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EME
ÉME 13'i3
~ 'îtym. ’EiiSp'joulxàs, de ïgêpuov, embryon,et eXxtiv, tirer.
t EMBRYULCIE (an-bri-ul-sie), s. f. Terme dechirurgie. Opération pratiquée avec l’embryulce.ETTM. Voy. EMBRYULCE.
t KMBRYÜLE (an-bri s.m. Premiers ru-diments de l’embryon.
Il (an-bu, bue), part, passé d’emboire.
Il Dont les couleurs sont devenues ternes et con-”’ ses - Tableau embu. || 2° S. m. Terme de peinture.Nom donné aux taches, aux tons ternes qui sevoient dans un tableau embu. || Terme de marine,bde toile à voile a de l’embu quand on Ta faitboire, c’est-à-dire quand on Ta cousue lâche à sa
ralingue.
EMBÛCHE (an-bû-ch’), s. f. Sorte de guet-apenstjde Ton dispose pour prendre ou tuer quelqu’un.Dresser des embûches, une embûche à quelqu’un.Elle-même leur dresse une embûche au passage,dORN. Rodog. i , 6. De qui se rend trop tôt ondoit craindre une embûche, id. tb. iv, B. Va-t'enfaire venir ceux que je viens de dire, Pour les^d l J, re en embûche aux lieux que je désire, mol.l'uch. m, 6. Quand j’y devrais trouver cent embû-°hes mortelles, id. Dépit , v. 2 . Peut-être que lesornants de Pénélope le feront tomber dans les embû-°hes qu’ils me préparaient, fén. Tel. xxiv. || Parexten-S1 °ti, toute espèce de piège. Nous verrons dès ce soirsur t|i e criminelle Si ce présent nous cache une em-bûche mortelle, corn. Rédée, iv, 4. Ils tomberonttoujours dans vos embûches, pasc. Prov. <7.
~RF.m. L’embûche étant proprement une embus-cade, une manière de se cacher pour attaquer àimproviste, en surprise et à son avantage, et nonPas un piège, il est clair que tendre ne va pas_avecombûche. Mais, dans ces extensions de sens etd emploi, c’est l’usage qui décide et non le raison-bement; et Ton dit : tendre, dresser une embûche.
~ hist. xiv* s. Que il se meist en embûche re-Postement avec assez pou de gens, bercheure,
31 , verso. Il yssit de son embusche et courit sus& us anemis, id. tb. ||xv* s. Toutesfois qu’ils chevau-ohoient, ils estoient en grant péril pour les embus-hos que on mettoit sur eux, froiss. i, i, 2||. Etmessire Jehan manda ses gens qui estoient en em-busque, fenin, 1420. Ils se devisoient commentcelle leur joie non pareille continuer sûrementPourroient, sans que Tembuscbe [le secret] de leurdangereuse entreprise fut découvert au mari,bonis xi, Nouv. 13. Le peti» Saintré n’osoit des-oouvrir l’embusche [cachette] de ses cent soixanteC sc,| z, J- de Saintré, p. <43, dans lacurne. || xvi* s.Le monde est après pour me troubler, mon corpsffie greve, le diable est aux embusches pour mesu rprendre, calv. Instit. 694. Romulus leur dressaombusche sur le chemin, amyot, Rom. 37. Avoir*œd au guet, l’oreille aux escoutes, pour descou-rir ' es embusches, mont, iv, 386.
~~ ÊTYM. Voy. EMBUSQUER.
t EMBÛCIIEMENT (an-bû-che-man), s. m. Terme“eaux et forêts. Aciion de commencer la coupe d’un
T i.EmbCcheu (an-bû-ché), v. a. Terme d’eaux•orêts. Commencer la coupe d’un bois.
T~ ETVM. En t, et bûche.
T 2. EmbCcher (an-bû-ché), v. a. || Terme deenerie. Embûcher la bête, la faire rentrer dans le? ls > ^ ans son buisson, dans son gîte. || S’embû-ber, t). r éfl La j, ête s ’ em bûche, quand, pour-Ul vie, elle entre dans le bois.
ÊTYM . Le même que embusquer, qui, propre-obt, signifie mettre dans un bois.
, T 3 - EMBÛCHER (an-bû-ché), v. a. Mettre en em-bùch ’ ^ s ’ em bûcher, t». ré/l. Se mettre en em-
ÊTYM. Embûche. On dit aujourd’hui plutôt cm-? u s, JUcr, forme italienne qui a détrôné l’ancienneur me française embuscher (voy. l’historique d’EM-
SU SQt!ER).
Embuscade (an-bu-ska-d’), s. f. Il i" Lieu ca-où Ton attend les ennemis pour les attaquer àimproviste et à son avantage. Dresser, préparernne embuscade. Donner, tomber dans une embus-ra t ' t * ue n ' a P u i ama ' s combat, siège, embus-bade, corn. Cid, il, 9. Une embuscade est plus sûred ns U P terrain plat et uni, mais fourré, que dansf bois, parce qu'on s’en défie moins, rollin,
. *• “ic. Œuvres, 1. 1 , p. 4to, dans pougens. ïdu ne t C6t ° rficier [d’Assas ] a-t-il fait quelques pas,J 6 des grenadiers ennemis en embuscade l’envi-on uent et le saisissent à peu de distance do son
régiment, volt. Louis XV , 33. || Par extension, semettre, se tenir en embuscade, se cacher, se pos-ter, guetter quelqu’un au passage. || Fig. Elle semettait en embuscade pour surprendre les cœurs,hamilt. Gramm. 7. || 2 ° La troupe même qui est enembuscade. Le sergent Laplace posta son embus-cade, hamilt. Gramm. 3.
— BIST. xvT s.Qu’il devoit estre en quelque
imboscade pour l’attraper au passaige, carloix,viii, 36.
— ÊTYM . Ital. imboscata, d'imboscare (voy. em-busquer). Avant d’avoir reçu cette forme italienne,on disait embuschement : Quand les autres compa-gnons qui estoient embuschés assez près de là ouï-rent le cor, ils saillirent hors de Tembuschement,FROISS. I, I, 131.
EMBUSQUÉ, ÉE (an-bu-ské, skée), part, passé.Placé en embuscade. On frémit en voyant la timidegazelle descendre au rivage où le tigre est em-busqué, P. L. COUR. Lelt. Il, 319.
EMBUSQUER (an-bu-ské), v. a. |j 1” Mettre en em-buscade. Il embusqua une troupe déterminée. Quoi Inous conduisons au gibet un malheureux que l’indi-gence embusque sur un grand chemin.... et Tonfera grâce à un brigand infiniment plus dangereux,raynal, Hist. phil. xviii, 44. || 2“ S’embusquer,v. réfléchi. Se mettre en embuscade. Le cerf estdoux, tranquille; il ne s’embusque point dans l’é-paisseur des forêts pour y commettre un crime,saint-foix, Ess. Paris , Œuvres, t. iv, p. 2*4, danspougens. Au delà de ce lac, vos surveillants fidèlesOnt cru voir s’embusquer plusieurs de ces rebelles,lemierre, G. Tell, iv, 7. || Par extension, se cacherpour attendre quelqu’un au passage. Embusquons-nous derrière l’angle de la maison.
— hist. xii* s. Sur une ewe, pur aguait dessuensenbuschad, Rois, p. 63. || xm*s. Sous une cloies’est muciés, Et s’est tapis et embuissiés, Lai de Ré-lion. Lors s’embuissent en la foriest, Iten. t. iv,p. 365. || xv* s. Us envoyèrent les autres compa-gnons embuscher en une vague abbaye et gastée,froiss. i, i, 43i. || xvi* s. Trop me desplaist veoirtrahison cachée Et embuschée aux cuers de si haulxroys, Qui font la loy et puis rompent ses droiclz,j. marot, p. 242, dans lacurne. Les Parthes , dit-il,sont embuschés au pied de ces montagnes-là, amyot,An t. 60 .
-» ÊTYM . En l, et le radical bosc (voy. bois); pro-venç. et espagn. emboscar; portug . embuscar; ital.imboscar. Les formes espagnoles et italiennes ontsans doute déterminé au xvi* siècle l’abandon del’ancienne forme française embuscher, qui cepen-dant a pu être en picard embusquer, et par là seconfondre avec les formes italienne et espagnole.
f EMBUT (an-bu), s. m. Entonnoir. || Vieux.
— hist. xiv* s. Embut, du cangb, embutum.|| xvi* s. On ne faisoit que luy entonner vin engorge avec un embut, rab. t. h, p. 232, dansLACURNE.
— êtym. Catal. embut; espagn. embudo; ital.imbulo; du latin in, en, et butis, tonneau (voy.botte) .
f ÉMENDATEUR (é-man-da-teur), s. m. Celui quicorrige un texte.
— HIST. xvP s. Emendateur, cotgrave.
— ÊTYM . Provenç. esmendador; espagn. emen-dador; ital. emendatore; du latin emendatorem, deemendare, émender.
f ÉMENDATIF, IVE (é-man-da-tif, ti-v’), adj.Qui émende, réforme. Châtiments qui sont de deuxsortes : châtiments correctifs et émendatifs s’il estpermis d’inventer ce mot, par conséquent temporelsou purement vindicatifs, où la justice divine sesatisfait par des supplices, boss. Nouv. myst. 47.
— êtym. Émender.
t ÉMF.NDAT10N (é-man-da-sion), s. f. Action decorriger un texte. L’émendation de ce passage altéré.
— HIST. xvi* s. [Ce] qui empeschera que nous nepuissions aussi retirer les jeunes gens du pis aumieulx en usant de semblables emendations [cor-rections de certains passages des poètes], amyot,Comm. il faut lire les poètes, 64.
— ÊTYM . Provenç. emendacion; espagn. emen-dacion; ital. emendaiione ; du latin emendationem,de emendare, émender.
ÉMENDÉ, ÉE (é-man-dé, dée), part, passé. Ar-rêt émendé.
ÉMENDER (é-man-dé), ». a. Terme de droit.Réformer. La cour, émendant, ordonne....
— HIST. xiii* s. Li rois commende que nus [nul]n’et [n’ait] tant forfet, s’il vient à amendement, qu’ilne soit receu à esmandant de ce que il a forfet, Liv.de just. <2. || xvi* s. Ayant eu au commencement
lesmesmes defaults de nature, quant au geste et àla prononciation, qu’avait eu Demosthenes , pourles emender, il estudia soigneusement à imiterRoscius, amyot, Cic. 6. Ceulx qu’il trouvoit lascheset paresseux, en les tensant et reprenant les emen-doit, id. Huma, 28 .
— êtym. Provenç. esmendar, emendar; catal.esmenar; espagn. emendar; ital. emendare; du latinemendare, de e, et menda, faute. Aujourd’hui amen-der, dans le sens de rendre meilleur, a prévalu,dans l’usage, sur émender.
ÉMERAUDE (é-me-rô-d’), s. f. || 1* Pierre pré-cieuse ordinairement d’un beau vert, qui fait partiedes doubles silicates, et dans laquelle la colorationest due à de l’oxyde de chrome. On a cru longtempsque les émeraudes d’un vert gai venaient des gran-des Indes, et c’est pour celaqu’on lesappelait orien-tales, raynal, Hist. phil. vu, 20 . L’insecte vert quirôde, Luit,vivante émeraude, Sous les brins d’herbeverts, v. hugo, Orient. 9. || Émeraude du Brésil ,variété de tourmaline. Émeraude-morillon, fluorurede chaux, variété verte. || 2° Terme d’alchimie. Éme-raude des philosophes, la rosée de mars et celle deseptembre. || 3° L’tle d’émeraude, nom poétique del’Irlande , dite aussi l’Ue verte, à cause de l’abon-dance et de la fraîcheur de sa végétation.
— HIST. xii* s. Faire pure esmeralde en plombencassuner [enchâsser], Tlt. lemart. 4 28 .
— ÊTYM . Provenç. esmerauda, maracda, et, aumasculin, maragde, maracde, maraude, meraude;anc. catal. esmeragda; espagn. esmcralda; ital.smeraldo; du latin smaragdus, de fruxpxyoo;; dusanscrit açmagarbha, mot à mot, cœur de pierre;
f ÉMERAUDINE (é-me-rô-d i-n’), s. f. Nom vul-gaire d’un insecte du genre des cétoines (coléop-tères).
t ÉMÈRE (é-mê-r’), s. m. Terme de botanique. Ar-brisseau d’agrément, le séné bâtard des jardiniers(coronilla emerus, L.).
| ÉMERGÉ, ÉE (é-mèr-jé, jée), adj. Qui n’estpas plongé dans l’eau, par opposition à immergé.
t ÉMERGEANT ( é-mèr-jan), adj. m. Ancienterme de jurisprudence usité dans cette locution :dommage émergeant, pour indiquer quelque choseoù non-seulement on ne gagne pas, mais où Tonperd (voy. l’historique d’ÉMERGER).
•[ ÉMERGEMENT (é-mèr-je-man), s. m. Termede géologie. Action d’émerger en parlant des mon-tagnes soulevées.
— êtym. Émerger.
f ÉMERGENCE (é-mèr-jan-s’), s. MJ 1* Termede physique. Sortie hors d’un milieu. Point d’émer-gence, point par lequel un rayon lumineux sortd’un milieu qu’il a traversé. Chacun des rayons sebrise à son émergence de la boule, volt. Newton,il, 9. || 2° Fig. Circonstance pressante. Dans unetelle émergence.
ÉMERGENT, ENTE (é-mèr-jan, jan-t’), adj.|| 1° Terme de géologie. Terrain émergent, terrainqui, à mer basse, se trouve à découvert. || 2° Termede physique. Rayons émèrgents, ceux qui sortentd’un milieu après l’avoir traversé. || 3° Terme dechronologie. L’an émergent, Tan par lequel oncommence à compter le temps, une période, uneère. || 4° Terme de minéralogie. Cristal émergent,cristal composé de six prismes rhomboïdes, dont,cinqtendant à produire un prisme unique, le sixièmesemble sortir de cet assemblage en faisantdes anglesrentrants avec les deux prismes adjacents.
f ÉMERGER (é-mèr-jé. Le g prend un e devant aet o ; émergeant, émergeons), v. n. Terme de géo-logie. Être soulevé par une force centrale au-dessusdu niveau de la mer. On voit des lies émerger dusein de la mer. || Par extension. Le soleil émergeantd’une nuit sombre éclairait le fleuve, chateaub.Natch. n, 230. Des soleils après des soleils émer-gent de l’immensité, id. tb. iv, 483.
— hist. xv* s. Ceus ausquels les liauls astres con-fèrent tems à souhait et qui en biens prospèrent,jaçoit qu’ils soient en vices emergens [signalés parleurs vices], les Triomphes de la noble dame, f° 35,dans lacurne. Comptant toutes les particulièrescirconstances qui me regardent, je ne treuve hommedes nostres à qui la deffense des loix [durant lesguerres de religion] couste, et en gaing cessant eten dommage émergeant, disent les clercs, plusqu’à moy, mont, iv, 92.
— ÊTYM . Provenç. emerger; anc. catal. emergir;du latin emergere, de e, hors, et mergere, plonger.
ÉMERI (é-me-ri), s. m. Composé naturel d’alu-