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en écharpe. L’artillerie russe, supérieure en nom-bre, manœuvrait au galop; elle prenait en écharpeet en flanc nos lignes qu’elle abattait, ségur, Hist.de Nap. îx, to. ||6° Terme d’architecture. Espècede ceinture qui parait serrer les coussinets des vo-lutes aux chapiteaux des colonnes ioniques. || Pièce-placée diagonalement dans un bâti de menuiserie.Il Pièce du bâti d’un parquet. || 7° Terme de ma-çonnerie. Cordage qui sert à retenir ou à conduirelas engins pour lever des fardeaux. || Nom d’unepièce de fer ou de bois qui soutient la roue d’unepoulie et qui porte le boulon. || Pièce de bois au boutde laquelle est attachée une poulie et qui fait l’officed’une demi-chèvre. || Tirant de fer qui, dans uneporte d’écluse, empêche les assemblages de cédersous l’action continue du poids de cette porte.Il 8- Terme de marine. Pièce de bois contournée,partant du dessus des bossoirs, tribord et bâbord,e t se terminant par une courbe derrière la tête dela figure, à l’extrémité de l’étrave. || 9” Exhausse-ment établi suivant la ligne de plus grande pented’une route inclinée, pourarrêter les eaux pluvialeset les forcer à s’écouler dans les fossés. || Tranchéeen forme de croissant faite dans les terres pour ra-masser les eaux dispersées d’une montagne. |J 10° Es-pèce de poisson.
— hist. xni* s. Et c’est li pains que doivent métréli pèlerin en leur esquerpe, du cangk, escerpa. Or■voit Renart fere l’estuet [qu’il faut le faire], Escrepeet bordon prent, si muet [il s’en va], Si est entrezen son chemin, Ren. 13152. S’il veut porter espée,porte la chainte desoz son surcot, et non pas à es-querpe, beaum. lviii , l 3 . Cel abbé de Clieminonsi me donna m’escharpe et mon bourdon, joinv.209. Et au prendre congié que il fesoit à eulz, limettoient en [dans son] escharpe grant foison d’oret d’argent, i». 206 . || xiv* s. Quant à ceux qui gar-doienl le bastion de Vendosme, ils le partagèrenten escharpe de bonne heure, et l’espaule qu’ils yfirent estoit assez avantageuse, d’aub. Hist. n, 309.Jusqu’aux fers d’or sur les escarpes de velours, quiavoient en ce temps la grande vogue, cahloix, v, 32.On doit mettre le bras en escharpe, supportant lecoude, paré, vm, 42. La soie se monstre plus belleen petites qu’en grandes escharpes ou escheveaux,o. de serbes , 496. Un manteau en escharpe, lacape sur une épaulé, mont, i, 192.
— ÉTYM . Espagn. charpa; ital. sciarpa, ciarpa.Le sens propre est poche, sacoche pendue au cou;ce qui justifie l’étymologie germanique donnée parÊiez : anc. haut-allem. scherbe, poche;Bas-Rhin ,schirpe; Brême, schrap.Le sensde morceau d’étoffetaillé obliquement ne parait que tardivement. Sche-ler pense que, en ce dernier sens, écharpe vient del’ancien verbe charper ou charpir, tailler, décou-per. Mais il n’est pas besoin de faire intervenir ceverbe, ce semble; Yécharpe, poche, était suspen-due ; ce sont ces liens qui ont donné le nom &Yécharpe, qui soutient le bras ou une arme, et dontla forme fut déterminée par l’usage.
ÉCHARPÉ, ÉE (é-charpé, pêe), part, passé deécharper l. Taillé en pièces. Le régiment écharpédans cette rencontre meurtrière.
+ ÉCIIARPKMENT (é-char-pe-man), s. m. Termemilitaire. Marche d’une troupe qui écharpe, c'est-à-dire qui marche diagonalement.
1. ÉCHARPER (é-char-pé), v. a. || 1" Faire unegrande blessure avec un instrument tranchant. Onlui a écharpé le corps à coups de sabre. Écharperquelqu’un. Qui peut dans sa fureur m’écharper oum’occire, hauteroche, l'Amant qui ne flatte pas,i, 1 .1| Use ditaussi d’un chirurgien maladroit. 11 a,d’ans cette opération, écharpé son patient. || 2” Tail-ler en pièces. Les fanatiques du Languedoc et desCévennes occupaient des troupes qui en écharpaientquelques pelotons de temps en temps, st-sim. h 28 ,< 67 . || Fig. Je ne consentis à laisser écharper ma ré-ponse, qu’à condition que vous donneriez parole po-sitive de no plus répliquer, desfontaines. || 3" Di-viser certaines matières en les battant ou en lescardant. || 4° S’écharper, v. réfl. Se faire récipro-quement de grandes entailles, ou se tailler en piè-ces. Ces deux régiments se sont écharpés.
— êtym. Picard, écarper. Écharper , en ce sens,ne peut venir d'écharpe; c’est une autre conjugaisond'escharpir ou charpir, ancien verbe signifiant met-tre en pièces (voy. charpie).
t 2. ÉCHARPER (é-char-pé), v. a. Terme demaçon et de charpentier. Faire passer autour d unfardeau un cercle pour le lever en y attachant uneécharpe à laquelle tient une poulie.
DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
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f 3. ÉCHARPER (é-char-pé), v. n. Terme mili-taire. Marcher diagonalement ou en écharpe.
— êtym. Écharpe.
f ÉCIIARPILLER (é-char-pi-llé, Il mouillées),u. a. || 1° Terme du langage familier. Mettre enpièces. || 2“ Terme de tapissier. Diviser, avant del’employer, le crin neuf qui est tressé.
— Etym . Forme dérivée de écharper 1.
f 1. ÉCIIARS, ARSE (é-char, char-s’), adj. Vieuxmot qui se dit d’une monnaie qui est au-dessousdu titre légal. || S. m. Ce qui manque à l’aloi d’unepièce. Cette monnaie a tant d’échars.
— Etym . C’est l’ancien adjectif eschars, qui si-gnifie avare; provenç. escars, escas; espagn. es-caso; ital. scarso; angl. scarce; d’après Muratori,approuvé par Diez, d’un participe bas-latin excarp-sus, de excarpere, excerpere, resserré, réduit; d’oùles acceptions dans les langues romanes.
f 2 . ÉCIIARS, ARSE (é-char, char-s’), adj. Termede marine. Les vents échars sont des vents faiblesqui changent subitement d’un rhumb à l’autre.
— Etym . Un vent échars (voy. le précédent) estun vent avare, c’est-à-dire très-faible, qui donnepeu.,
•jÉCIIARSER(é-char-sé).|| 1°F. a. Diminuer le titred’une pièce de monnaie. || 2° Y. n. Terme de marine.Varier, faiblir, en parlant du vent. Le vent écharse.
f ÉCHARSKTÉ (é-char-se-té), s. f. Terme de mon-naie. Défaut d’une pièce qui n’est pas du titre or-donné.
— ÉTYM . Échars. Écharseté voulait dire avarice.
ÉCIIASSE (é-cha-s’), s. f. || 1” Bâton garni d’unétrier auquel on attache le pied pour marcher dansles terres marécageuses ou sablonneuses. Marcheravec des échasses. || Fig. Être monté sur des échas-ses, avoir de longues jambes. || Se dit aussi de soulierstrès-hauts. C’était [M. le duc] un petit homme ven-tru, monté sur des échasses; tant ses souliers étaienthauts, st-sim. 93, 234, || Par une seconde figure,monter sur des échasses, s’efforcer de se grandirdans l’opinion des autres. Le nain monte sur deséchasses; Que de nains couronnés paraissent desgéants! volt. Lett.Prusse, il1.1| Monté surdeséchas-ses, qui se guindé, qui emploie les grandes paroles,les grands sentiments. [Canillac] Toujours sur leséchasses pour la morale, l’honneur, la plus rigideprobité, le débit des sentences et des maximes, st-sim. 393, 79. || 2°Fig.Deséchasses,deschosesquifont
paraître plus grand.Ces vers.... Montés sur deux
grands mots comme sur deux échasses, boil. Sat. iv.L’hyperbole aux longues échasses, gresset, les Om-bres. Les échasses de l’étiquette Guindent bien hautun coeur bien bas, bérang. Vertu de Lis. || 3“ Terme demaçon. Règles de bois entaillées, qui servent à mar-quer la longueur et la largeur des pierres lorsqu’onles taille. || Perches qui servent à soutenir les bou-lins pour échafauder. || 4“ Terme de zoologie. Genred’oiseaux à jambes très-longues.
— HIST. xii* s. Fetes eschace de fresne ou de seü[sureau], Bat. d'Aleschans, v. 1620 . || xiii* s. S’avoitun pié chaucié, Et l’autre avoit trenchié, Si aloit àeschace [avec une jambe de bois], Fabliaux mss.n° 7218, f> 269, dans lacurne. || xvi* s. Il le faultjuger par luy mesme, non par ses atours.... la basen’est pas de la statue; mesurez-le sans ses eschas-ses, MONT. I, 326.
— ÉTYM . Wallon, hèse; namurois , chache; Ton-dit, écase, écache; de l’ancien flamand schaetse,échasse; holland. schaats, échasse et patin.
f ÉCHASSER1 (é-cha-se-ri), s. m. Variété depoire fondante.
ÉCHASSIER (é-cha-sié; l’r ne se lie jamais; aupluriel, l’s se lie: les é-cha-sié-z à longues jambes),s. m. Terme d’histoire naturelle. Ordre d’oiseauxqui semblent, à cause de leurs jambes longues etdénudées, être montés sur des échasses.
— HIST. xm* s. Il ne fu ne clop [boiteux] n’es-chacier [béquillard], Ainz s’en vet poignant toz lessauz, Ren. 28082 .
— ÉTYM . Échasse; provenç. eschassier, monté surdes échasses, estropié.
ÉCIIAUBOULÊ, ÉE (é-chô-bou-lé), adj. Qui a desêchauboulures.
— HIST. xvi* s. Eschaubouillé, cotgrave.
— Etym . É pour es.... préfixe, chaud, et boule,ampoule.
ÉCHAUBOULURE (é-chô-bou-lu-r’), s. f. Nomvulgaire des petites élevures rouges qui viennentquelquefois sur la peau pendant les chaleurs de l’été,et causent une vive démangeaison. || Terme de vé-térinaire. Maladie exanthématique particulière aucheval et au bœuf.
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— HIST. xvi* s. Eschaubouillure, cotgrave.
— ÊTYM . Échauboulé; saintong. chauboullure.
f I. ÉCHAUDAGE (é-chû-da-j’), s. m. Nom quel*bn donne dans quelques provinces à l’action de la-ver la vaisselle. || Action de passer de l’eau chaudedans les feuillettes neuves pour s’assurer qu’elles nofuient point.
f 2. ÉCHAUDAGE (é-ché-da-j’), s. m. Macéra-tion, dans un lait de chaux, des substances desti-nées à la préparation de la colle forte.|| Lait de chauxqui sert à blanchir les murs; cette opération elle-même.
1. ÉCHAUDÉ, ÉE (é-chô-dè, dée), part, passéd’échauder 1.1| 1” Lavé à l’eau chaude. Un cochon delait échaudé. || 2° Brûlé avec de l’eau chaude. Échaudépar la chute d’une cafetière bouillante. || Chat échaudécraint l’eau froide, c’est-à-dire quand on a éprouvéquelque grande peine, quelque désappointement,on en redoute jusqu’à l’apparence. Quoique chatéchaudé ait la réputation de craindre l’eau froide....volt. Lett. en vers et en prose, 106 . || On dit dansun sens analogue : chien échaudé ne revient pas encuisine. || 3° Terme de la préparation des harengspêchés. Harengs échaudés , harengs qui ont étépoussés à un feu trop vif. || 4" Terme rural. Blééchaudé, blé dont le grain, maigre et flétri, con-tient peu de farine. Graines échaudées, grainesqui, semées sur une couche très-chaude, ont dela sorte perdu leur germe.
2. ÉCHAUDÉ (é-chô-dé), s. m. Espèce de petitgâteau de pâte échaudée (c’est-à-dire mise dansi’eau bouillante pendant vingt minutes environ),d’œufs, de beurre et de sel.
— hist. xm* s. Nus talemeliers [boulanger] nopuet cuire au jour de la feste aux mors, se ce nesont eschaudés à donner por Dieu , Liv. des mét. 11.|| xiv* s. Eschaudés chauls, pommes de rouvel ros-ties, et dragées blanches dessus, Ménagier , n, 4.
— ÉTYM . Échaudé i ; picard, écaudé.
fÉCIIAUDEMENT (é-chô-de-man), s. m. Termerural. État du blé et des graiues qui sont échau-dés.
I. ÉCHAUDER (é-chô-dé), v. a. || 1“ Brûler lé-gèrement et très-vite. || 2° En un sens restreint, cau-ser une brûlure par l’action d’un liquide bouillant.Le maladroit m’a échaudé. || Fig. et familièrement.Être échaudé, éprouver une perte, un dommage. J’aiété échaudé dans cette affaire. || 3° Laver avec del’eau bouillante. Échauder une cruche, un vase deverre. |) Dans quelques provinces, laver la vais-selle. || Oter le poil d’un cochon de lait par le moyendo l’eau chaude. Voilà un cochon de lait qu’il fautéchauder. || Jeter de l’eau chaude sur quelque chose.Échauder de la pâte. || Échauder des feuillettes, ypasser de l’eau bouillante pour s’assurer qu’elles nefuient pas. || 4° S’échauder, v. réfl. Se brûler avecde l’eau bouillante. Elle s’est échaudée en retirantla marmite du feu. || Fig. Éprouver quelque dom-mage. La plupart de ces princes.... Vont s’échau-der en des provinces Pour le profit de quelque roi,la font. Fabl . ix, 17. || Terme rural. Les plantes s’é-chaudentlorsque, étant chargées de vapeurs, le soleilfait noircir les bourgeons.
— hist. xii' s. Par cel conseil pesme [très-mau-vais] e oscur Auront esté vers tei parjur, E tes co-mandemenz despiz; Or en sunt eschaudez e quiz[cuits]; Apaie t’ire e asuage [adoucis], benoît, ii,8786. || xiu" s. Eschauder,rostir,escorchierLes pois-sons de mer et de flueves, Ren. 20370. Ce me doitbienespoenter [épouvanter], Qu’eschaudés doit iavedouter, ib. 1794. EtcommencierentSarasinsà gietergrosses pierres etpieusagus, et versoient parles fe-niestres aigue boullant pour crestiens escauder,Chron. de Rains , 205. || xiv*s. Car il estoit jouere[joueur] as dés, Dont souvent en fu escaudés Toutsans aiwe [eau] caude ne fu [feu], j. de condé,p. 131. || xv* s. Qu’on meure de faim ne vueil pas.Mais le trop hasté s’eschaulda [prit chaud] ; Il con-vientaler pas à pas, ch. d’orl. Compl. de l'amant etl'amour. Il ne sçait quel dueil est d’eschauder, quionques ne sentit le feu, Perceforest , t. vi, f” 71 .|| xvi* s. Je veulx qu’ils dohnent une nazarde à Plu tarque sur mon nez, et qu’ils s’eschauldent à inju-rier Seneque en moy, mont, ii, 98. Une opinionpour laquelle il n’eust pas voulu s’eschaulder le bout
du doigt, id. 11 , 326.Qui l’empesche de se re-
souldre, craignant de s’eschauder en son jugement,CHARRON, Sagesse, 11 , II.
— ÉTYM . i’ pour es.... préfixe, et chaud; wallon ,bulle, hauder; provenç. escaudar; ital. scaldare.
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