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Tome deuxième. D - H.
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ESIBOUQUER (an-bou-), v. n. Terme de ma-rine. Entrer dans un canal ou dans un détroit,particulièrement en parlant de lentrée des Antilles .

Il Activement. Nous Tûmes obligés de courir des bor-dées pour embouquer le canal, chateaub. îtin. il, 3.

ÊTYM . En t, et bouque pour bouche, ouverture.EMBOURBÉ, ÉE (an-bour-, bée), part, passé.

Enfoncé dans la bourbe. Je me sentis plus tôt aumortier embourbé, Régnier, Sat. xi. Le phaétondune voiture à foin Vit son char embourbé, lafont. Fabl . vi, 18. A chaque instant, une voiturerenversée, une roue engravée, un seul cheval em-bourbé, un trait rompu arrêtait tout, séqur, llist.ae IVnpoî. vi, ?. || Jurer comme un charretier em-bourbé, jurer beaucoup, avec emportement. || Fig.Embarrassé dans quelque affaire dont on ne peut jsortir. Vous voilà cependant fortement embourbé,tu. corn. D m Berlr. de Cigoral. V , ta. || Cest la di- ihgence embourbée, cest une diligence embourbée,se dit ou dun service qui se fait mal, ou dunePersonne qui ne sait venir à bout de rien, qui na-vance pas.

t EMBOURBEMENT (an-bour-be-man), s. m.Laction dembourber; létat de ce qui est em-bourbé.

BIST, xvi* s. Embourbement, cotgrave.

~ ÉTYM , Embourber.

Embourber (an-bour-), t). a. || 1" Engageruans un bourbier. Je fus mené par un postillonsourd et muet qui membourba de nuit auprès duQuesnoy , st-simon, 14, i53. || Fig. Embourberdans une mauvaise affaire, ly engager.11,2" S'embourber, v. fl. Senfoncer dans un bonr- :le î' charretier sest embourbé. A peine du limonou * e vice m'engage, Jarrache un pied timide etsors en magitant, Que lautre my reporte et sem-nourbe à linstant, boil. Ép. ni. Je ne veux passalir mes pieds dans les chemins sembourbe enFnarchant le troupeau des humains, lamart. Jocel. i,

* Il Fig. Se perdre en des explications, en descontradictions. Il ny a que quinze jours que je suisvalet.... je membourbe de plus en plus, picard,"rov. à Paris , iv, 20 .

BIST, xvi* s. Pendant la pluie nest possiblemger [planter] commodément les arbres, à leurcutne la terre s'embourbant à lentour des racines,

ce serres, 645. Cest injustice et inhumanité desecourir et redresser celui qui nen a que faire etqui en vault moins ; jaime à les laisser embourberet empestrer encore plus quils ne font, et si avant,

s >1 est possible, quenfin ils se recognoissent, mont.IV, 66.

~~ Êtym. En i, et bourbe.

T EMBOURBER (an-bour-), o. o. Ancien termede marine. Soutenir avec des accores un bâtimentéchoué.

êtym. En 4, et bourde, dans le sens de perche,

pieu.

t EMBOURDIGUE (an-bour-di-gh), *. f. Termede pèche. Se dit de certains goulets qui séparent lesdifférentes chambres des bourdigues.

T EMBOURRAGE (an-bou-ra-j), t. m. Actiond embourrer,

~ êtym. Embourrer.

EMBOURRÉ, ÉE (an-bou-, rée), part, passé.Larni de bourre. Un fauteuil embourré. On dit plussouvent rembourré.

T EMBOURREMENT (an-bou-re-man), s. m. Ac-t'on dembourrer; résultat de cette action.hist. xvi* s. Embourrement, cotgrave.

®tym. Embourrer.

EMBOURRER (an-bou-), v. a. Garnir de bourre.i, n dit plus souvent rembourrer. || Cacher, à laide" u n mélange de terre et de chaux, un défaut dansun o poterie.

"BIST. XVI" s. Et à lendroit de la dite oreille,se ra embourré de cotton ou drap, pour cacher lev, ce.... paré, VIII, 29 . Et seront les dits corcelets silen appropriés et embourrés, quils ne blesserontaucunement, id. xvu, 8.

~~ êtym. En t, et bourre.

T EMBOURRURE (an-bou-ru-r), t. f. Terme detapissier. Ce qui sert à embourrer. Lembourrurea Une chaise. || Grosse toile qui couvre la matièrent le tapissier embourré certains meubles.

BIST, xvi" s. Ceulx qui ont le corps grade legrossissent dembourrures, mont, i, <70.

~ Etym . Embourrer.

EM BOURSE, ÉE (an-bour-, sée), part, passé.'s dans la bourse. De largent emboursé.tin' ®^*®OURSEMENT (an-bour-se-man), s. m. Ac-Ç^dembourser; résultat de cette action.

Êt'YM Et/iho urser.

KM B

EMBOUltSI'.Il (an-bour-), 0 . a. Mettre en bourse;recevoir de largent. Nos héros de finance Embour-sent largent de la France , volt. Épit. xix. || Fig.

Embourser des coups de bâton, en recevoir.Et si

dans la province II se donnait en tout vingt coupsde nerf de bœuf, Mon père pour sa part en em-boursait dix-neuf, rac. Plaid. 1 , 6.

HIST. xiii" s. Tex cuide [tel croit] gaaignierquipert, Et autre enborse le gaain, Ren. 20865. Cilenortent [exhortent] le mal à fere, Qui bien en se-vent lor prou trere [tirer leur avantage], Et enbor-sent autrui avoir, ib. 40974. ||xvi" s. Sien tout leterritoire nesloient que trente coups de bastons àguaignier, il en emboursoit tousjours vingt huictet demy, rabel. Panl. îv, 4 6.

êtym. En t, et bourse.

f EMBOUSER (an-bou-), u. a. Garnir de bouse.

HIST. xiii" s. Et si ort et si embousé, J. demeung, Tr. 343. || xvi" s. Le lescher se prévient avecfieDte de bœuf, de laquelle le bœuf est frotté partous les lieux de son corps il peut atteindre avecla langue; car, ainsi embouzé, lamertume quil ytreuve le garde de se lescher, 0 . de serres, 297. Sabarbe est presque toute embousée, rab. Garg. 1 , 2 .

êtym. En 4, et bouse.

t EMBOUT (an-bou), s. m. Garniture de fer oude cuivre quon met au bout dune canne, dun pa-rapluie.

êtym. En t, et bout.

f EMBOUTÉ, ÉE (an-bou-, tée), pari, passé.Garni dun embout.Une canne mal emboutée. || Termede blason. Pièce emboutée, pièce qui se termine parune virole dargent. Instrument emboulé, instru-ment qui a l'extrémité dun autre émail que le corps.

f EMBOUTEILLER (an-bou--llé, U mouillées),v. a. Mettre en bouteilles. Embouteiller delà bière,de lencre.

êtym. En 1, et bouteille.

f EMBOUTER (au-bou), v. a. Mettre un em-bout. Embouter un parapluie.

EMBOUTI, IE (an-bou-ti, tie), part, passé dem-boutir. Une pièce de métal emboutie.

f EMBOUT1QUEMENT (an-bou-ti-ke-man). Ac-tion demboutiquer.

hist. xv* s. Et pour tenir ordre au faict desditsemboctiquements et fournissements desdits grenierset chambres à sel, lesdits saliniers salinans et mar-chands fournisseurs qui auront chargé, seront te-nus de faire porter, charrier et mesurer le sel quisera mis es dites nouvelles boutiques, Ordonnance,8 janv. 4497.

f EMBOUTIQUER (an-bou-ti-), v. a. Terme delancien monopole du sel. Mettre en boutique. Etseront tenus les dits propriétaires demlioutiquerleurs sels nouveaux quatre jours après quils aurontété levés, Bail Gautier, 6 mars 4660.

HIST. xv" s. Les saliniers salinans qui mettrontleurs sels dedans les greniers à sel, les vendront partour de papier, cest assavoir, qui premièrementemboutiquera, premièrement vendra, Ordonnance,8 nov. 4 498.

ÊTYM . En 4, et boutique.

EMBOUTIR (an-bou-tir), v. a. || 1" Travailler uneplaque du métal au marteau et sur une enclume, demanière à la rendre concave dun côté et convexede lautre, comme une bassine, une casserole, etc.|| Former et travailler largent sur une petite ma-chine quon appelle étampe. || 2 Terme darchitec-ture. Former des ornements en tôle, au marteau etau repoussoir. || Revêtir dune garniture métalliqueune corniche, une moulure, etc. pour la ga-rantir.

HIST. xvi" s. Il faut quà lendroit quelles tou-cheront lesdites carnosités, elles [les chandelles,bougies chirurgicales] soient formées et emboutiesde la composition qui sen suit, paré, xvi, 27 .

ÊTYM . Embout.

f EMBOUTISSAGE (an-bou-ti-sa-j), s. m. Actiondemboutir; son résultat. Emboutissage bien exécuté.

ÊTYM . Emboutir.

t EMBOUTISSEUR (an-bou-ti-seur), *. m. Ou-vrier qui emboutit.

ÊTYM . Emboutir.

f EMBOUTISSOIU (an-bou-ti-soir), s. m. Grandemachine au moyen de laquelle on donne à des pla-ques de fer unies les formes nécessaires pour enfaire divers ustensiles, telsquo tasses, marmites, etc.legoarant.

êtym. Emboutir.

EMBRANCHEMENT (an-bran-che-man) , s. m .|| 1° Division du tronc dun arbre, subdivisée ordi-nairement elle-même en rameaux. || 2 Jonction dedeux ou plusieurs routes. || Chemin partant de la

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route principale et moins important. || Voie de ferqui se relie à une ligne principale. || Terme de géo-graphie. Chaîne secondaire de montagnes ou dehauteurs qui se détache de la chaîne principale.|| 3° Ramification de tuyaux dans une distribuliond'eau, de gaz, etc. || 4" Terme de charpenterie.Pièce qui fait partie de la charpente dun toit. || Piècede charpente posée de niveau danslenrayure dun pa-villon. [| 5" Fig. Division principale dune scienceLes embranchements de la physique. || Grande di-vision établie dans lun des règnes de la nature.Le règne animal se divise en quatre embranche-ments, qui sont : les vertébrés, les mollusques,les articulés, les radiés.

ÊTYM . Embrancher.

t EMBRANCHER, v. a. Réunir des tuyaux, deschemins. On a embranché une voie de fer à la ligneprincipale. || Sembrancher, 0 . ré/l. Être embran-ché, former embranchement. Cest ici que les deuxroutes sembranchent. Le chemin de fer de Ver­ sailles sembranche sur celui de Saint-Germain.

HIST. xiv" s. Les plus hault embranchés degloire [ceux dont la gloire est comme un arbro àhautes branches], g. chastelain, Chron. du ducPhilippe, proesme.

ETYM . En t, et branche.

f EMBRAQUER (an-bra-), v. a. Terme de ma-rine. Itoidir. Embraquer une manœuvre. || Fig.dans le même langage. Finir, achever, en parlantd'un travail quelconque.

ÊTYM . En 4, et braqwr.

EMBRASÉ, ÉE (an-brà-, zée), part, passé.|| i" Mis en feu. Un tison embrasé. Des charbonsembrasés. Les Turcs entouraient cette maison touteembrasée, volt. Charles XI1, 6. Je vois ces murssanglants, ces portes embrasées, id. Métope, 1 , t.|| Fig. Et des mêmes ardeurs dont il fut embrasé,corn. Cinna, iv, 6. Et dun indigne amour lâche-ment embrasé, id. Nicom. v, 4. Quoi 1 venir, em-brasé dune aveugle furie, Verser le sang des siens,ruiner sa patrie! rotr. Antig. iv, 4. Toujours deson amour votre âme est embrasée, rac. Phèd. 11,5. || 11 se dit aussi quelquefois du courroux, de lapassion, etc. Il est vrai que des dieux le courrouxembrasé Pour nous faire périr semble sêtre épuisé,rac. Théb. v, 3. || Racine le fils, dans ses Remarques,blâme cet emploi ; mais, figurément, un courroux,une passion peut être comparée à un tison. On entrouvera un exemple à lhistorique : mautalent [co-lère] embrasez. || 2 Extrêmement chaud. Une at-mosphère embrasée. Sous ce ciel embrasé jai suivivotre frère, ducis, Ahu/l 1, 5. ||Fig. Jai perdu temps,Seigneur, et cette âme embrasée Met trop de diffé-rence entre Æmon et Thésée , corn. (JF.d. 1, 4. Si moncourage est haut, mon cœur est embrasé, id. Cid, 1 ,4. Et pour dire à quel point mon cœur est embrasé,rotr. Vencesl. iv, 6. Le langage du cœur est toujoursfervent et embrasé, mass. Carême, Prière 2. || 3° Livréau feu desdiscordes, des guerres. Toute la France étaitembrasée de guerres civiles, boss. Var . xn, § 24 .

4. EMBRASEMENT (an-brâ-ze-man), s. m.|| 1" Laction dembraser ; le résultat de cette action.Leurs yeux [des dragons] sont tout de flamme, etleur brûlante haleine Dun long embrasement couvretoute la plaine, corn. Tois. d'or, 1 , 4. Un roi qui,non content deffrayer les mortels, A des embrase-ments ne borne point sa gloire, rac. Iphig. ni, 4.Quun incendie ne se terminait jamais quà lem-brasement de quelques maisons, au lieu quun res-sentiment.... fén. Philosophes, liêraclite. 11 jettele baril à lendroit le feu était le plus violent....il se trouve que ce baril était rempli deau-de-vie....lembrasement redoubla avec plus de rage, volt.Charles XII , 6. On trouve, dans les mémoires do4 757 , les détails de l'embrasement spontané degrosses toiles imbibées dhuile et fortement serrées,Condorcet, Duhamel .Et chantait sur un luth lem-brasement de Troie, legouvé, Épich. et Nèr. 1 , 4.|| Fig. Si vous pouviez voir quel embrasement ceshuit jours ont allumé dans mon âme, 3 . 3 . rouss.llil. 1 , 3, || 2° Désordres, troubles en un pays. Unverset échappé peut causer un embrasement géné-ral, boss. Lelt. 266 . Il arrêta cet embrasementnaissant, flêchier, Commendon, liv. m, 19, dansriciielf.t. Un coup de canon en Amérique peut être lesignal de lembrasement de lEurope , volt. Mœurs,4 50. Et des embrasements dune guerre immortelleÉtouffer sous vos pas la première étincelle, id. Ma-homet. 1 , 4.

HIST. xii" s. Nostre esperance et nostre cha-riteiz etiflamineie par tanz embrasemenz, st bkrn.563. || xni" s. Pire est cist maux [ce mal, lamour]que fievre ague; Na pas retor quant on en sue; Ains

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