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balsamiques, pour le préserver de la putréfaction.Le moyen le plus habituel employé par les Égyp-tiens pour embaumer les corps était d’en saturerchaque partie avec de l’asphalte. || 3° Par exten-sion, remplir un corps mort d’une substance quel-conque propre à en assurer la conservation. Lessubstances les plus employées aujourd’hui pourembaumer sont le deutochlorure de mercure, unesolution d’acétate ou de chlorure d’alumine pousséepar les artères, ou de chlorure de zinc avec ad-dition d’hyposulfite de soude. || 4“ S’embaumer, v.re/2. Être imprégné d’une bonne odeur. L’apparte-ment s’embauma du bouquet qu’on avait apporté.|| Être préservé de la putréfaction. Certains corpsne s’embaument pas facilement.
— HIST. xit* s. Les douze pairs [ils] firent bienenbasmer, llonc. p. <76. || xiii* s. Li cors le roi fuembaumés et fu portés à Roem en Normandie ,Chrnn. de Retins, p. <7. lit sachiez que, sitostcomme les messages ouvrirent leur escrins là où ceschoses estoient, il sembloit que toute la chambrefust embausmée, si souef fleroit [tant cela sentaitbon], joinv. 260 . Qui autrui vuet blasmer, il doitestre sans blasme, Et qui vuet [veut] embasmer, ildoit avoir du basme, J. de meung, Test. 694. || xv* s.Je vueil que.... vous prenez le coeur do mon corps,et le faytes bien embaumer, froiss. i, i, 47.|| xvi* s. Devant l’autel, des cyprès singuliers Je visfleurir soubz odeur embasmée, marot, i, 175.J’embaumai le corps mort dudit seigneur de Mar tigues , paré, Introd. 27. Ange divin, qui mes playesembame, Pour soulager les peines de mon ame,rons. 17. Qui put le plus, le plus s’embome, lerouxde lincy, l’rov. t. ii, p. <04.
— ÉTYM . En <,et baume; provenç. enbasmar, em-baymar; espagn. embalsamar; ital. imbalsamare .
j EMBAUMEUR (an-bô-meur), s. m. Celui qui em-baume les cadavres.
fEMBECQUER (an-bè-ké), V. a. Terme d’oisel-lerie. Donner la becquée à un petit oiseau. || Termedépêché. Attacher l'appât à la pointe d’un hameçon.
— hist. xvi* s. L’oiseau gazouille, selon qu’il estembecqué, cotgrave.
•[ F.MBECQUETEll (an-bè-ke-té), V. n. Terme demarine. S'avancer en dedans d’un des caps de l’en-trée d’un détroit, d’un canal, d’un bras de mer.
EMBÉGUINÉ, ÉE (an-bé-ghi-né, née), p art.passé.|| 1* Oui porte un béguin. Elles craignaient qu’unrefus obstiné Ne les brouillât avec nos sœurs deNantes : Ainsi jugea l’Etat embéguiné, gress. Fert-Vert, ch. n. || 3' Entiché, prévenu. Est-il possibleque vous serez toujours embéguiné de vos apothi-caires et de vos médecins? mol. Mal. im. tu, a.
EM BÉGUIN F.R (an-bé-ghi-né), V. a. || 1“ Coifferd’un béguin; envelopper la tête de linge. Oui vousa si plaisamment embéguiné? || 2“ Fig. Infatuer,entêter. Ceux qui se laissent facilement embéguinerdes opinions, g. naudé, Apologie, p. 472. || 3°S’em-béguiner, u. réfléchi. Se couvrir d’un béguin. || Fig.S’infatuer. Ce beau monsieur le comte dont vousvous êtes embéguiné, mol. Bourg, gent. ni, 3. Pourque des successeurs de Scipion s’embéguinassentd’un pareil conte, volt. Philos, m, <92.
— HIST. xvi* s. S’estant noué la gorge et embé-guiné comme auparavant, desper. Contes, ex. Us seront tenus de se laisser coiffer, embeguiner, en-cheveslrer, et mener à l’appetit de MM. les cathe-drans, Sat. Ilén. p. 76.
t EMBELLIÎ (an-bè-1’), s. f. Terme de marine.Nom de la partie d’un vaisseau qui est compriseentre la herpe d’un grand màt et celle de l’avant.
EMBELLI, IE (an-bè-li, lie), part, passé d’em-bellir. Qui est devenu beau ou plus beau. Elle estfort embellie depuis que je ne l'ai vue. Un paysageembelli par un ruissedU qui serpente. || Fig. Uneretraite embellie par Iss arts et par l’amitié. Votreâme embellie de justice est devenue la demeure duSaint-Esprit, mass. Car. Rech.
EMBELLIE (an-bè lie), s. f. Terme de marine.Amélioration du temps, devenant beau pour un mo-ment, après une bourrasque, un grain violent ou uncoup de vent obstiné.
EMBELLIR (an-bê-lir), v. a. || 1* Rendre beau, ouplus beau. Des monuments embellissent la ville. Ila beaucoup embelli son habitation. Le cygne platt àtous les yeux; il décore, embellit tous les lieuxqu’il fréquente, BUFrON, Cygne . || Absolument. Laparure embellit. Le poêle lui donne ici l’épithète debeau, quoique la tristesse n’embellisse pas, bern.
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de St-Pierre, llarm. vu, De l’amitié. || 2* Fig.Orner, répandre des agréments sur. Seigneur .embel-lissez ce grand nom de vainqueur Du nom plus glo-rieux de pacificateur, volt. Brut, m, 7. Viens em-bellir cette âme esclave de la tienne, id. Scythes, iii,2. Une amitié sincère embellissait nos jours, ray-nouard, Etats de Blois , n, 5. || Embellir une his-toire, un récit, y ajouter des traits qui ne sont pasvrais pour la rendre plus piquante ou pour la fairevaloir. N’y ajoutez-vous rien, n’embellissez-vous pasvotre histoire? mass. Car. llédis. || 3“ V. n. Devenirbeau ou plus beau. Cette enfant embellit tous lesjours. La phrase de croître et d’embellir semblaitn’avoir été faite que pour elle, hamilt. Cramm. i.|| Familièrement et ironiquement. Ne faire quecroître et embellir, se dit de défauts, d’habitudes,de passions qui vont toujours augmentant. Sa sottisetous les jours ne fait que croître et embellir, mol.Comtesse, l. Ses soupçons ne firent que croître etembellir, hamilt. Cramm. 8. || 4“ S’embellir, v.ré fl. Devenir beau. On s’embellit encore en voyantce qu’on aime, lachaussée, Mélanide, iv, i. CeMore l’adorait; son front victorieux Sut à forced’exploits s’embellir à ses yeux, ducis, Othel. i, 7.|| Fig. Dans le bonheur, tout s’embellit à nos yeux,Dict. de l’Académie .
— ItEM. Embellir, v. n. se conjugue avec l’auxi-liaire atîoi'r, quand on veut exprimer l’action : il aembelli depuis quelque temps; avec l’auxiliaireêtre, quand on veut marquer l’état: comme cettefemme est embellie !
— IllST. xin* s. Li solaus se torne al serain, Ets’enbielist et soir et main, Partonopeus, v. l'J. Etjà soit ce ke li cavel [cheveux] ne soient membre, àparler soutilment, mais soient por le cors enbielir....alebrant, f° 33. Se il li plaist qu’il i voelle estre[écuyer], Miex m’en embelira son estre, Bl. etJeh.
v, <99. La seignurie, De reims [rameaux], de
flurs e fruit garnie, De foille e verdure enbelie,Édouard le conf. v. 3808. || xv* s. Il [le roi an glais ] regarda et imagina que sa guerre du roi deFrance en serait embellie [par l’hommage du ducde Bretagne ], et qu’il ne pouvoit avoir plus belle en-trée au royaume, ni plus profitable que par Breta gne , froiss. i, i, < 62 . || xvi* s. Les peinctures dequoy la poésie a embelli l’aage doré, mont, i, 235.Les femmes, au veu et au sceu d’un chascun, s’em-bellissent d’une beauté faulse et empruntée, id. ii,281.
— ÉTYM . En <, et beau, bel; provenç. embellir,embellesir.
f EMBELLISSANT, ANTE (am-bè-li-san, san-t’),adj. Qui embellit. Il verse de ces larmes auxquellesle sensible Virgile a donné ailleurs l’épithète de dé-corai, d’embellissantes, parce que la vertu les faitrépandre, bern. de st-p. llarm. vu, De l’amitié.
EMBELLISSEMENT (an-bè-li-se-man ), s. m.|| 1“ Action d’embellir, d’orner quelque chose.L’embellissement d’une ville. Ils [les cosaques] ajou-taient que c’était un larcin fait à son pays [allermourir en terre étrangère]; que, vif, on se devaità sa culture, à sa défense, à son embellissement;que, mort, on lui devait son corps qu’on tenait delui, qu’il avait nourri, et dont à son tour on devaitle nourrir, sêgur, Hist. de Napol. vhi, < 0 . [| Lachose même qui embellit. Faire de nouveaux embel-lissements à sa demeure. || 2° Ornement. Les embel-lissements d’un discours. || Action d’ajouter à unehistoire, à un récit des traits qui ne sont pas vrais.
— HIST. xvi* s. Il [Plutarque ] est si universel etsi plein qu’à toutes occasions, et quelque subjectextravagant que vous ayez prins, il s’ingère à vos-tre besongne, et vous tend une main liberale et in-espuisable de richesses et d’embellissements, mont.
III, 355.
f EMBELLISSEUR (an-bè-li-seur), s. m. Néolo-gisme. Celui qui embellit.
f EMBÉRIZE (an-bé-ri-z’), î. f. Nom moderne dugenre bruant.
— ÉTYM . Schelerle tire de l’allemand EmmerilEmberitt, Embriti, dérivé lui-même de Animer,qui signifie aussi embérize.
t EMBERLIFICOTER (an-bèr-li-fi-ko-té) , u. a.Terme populaire. Embarrasser, au propre et au fig.|| S’emberlificoter, v. réfl. Il s’est emberlificoté dansune corde, dans ses explications.
EMBERLUCOQUÉ, ÉE (an-bèr-lu-knké, kêe),par(.
passé. Emberlucoqué de la croyance à la sorcellerie.
EM IIE R I.UCOQUE U (S’) (an-bèr-lu-ko-ké), t). réfl.Terme familier. S’entêter d’une idée, s’attacheraveuglément à une opinion.
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— REM. Hauteroche a dit embrelicoquer : A quoibon s’aller embrelicoquer l’esprit de ces bâtards denoms? Crispin médecin, m, 2 , Une autre variantede ce mot est emberloquer : Elle regardait avec éba-hissement ce nigaud, dont elle regrettait de s’êtreemberloquée, chateaub. dans le Dict. de poitevin.
— HIST. xvi* s. N’emburelucocquez jamais vos es-peritz de ces vaines pensées, rab. t. i, p. 35, danslacurne.
— ÉTYM . Origine inconnue, àmoinsqu’onn’yvoieun mot de fantaisie, fait sur le thème embrouiller,ou, si l’on veut, en, et berlue ou berlu (hurluberlu),et coquer, représentant coque, capuchon : s’enca-puchonner de berlue, voir des choses qui ne sontpas.
EMHESOGNÉ, ÉE (an-be-zo-gné, gnée), adj.Terme familier. Qui est fort occupé à quelque be-sogne. Vous voilà bien embesogné. Pallas même yprit la cognée Pour faire de l’embesognée, scar-ron, Virg. travesti, dans le roux, Dict. comique.
— HIST. xii* s. Carde ferir sui trop enbesogniez,Donc. p. 60 . || xiii* s. Il parait bien à son atourQu’ele iere [était] poi embesoignie, Quant ele s’ierebien pignie Et bien parée et atornée, la Rose, v. 696.Ou quant il est embesogniés des besongnes son sei-gneur ou des besongnes au soverain, beaum. xxi, 4.|| xv* s. Et l’embesogna [prit à son service le che-valier Jean Haccoude] pape Urbain, tant qu’il ves-qui, contre les seigneurs de Milan , froiss. ii, ii,5i. || xvi* s. L’estude et la contemplation embeson-gnent aulcunement nostre ame à part du corps,mont. I, 68. Ceux là s'embesongnoient aprez lesparoles; ceulx cy aprez les choses, id. i, < 62 . Jesuis despit de quoy nostre vie s’embesongne touteà cela [à apprendre à parler], id. i, <93. Tout cha-cun s’embesoigna aux barricades [se mit à les faire],c.arl. v, <6.
f EMBÊTANT, ANTE (an-bê-tan, tan-t’), adj.Terme très-trivial. Qui embête. 11 est embêtant.Cela est embêtant.
f EMBÊTEMENT (an-bê-te-man), s. m. Termetrès-trivial. Action d’embêter. || Chose qui ennuie,contrariété.
f EMBÊTER (an-bê-té), v. a. Terme très-trivial.Rendre stupide; aveugler. || Ennuyer. || S’embêter,«. réfl. S’ennuyer, avoir de l’ennui.
f EMBEURRER (an-beu-ré), t). a. Garnir d’unecouche de beurre.
— hist. xvi* s. Je aime aussi chier embeurrermon pain que de l’emmieller, palsgr. p. 739.
f EMBICIIETAGE (an-bi-che ta-j’), s. m. Dis-tance entre le centre de la petite platine de la caged’une montre et le centre de la grande platine. Ontrouve aussi embistage.
— ÉTYM , Y a-t-il dans ce mot le mot bichel, me-sure de capacité ? Y a-t-on assimilé la distance desdeux platines ?
f EMBLAISON (an-blè-zon), s. f. Terme rural.Saison des semailles.
— ÉTYM . Emblaver. C’est une contraction d’em-blavaison.
f EMBLAVAGE (an-bla-va-j’), s. m. Action d’em-blaver.
EMBLAVÉ, ÉE (an-bla-vé, vée), part, passé.Terres emblavées.
EMBLAVER (an-bla-vé), v. a. Terme d’agricul-ture. Ensemencer une terre en blé. || On le dit aussid’autres productions. Emblaver un champ en pom-mes de terre ou de pommes de terre. Les prévisionsne furent que trop justifiées; car, cette année-là,pour une même quantité de surfaces emblavées [debetteraves], la production du sucre se trouva di-minuée de 20 millions de kilogrammes, payen, Pro-duct. agric. Revue des Deux-Mondes , <6 fév. < 862 ,p. 98<.
— HIST. xiii* s. Se ne fusson si emblaé [empê-chés], Jà vous etlsson effraé, lien. 58<i. || xv* s.Ors est [maintenant il est] sales et deslavez, Et depou de chose emblavez [fourni], eust. desgh. Poé-sies mss. f* 564, dans lacurne. || xvi* s. Si aucunesoyes sont trouvées ez prez ou en vignes, en quelquetemps que ce soit, ou en terres embladées ou se-mées, la tiiaumassière, Coût, de Berry, p. 366,dans LACURNE.
— ÉTYM . En <, et blé (voy. blé); norm. emblayer;Berry, emblader, embletiver; wallon , èblaver, em-pêcher; rouchi, emblaver, semer la terre et em-pêcher le passage; ital. imbadiare; bas-lat. imblo-dare. Emblaver a signifié au propre mettre eu blé,