoit l’in-tention de la duchesse qu’elle ferait juste enquestelà où le corps son pere fut enseveli, et ferait les osdefouir, froiss. u, m, 4 38.
-£7*- PJ-— préfixe, et fouir.
DÉFOURNÉ, ÉE (dé-four-né, née), part, passé.Pains défournés trop tôt.
t RÉFOURNEMENT (dé-four-ne-man), *. m. Ac-tion de dèfourner, de tirer du four.
— Êtym. Dèfourner.
DÈFOURNER (dè-four-né), ti. a. Tirer d’un four.Détourner du pain. || Absolument. Des gens enfour-nent*, D’autres détournent; Aux broches tournentVeau , bœuf et mouton, bébanq. Cocagne.
— hist. xtu* s. Finant s’en vont an desfourner[ils finissent par se retirer], g. gui art, t. u, p. 4 82 ,v. 4892 (43679). Mès à la parfin se desfournent [ilsse retirent], m. p. 278, v. 7244 (48294).
— ÊTYM . Dé.... préfixe, et four.
t DÉFOURNIR (dé-four-nir), v. a. Oter ce quifournissait, ce qui garnissait.
— hist. xv* s. Et lui remonstroit on que, s’il se de-fournissoit de ses Picards, et ses ennemis le savoient,ils lui pourraient porter un très grand préjudice,monstrel. i, 407, Et ne suis si ancien ne tant de-fourni de puissance naturelle, louis xi , Nouv. c.Il xvi* s. Ce qui ferait proposer aui Turcs de jettervingt mille hommes sur les bras des nostres pour lestailler en pièces, ou donner avec cent cinquante ga-lères dedans nostre armée, pour faire le mesme, veuqu’elle serait desfournie, lanoue, 446.
— êtym. Dé.... préfixe, et fournir.
i DÊFOÜRNtS (dè-four-ni), s. m. plur. Terme demarine. Vides, défauts qui altèrent les dimensionsd’une pièce de bois.
— êtym. Défoumir.
t DÉFOURRER (dé-fou-ré), v. a. ôter la fourrure.1| Terme de marine, ôter la fourrure d’une manœu-vre dormante. || Chez les batteurs d’or, retirer lesfeuillets de vélin de leur enveloppe.
— êtym. Dé.... préfixe, et fourrer.
t DÉFRA1 (dé-frè), ». m. Action de défrayer. Ledéfrai de ce prince [Pierre le Grand ] coûtait 600 écuspar jour, st-sim. 487 , 446.
— hist. xv* s. Trouver argent pour son deffroi,comm. v, 6. || xvi* s. U lui donna au delogar, outretout cela et son deffray.... carl. m, 42 .
— ÊTYM . Voy. DÉFRAYER,t DÉFRAÎCHIR (dé-frê-chir), t). a. ôter la fraî-cheur, le brillant de quelque chose qui n’a encoreété ni manié ni porté. Défraîchir une étoffe. Unerobe défraîchie. || Se défraîchir, ». ré/l. Être défraî-chi. Ce chapeau se défraîchira vite.
—ÊTYM Dé.... préfixe, et frais.t DÉFRANCISER (dé-fran-si-zé), ». a. Faire per-dre les mœurs, le caractère français .
— ÊTYM. Dé.... préfixe, et français .t DÊFRAUDATION (dé-frô-da-sion), t. f. Actiorde dépouiller par fraude. || Vieilli.
• — êtym. Défrauder. Difraudation a été employiPar Frédéric II, roi de Prusse .
î DÉFRAUDER (dé-frô-dé), ». a. Priver paifraude. || Vieilli.
— hist. xiv* s. Ne le defraude pas de liberté, ene le laisse pas en povreté, oresme, Thèse de meu-nier. Pour defrauaer le dit seigneur de sa depteBibl. des Chartes , 4* série, t. u, p. 61.
— ÊTYM . Dé.... préfixe, et frauder; provenç. e«spagn. defraudar; ital. defraudare.
Défrayé, ÉE (dé-frè-ié, ièe), part, passé. Donon a payé la dépense. Défrayé de tout durant soi3°ï a Ê0. || Amusé. U société défrayée par ce plaisan
t DÉFILAYEMENT (dé-frè-man), s. m. L’actdéfrayer.
~-H'S'r. xv* s. Et si laissent, en plusieurs lieiD1CT. DE LA LANGUE FRANÇAISE,
Des larmes par engagement, Pour paier leur def-frayement En jectant soupirs, Dieu scet quieulx[quels], ch. d’orl. Rondeau.
DÉFRAYER (dé-frè-ié. Au temps de Chifflet onprononçait dé-fra-ié), je défraye, tu défrayes, il dé-fraye ou il défraie, nous défrayons, vous défrayez,ils défrayent ou ils défraient; je défrayais, nous dé-frayions, vous défrayiez, ils défrayaient; je défrayai;je défrayerai ou défraierai ou défralrai ; je défraye-rais ou défraierais ou défratrais; défraye, défrayez;que je défraye, que nous défrayions, que vous dé-frayiez, qu’ils défrayent; que je défrayasse; dé-frayant, ». a. |1 i° Payer la dépense de quelqu’un.Us voulurent défrayer tout le train, sév. 24 4. Le roiet la reine de Danemark vont voir ce comte d’Ol-denbourg dans sa comté; il défraye toute cette cour,et sa magnificence surpasse toute principauté, m.442. Monsieur, mettez-vous à table, nous vous dé-frayerons, volt. Cand. u. Mme André, prenant laparole, dit au savant que, s’il voulait défrayer satable pour dix fois autant, il lui ferait grand plaisir,id. VH. aux 40 écus , Un bon souper. || Fournir cequ’il faut pour repas ou entretien. Je veux qu’à monsouper celle-ci [la tortue] me défraie, la font. Fabl .xii, 4 6. Ils étaient obligés de défrayer leur tyran,lorsqu’il arrivait; leurs vivres, leurs meubles, leurstroupeaux, tout était alors au pillage, raynal, Hist.phil. xi, 24 . || 2* Fig. Défrayer de bons mots, deplaisanteries, amuser, faire rire par de bons mots,des plaisanteries. Ils pensaient tous qu’il était làpour défrayer la compagnie de bons mots, mol. Cri-tique, 2. || Absolument, défrayer la compagnie,amuser, faire rire, pourvu toutefois que quelquechose détermine le sens; autrement défrayer la com-pagnie signifierait payer la dépense faite par unecompagnie. || Défrayer la compagnie, se dit aussipour faire rire à ses dépens. || Défrayer la conversa-tion , parler le plus dans une conversation, y tenirle dé. Par son esprit il défrayait les conversations.Défrayer la conversation signifie aussi être l’objetd’une conversation. Ce fut lui et sa mésaventure quidéfrayèrent la conversation. || 3* Se défrayer, ».réfl. Payer les frais que L’on fait. Je serais bien alléà l’hôtel, mais je n’avais pas de quoi me défrayer.
— REM. Défraîrai, défratrais, ne s’orthographientainsi qu’en poésie, et encore y renonce-t-on.
— HIST. xv* s. Il donna plusieurs robbes, et def-froya tout jusques en la Haye en Hollande , comm.iii, 6. || xvi* s. D’un client vous avez les sacs, Quivous défrayé Et le vin paye Qu’il ne boit pas, t. lehoux, vu. Hz accepteront la charge de faire les fraisde jeux qui n’estoient pas de petite despense, ayantl’un desfrayé à Thebes les joueurs de fluste, et l’au-tre à Athènes la danse des enfans qui balloient enrond, amtct, Arist. 2. Il emporta par plusieurs foisle prix è» jeux qu’il desfrayoit, id. Nicias , 4. 11 n’estjà besoing de faire tant affaire, on vous deffroyeracela, palsgr. p. 460.
— ÊTYM . Dé.... préfixe, et l’ancien serbe frayer,dépenser (voy. frais, s. m. plur.).
f DÉFRAYEUR (dé-frè-ieur), ». m. Celui qui dé-fraye.
— HIST. xvi* s. L’avocat lui respondtt, que à des-jeuner il trouverait assez, mais qu’il eust un des-frayeur, marO. Nouv. m. La lignée Antiochide em-porta le pain, Aristide fut le desfrayeur des jeux, etArcbestratus le poete qui fit jouer ses comédies,amyot, Arist. 4.
— êtym. Défrayer.
t DÉFRICHAGK (dé-fri-cha-j’), t. m. Action dedéfricher un terrain.
DÉFRICHÉ, ÉE (dé-fri-ché, chée), part, passé.Un champ bien défriché. || Substantivement. Je letenais sans cesse en action, marchant avec lui ausoleil et à la pluie, de jour et de nuit, l’égarant ex-près dans les bois, les défrichés, les champs, bkrn.de st-p. Paul et Virg.
DÉFRICHEMENT (dé-rri-che-man), ». m. Opéra-tion qui a pour but de mettre en culture réglée leslandes, bruyères, bois, terres incultes, etc. Ces bar-bares eux-mêmes, nés dans un climat tempéré, nepouvaient soutenir les travaux pénib.es d’un défri-chement sous un ciel brûlant et malsain, raynal,Hist.phil.v,i. || Le terrain même qui aétédéfriché.
— êtym. Défricher.
DÉFRICHER (dé-fri-ché), «• a. J| 1* Mettre en oul-ture ce qui était en friche. X condition qu’ils y pren-draient des terres à défricher, fén. Tél. ni. Défri-chez cette terre sauvage, m. ib. i. Malheureusementon ignorait encore que défricher des terres en Amé-rique était l’unique moyen de les rendre utiles, et
que ce succès ne pouvait être que l’ouvrage du com-merce ouvert à tous les citoyens sous la protectiondu gouvernement, raynal, Hist. phil. ix, 40. Leurmain défrichera, laborieuse et pure, Ces landes,ces déserts qui dorment sans culture, lemerc. Bru-neh. i, 2. || Fig. Le royaume de Dieu est un champqu’il faut défricher, mass. Avent. Affl. Et ceuxqui, de nos arts utiles inventeurs, Ont défriché lavie et cultivé les mœurs, OEULLE,Énéide,si . || 2° Fig.Éclaircir une chose embrouillée, difficile; commen-cer à cultiver, expliquer, rendre plus facile. Lespremiers qui défrichèrent la littérature sanscrite .Ils [ceux qui sont chargés des recherches de no-blesse] dépêchent besogne, leurs secrétaires la dé-frichent, st-sim. 443, 82 . Revenez-donc nous dé-fricher le poète le plus intéressant de l’antiquité,dider. Lett. d Galiani.
— hist. xv* s. Aussi venoient courir à Mantechascun jour, et eulx embuscher sur les cheminsbien vingt ou trente, pour les Francoys là desfri -cher [dévaliser], martial de paris , Vig. de Char-les TII, t. î, p. 43, dans lacurne. Sont tenus lesdits preneurs de deffricher et labourer toutes lesdites terres, et, icelles deffrichées, les tenir delà enavant en bon et suffisant labour, du cange, dero-dere. || xvi* s. Je pense avoir esté le premier des nos-tres qui ait défriché plusieurs anciennetés obscuresde cette France , pasqujer, dans le Dict. de dociikz.
— êtym. Dé.... préfile, et friche; Berry, défreû-eher.
DÉFRICHEUR (dé-fri-cheur), s. m. Celui qui dé-friche une terre.
DÉFRISÉ, ÉE (dé-fri-zé, zée), part, passé. Quin’est plus frisé. Cheveux défrisés. || Populairement,désappointé. Tout défrisé par un tel contre-temps.
f DÉFRISEMENT (dé-fri-ze-man). ». m. Action dedéfriser. || Populairement, désappointement.
DÉFRISER (dé-fri-zé), ». a. || 1° Défaire la frisure.Défriser une perruque. Il y a [dans une certainecoiffure alors à la mode] une certaine médiocritéqui m’a charmée et qu’il faut vous apprendre, afinque vous ne vous amusiez plus à faire cent petitesboucles sur vos oreilles, qui sont défrisées en unmoment, qui vont mal et qui ne sont non plus à lamode présentement que la coiffure de la reine Ca-therinode Mêdicis, sév. 36.||2" Fig. et populaire-ment, désappointer, déconcerter. Voilà qui vous dé-frise. || 3* Terme de relieur. Défriser les feuilles,n’y pas laisser de corne. || 4" Se défriser, ». réfl.Perdre la frisure. Les cheveux se défrisent par untemps humide. || Fig. Être désappointé. Il ne fautpas vous défriser pour si peu.
— êt ym. Dé.... préfixe, et friser.
DÊFRONCÉ, ÉE (dé-fron-sé, sée), part, passé.
Une robe défroncée.
f DÉFRONCEMENT (dé-fron-se-man), ». m. Ac-tion de défroncer; état de ce qui est défroncé.
DÉFRONCER (dé-fron-sé. Le t prend une cédilledevant a et o .• je défronçai, nous défronçons), ». a.|| 1° Défaire les plis d’une étoffe froncée. || Défron-cer le sourcil, effacer les plis du sourcil; et fig. sedérider, prendre un air serein. || 2' Se défroncer,». réfl. Être défroncé.
— HIST. xvi* s. Tant soit son gros sourcil grave-ment renfrongné, Que d’un riche présent bien tostne soitgaigné, Et qu’il ne parle bas et defronce saride, rons. 904.
— êtym. Dé.... préfixe, et froncer.
DÉFROQUE (dé-fro-k’), s. f. || 1° Le peu de meu-bles et d’argent qu’un religieux laisse en mourant.La défroque d’un moine appartenait à l’abbé. || 2° Parextension, meubles, effets, que quelqu’un aban-donne, surtout avec le sens de très-peu de valeur.Il nous & laissé sa défroque. || 3° Vêtement hors d’u-sage. Fripier, vite que l’on me donne La défroqued’un chambellan, besano. Habit de cour.
— HET. xvt* s.Qu’il l’abattit [le serpent], et
lui cassa le suc; Garde n’avoit de dire en ce defroc[désastre, désordre] *. Chantons Noël tant au soirqu’on desjuo [la moment où les poules descendentdajuohoir, le matin], marot,u, 266.
DÉFROQUÉ, ÉE (dé-fro-ké, kée), part, passé. Quin’a plus son froo. Moine défroqué. || Fig. et enmauvaise part, prêtre dêfro<jué, prêtre quiarenoncéà l’état ecclésiastique, qui ne l’exerce plus. C’est unprêtre défroqué. || Substantivement. Bon, répondmon défroqué, mettez-les [un gigot et un chapon]à la broche, st-sim. 400, 63.
DÉFROQUER (dô-fro-ké), ». a. ||i'Oter le frocà quelqu’un, faire sortir do l’état monastique. II
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