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que tu perds; Adore ici l’écho qu'adorait Pytha-^°re, Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts,lamart. Médit, i , 6, || Adore l’écho dans la tem-pête, retire-toi dans la solitude lors des troublespolitiques. || Fig. Que tous les échos me redisentcette charmante nouvelle, sév. 34t. || 2°Répétition.J’écoute peu ces bruits que le peuple répète, Échostumultueux d’une voix plus secrète, volt. Sémir.a, 3. Qui ne sait d’ailleurs comment les alarmes sepropagent, comment la vérité même dénaturée parles craintes exagérées, par les échos d’une grandeville.... Mirabeau, Collection, t. i, p. 283. Je doistrembler; car moi, qui suis prophète, Je vois deloin l’oubli fondre sur vous; [Mes vers] De tantd’échos dont la voix vous répète, L’un meurt, puisl’autre, et puis cent, et puis tous, bérano. l'In-octavo. L’hymne éternel de la prière Trouvera par-tout des échos, lamart. Harm. i, <• (| Personne quirépété ce qu’un autre a dit. Ce n’est point ici unécho ou une voix empruntée, patru, Plaidoyer 7,dans richelet. Quel favorable écho, pendant que jesoupire, Répète mes frayeurs avec un tel empire?corn. Tots. d’or, m, 6. Mais je ne puis du tout ap-prouver sa chimère, Et me rendre l’écho des chosesqu’elle dit, mol. Femm. sav. 1 , 3. Voilà comme ilsen parient, et plusieurs échos répondent, sév. 168 .Je vous prie de ne pas confier ceci à vos échos, id.440. Ménippe est l’oiseau paré de divers plumagesqui ne sont pasà lui; il ne parle pas, il ne sent pas,il répète des sentiments et des discours, se sertmême si naturellement de l’esprit des autres, qu’ily est le premier trompé et qu’il croit souvent direson goût ou expliquer sa pensée, lorsqu’il n’est quel’écho de quelqu’un qu’il vient de quitter, la bruy.
n. Nous décidons ainsi, crédules que nous sommes;Que d’échos comptés pour des hommes! lamotte,Fabl . v, IB. Loin de ce médisant infime, Qui deYimposture et du blâme Est l’impur et bruyantécho, gresset, Chartreuse. On a vu trop d’auteurséchos des erreurs accréditées de l’antiquité, volt.Moeurs, 444 . Hobbes n’a été que l’écho de tous lesgens sensés, id. Dial, xxiv, 3. || 3” Terme de mu-sique. Répétition adoucie d’un certain nombre denotes. |[ Terme de guitariste. Note en écho, notequi se fait avec la main gauche seule, dont lesdoigts, en s’appuyant sur la corde, lui communiquentun [ietit mouvement qui fait entendre un son très-faible. || Terme de littérature. Sorte de vers dont ladernière syllabe se répète et ajoute au sens qu’ellecomplète; cette dernière syllabe répétée est comp-tée comme un vers. En voici un exemple : L’on voitdes commis Mis Comme des princes, Qui jadis sontvenus Nus De leurs provinces. || Terme de peinture.Echos de lumière, rappels de lumière en des plansdifférents. || 4° S. f. Dans la mythologie, Nymphe,fille de l’Air, qui ne put se faire aimer de Narcisse,et qui, ayant été changée en rocher, ne conservaque la voix. Echo n’est plus un son qui dans l’airretentisse, C’est une nymphe en pleurs qui se plaintde Narcisse, roil. Art p. m.
— HIST. xiii* s. Eqo si respont en la tour Dos 1grands coups que refiert entour, Bat. des 7 arts.
— ÊTYM ’Hx<è, son, et Écho, nymphe.
t ÉCHOÏQUE (é-ko-i-k’), adj. Terme de littératureancienne. Les Latins ont nommé échoïque un versterminé par deux mots qui riment ensemble, parexemple : Exercet mentes fraternas grati a raraSEttvius, Centimètre. j| Au xvi* siècle, on appela versen écho ou vers échoïque un vers dont les deux der-niers mots sont pareils, exemple : Qu’est-ce enfin duplus grand monarque terrien ? rien, pibrac. Qu’es-tuis-je avant qu’entrer en ce passage? sage, duBELLAY.
ÉCHOIR (é choir), «.".Il n’a que les temps et per-sonnes qui suivent : it échoit ou il échet, ils échoient,ils échéent; il échoyait; il échut, ils échurent; ilécherra ou échoira; il écherrait ou échoirait; qu’iléchoie, qu’il échût; échéant; échu, échue. L’Acadé-mie dit que il échoit se prononce comme il écliet; ce!ane paraît pas conforme à l’usage; la prononciationéchoit est même plus fréquente que la prononciationéchet. (I 1“ Être dévolu par le sort. Les immeublesque les époux possèdent au jour de la célébration dumariage ou qui leur échoient pendant son cours, Codecivil, art. 1404 . La longue [paille] échet sans faute audéfendeur, la pont. Juge. Japhet, connu sous ce nomdans les poètes, fut aussi adoré sous celui de Neptune,parce que les pays maritimes lui échurent, rollin,Traité des Ét. 4* part. ch. t. Andromaque à Pyrrhus est échue en partage, chateaubrun, Troyennes, t,
o. || 2° Terme de pratique. Si le cas y échoit, y échet,ou, simplement, s’il y échet, c’est-à-dire si l’occa-
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sion se présente, s’il y a lieu. || Le cas échéant, c'est-à-dire à l’occasion, en telle circonstance. || Se faire,avoir lieu, à un certain temps préfixe. Le termeéchoit à la Saint-Jean. La première année de larente écherra en 4 64 B, patru, Plaidoyer 3, dansrichelet. || 3° En termes de palais, il s’est dit autre-fois des peines imposées aux délits ou crimes. À cela,il y échoit amende. ||4° En parlant des personnes,échoir bien, échoir mal, avoir bonne ou mauvaisechance. Je suis mal échu. Vous ne sauriez que bienéchoir. Pour un enfant qui sort du monastère, C'é-tait échoir en dignes compagnons! gress. Vert-Vert,iii. || Cet emploi d’échoir a vieilli. || Echoir se con-jugue avec l’auxiliaire être.
— hist. xit* s. Cui escheoit l'honor [le fief] etl’heritage, Ronc. p. 4 69. Mais se piliez me pooitescheoir, Couci, xvm. || xiii* s. Se li héritages estesqueüs à plusors persones d’un meisme degré delignage, beaum. 47. || xiv* s. Ce est si corne il es-chiet, oresme, Eth. 457. ||xv* s. Or eschel que lesire de Faguoelles estoit monté sur un coursier tropmelancolieux et malenfrené, froiss. i, i, 91. Nousne pouvons émouvoir guerre au roi de France ....sans escheoir en sentence d’excommunication, id.t, i, 95. En ce temps eschurent Pasques si haut, queenviron Pasques closes on eut l’entrée du mois demai, id. i, i, 494. || xvi' s. L’eternel est ma por-tion, mon sort m’est très bien escheu, calv. Inst.800. La principale partie est escheute aux evesqueset aux prestres des villes, id. ib. 879. Il n’escheoitpas de recompense à une vertu qui est passée encoustume, mont, ii, 05. Des dieux il ne peult veniraucun mal à l'homme, sinon pour son plus grandbien, quand il y escheoit, et pour un medecinaleffet, id. ii, 4 40. Le jour de son retour, par casd’adventure, escheutau propre jour que.... amyot,Aie. 09. 11 n’en peult advenir que peu d’avantage,s’il luy succédé bien, et au contraire perte univer-selle du total, s’il luyeschet mal, id. Pélop. 4.
— ÊTYM . Picard, ikerre, échoir, ékeu, échu;wallon , heûre; provenç. eschazer; ital. scadere;du latin fictif ex-cadere, de ex et cadere (voy.choir).
f ÉCIIOME (é-cho-m’), s. m. Terme de marine.Cheville de bois ou de fer, qui va en diminuant parles deux bouts, et qui sert à tenir les rames.
— ÊTYM . Espagn. escalmo; ital. scalmo, scarmo;du latin scalmus.
■JÉCHOMÈTUE (ê-ko-mè-tr’), s. m. Terme dephysique. Règle divisée servant à mesurer les rap-ports des sons.
— étym. ’Hjrii, son, et mètre, mesure.
f ÉCHOMÉTÙIE (é-ko-mé-trie), s. f. Terme d’ar-chitecture. Art de calculer, de combiner la réflexiondes sons.
— ÊTYM . Écho, et mètre, mesure.
f ÉCHOPPAGE (é-cho-pa-j’), s. m. Action d’é-chopper.
4. ÉCHOPPE (é-cho-p’), s. f. Petite boutique enplanches, ordinairement bâtie en appentis. Ces Tar-tares étaient assis devant leurs portes, les jambescroisées, sur des espèces d’échoppes ou de tables debois, chateaub. Itinir. 24.
— REM. On a dit chope : Qu’il soit permis aux ditsjurais et bourgeois [de Bordeaux ] de bâtir et faireconstruire des chopes, tant au dedans qu’au dehorsde ladite ville, le long et attachées aux murs d’icelle,Arrêt, 24 mars 4664.
— hist. xv s. On tombe, on glisse, on chet, onchope; Quant on a pleuré demy larme, C’est fait,il n’y pert [paraît] à l’eschope, coquillart, p. 134.dans lacurne. Et le lendemain furent les eschoppeset boutiques ouvertes, ol. de la marche, dans ledict. de dochez.
— ÊTYM . Ane. haut-allem. schupfa, boutique ;allem. Schoppen; angl. shop.
2. ÉCHOPPE (é-cho-p’), s. f. Pointe d’acier, àl'usage des graveurs, pour graver sur le cuivre, àl’eau-forte. Quand on voulait faire l’essai d’une massed’argent, on en tirait quelques grains parle moyend’un petit instrument nommé échoppe; on mettaitcelte petite quantité d’argent sur des charbons ar-dents, et on jugeait de son titre par sa couleur plusou moins blanche; cette méthode s’appelait fairel’essai à la rature ou à l'échoppe, Dict. des arts etmét. Amst. 4 767, essayeur. || Nom que les serru-riers donnent aux ciseaux qui servent à leurs gra-vures grossières.
— hist. xvi* s. Eschople, oudin.
— ÊTYM . Ane. franc, eschalprc, dans Diez, cou-teau à racler; espagn. escoplo; portug . escopro;du latin scalprum ■ ratissoiru ou trouve escopcl,
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au sens d’aiguillon à boeufs : xv* s. Icellui Andrieului rebouta le cop d’un escopel ou baston qu’ilavoit apporté en menant sesbœufz, du cange, es-coparius. Ce parait être une altération pour escor-pel ou escarpel; espagn. scarpelo; ital. scarpello;du latin scalpellum, diminutif de scalprum.
ÉCHOPPÉ, ÉE (é-cho-pé, pée), part, passé.
ÉCHOPPER (é-cho-pé), v. a. Travailler avecl’échoppe.
— hist. xv’ s. Le dit duc [de Bourgogne ], de sapersonne, se gouverna moult prudentement.... etfut enferré de deux lances de première venue, dontlui perça la selle.... et lui eschoppa de coté son har-nois, MONSTR. I, 267.
— ÊTYM . Échoppe 2 . Le sens d ’eschopper dansl’historique va fort bien avec le sens étymologique :instrument rie fer qui racle.
f ÉCHOPPIER, 1ÈRE (é-cho-pié, piè-r’), s. m.et f. Petit marchand, petite marchande établie dansune échoppe.
— hist. xtv* s. Jacobus dictus l’eschoppier, etJohanna dicta l’eschopiere, du cange, escoparius.|| xv* s. Une belle et gente demoiselle, femme d’uneschoppier, louis xi, Nouv. iv. ||xvi* Tous taver-niers, eschopiers et autres vendans denrées, Nouv.coust. génér. 1.1, p. 324.
ÉCIIOUAGE (é-chou-a-j*), s. m. Terme de marine.Situation d’un bâtiment dont la quille porte sur lefond de la mer. On fit à Ambleteuse l’épreuve de saproposition sur deux galères qu’on échoua, et ellessoutinrent l’échouage pendant quinze jours sansaucun inconvénient, fonten. Chazelles. || Plageunie sur la côte, où s’arrêtent, en touchant sansdanger, les navires de petite dimension. Dans laMéditerranée, les pécheurs de sardines viennent àl’échouage en rentrant de leur expédition, legoa-rant. || Action d’aller, de s’arrêter au lieu où estl’échottage.
— SYN. L’échouage est toujours volontaire et dif-fère en cela de l’écheuement, legoarant.
— étym. Échouer.
ÉCHOUÉ, ÉE(é-chou-é, ée), part.passé. || i" Qui,touchant le fond, ne peut plus flotter. Navire échoué.Baleine échouée. || Substantivement. Celui qui aéchoué, qui a fait naufrage. L’avis de celui-ci futd’abord trouvé bon Par les trois échoués aux bordsde l’Amérique , la font. Fabl . x, 4 6. || 2“ Fig. Quin’a pas réussi. Je le plains, je le tiens échoué,ce rigide censeur, il s’égare et il est hors de route;ce n’est pas ainsi que l’on prend vent et que l’onarrive au délicieux port de la fortune, la druy. xii.Un esprit frivole et léger n’est capable de rien, ettout ce qu’il entreprend ou le compte déjà pouréchoué, mass. Car. Inconsl.
ÉCHOUEâlENT (é-chou-man), s. m. Action d’unnavire qui touche un haut fond, un rocher, unécueil, etc. et s'arrête faute d’eau suffisante pour leretenir à flot. Le navire est souvent défuncé parl’échouement, leooarant. || Fig. L’échouement desdeux partis.
— hist. xvi* s. Eschouement, oudin.
— étym. Échouer.
ÉCHOUER (é-chou-é), v. n. || 1° Arriver à l’ê-chouement, toucher un haut fond (écueil ou sa-ble), de manière à ne pouvoir plus flotter; ce quiest toujours un accident. Le navire échoue sur unécueil. Nous échouâmes en vue du port. Une ba-leine a échoué sur nos côtes. || Fig. Soit que lelaurier nous couronne.... Soit que des simples (leursque la beauté moissonne, L’amour pare nos hum-bles fronts, Nous allons échouer tous au même ri-vage, lamart. Méd. il, 11. || Par une autre figure. Nepas réussir, en parlant des personnes. Fédéricéchoua Contre ce roc [oe cœur insensible] et lenez s’y cassa, la font. Faucon. Pierre vint échouercontre la voix d une simple femme, mas. Car. Mort.Si vous échappez d’un péril, vous venez bientôtéchouer à un autre, id. Prof.rel. serm. 4. Où l’une[nation] échoue une autre recommence, Dieu nousa dit : Peuples je vous attends, bérang. Quatreâges. || Il se dit aussi des choses. Nos résolutionsviennent échouer contre nos penchants, mass. Av.Conc. Voilà où viendront échouer les vaines réflexionsdes sages, id. Car. Avenir. La plupart des projetsde la cour de Perse échouaient pour l’ordinaire parsa lenteur dans l’exécution, rollin, Hist. auc.Œuvres, t. v, p. 464, dans lacurne. Il est destemps où tout l’effort humain Tombe sous la fortuneet se débat en vain, Où la prudence échoue, oùl’art nuit à soi-même, volt. Marianne, n, <• N' on in’appréhendez pas que ma fortune échoue À ce hon-teux écueil des succêsd’Annibul, saurin, Sparlac. i,