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verts, afin d’empêcher le contact de l’air atmosphé-rique.
t ENDAUBER (an-dô-bé), v. a. Mettre en daube.■— f.TYM. En t, et daube.t ENDAUBEUR (an-dô-beur), s. m. Terme de■narine. Celui qui prépare les endaubages.
ENDÉCAGONE, voy. hendécagone.
t ENIIÉ.MENÉ, ÉE (an-dé-me-né, née), adj. Quise démène, excité. Lorsque trop curieuse et tropendémenée, Régnier, Sat. xi.
— HIST. xv* s. Quand ils voient ces pucelettesEndemenées et à recoy, villon , Bail, en vieuxfrançais . || xvi* s. Cette fieur d’aage là ordinaire-■nent s’epargne bien peu, et est fort chatouilleuseet endernenée à prendre tous les plaisirs, amyot,Comm. il faut nourrir ses enfants, 3c. J’ay bonbesoin de repous, ce que je voys [vais] prendrehors d’avecques ma fille, car elle est si endernenéeJbe je ne sauroys repouser auprès d’elle, marguer.
T ENDÉMIE (an-dé-mie), î. f. Terme de méde-cine. Maladie qui règne habituellement dans un can-°n, dans unpays, et qui estdueàune cause locale.
HlST. xvi* s. Les anciens ont appelé endemie“ne maladie qui est propre et familière en certainsP a ys, paré, xxiv, i.
neüpl^ TYM ' rï ans i et Snp-ot,
ENDÉMIQUE (an-dé-mi-k’), adj. Terme de mé-bcine. Qui a le caractère de l’endémie. || Termee botanique. Se dit des genre? et desfamilles dont°ntes les espèces croissent dans un môme pays.~ Etym . Endémie.
T ENDENTE (an-dan-t’), s. f. Terme de con-struction. Synonyme d’endentement.
Il E-NDEXté, ÉE (an-dan-té, tée), part, passé.
I t?°- ^' en erl denté, avoir de belles dents,fa't I?' Avoir bon appétit. Il déjeune très-bien, ainsi't sa famille, Chiens, chevaux et valets, tousgens bien endentés, la font. Fabl . iv, 4. || 2° Par'tension, muni de dents. Roueendentée. || 3" Terme? blason. Se dit d’un pal, d’une bande et autresP'eces composées de triangles et alternées de di-vers émaux. || Se dit des pièces ou des parties deeu dont les bords sont entaillés de petites pointesend™ ^ en ^ s ' Il 4° Terme de diplomatique. Chartes' Semées, chartes-parties ou chirographes, qu’ona PPelte aussi endentures.
j T ENDENTEMENT (ari-dan-te-man), s. m.|| l°Termemécanique. Action d’endenter. || 2° Terme deinstruction. Assemblage de deux pièces de boisj, les P ar des dents. || 3° Terme de marine. Sorteengrenage entre deux pièces de bois sur les-. son fait des adents. || Disposition de vaisseauxso't ^ tan * sur ^es lignes voisines et paiallèles,nt rangés de manière que ceux d’une ligne cor-s Pondent aux intervalles de l’autre ligne.
de^ ENI)ENTER (an-dan-té), v. a. Il 1“ Garnir dents une roue, une machine. || 2" Terme de con-ru ? ll °n. Endenter une poutrelle, la fixer dans unerin" 6 ^ a ' te ^ une autre P oulre - il Terme de ma-p e ' Eéunir des pièces de mâts, vergues, etc.tem ™ s aJ ents. || Disposer des vaisseaux en enden-*!)*• Il 4° S’endenter, p. ré fl. Être fixé dans uneentaille,
.-'■'ST. xiii* s. Felenie, qui het pitié, ....Et por-Fnhi- eSCU eni ^ en ^ X se Pt rons mastins rechigniés,î, [ ,ax txrnss. n* 7615, t. n, f° 190, dans lacurne.
s ' Etestoit [sa bannière] à une bordure d’azurtentée, froiss. i, i, m.
T~ T.JYm. En t , et dent.
S .T ENIikxts (an-dan), s. m.plur. Terme de con-notion. Synonyme d’endentement.
Dln .DENTURE (an-dan-tu-r’),s. f. Terme dedi-5 Charte dont la marge détachée de la
c he est dentelée, et non coupée en ligne droite.rns~ * IIST ' SI11 * s - Bouche et belle endenteure, PoésiesPouîl a - VSnt 1300 > E u > 706 > dans bAEURNE. Qu’aprentten' m 6n en ^ en ture [dans son jeune Age], Veutet rf *° U3 ' es i ours qu’il dure, la Somme des vices'* ver tus ms. de St-Victor, n* 40t f* H4aans lacurne.
méd . uer MIQUE (an-dèr-mi-k’), adj. Terme det ra acme - Oui agit sur la peau ou en pénétrant à(j> a( i' s : a Peau . || Méthode endermique, manièreles i ln ,l strer certains médicaments qui consiste àde Phquer sur la peau préalablement dépouillée
c son épiderme.
Er\M. ’Ev, en, et Séppo, derme.
f EN-DESSOUS (an-de-sou), s. m. Terme de ma-rine. La face d’une voile enverguée qui est tournéevers l'arrière.
f EN-DESSUS (an-de-su), s. m. Terme de marine.La face d’une voile enverguée qui est tournée versl’avant.
— Etym . En l, et dessus; la face antérieure étantconsidérée comme un dessus, et la face postérieurecomme un dessous.
ENDETTÉ, ÉE(an-dè-té, tée), part, passé. Quia des dettes. Oui, j’aimerais mieux être la marquisela plus endettée de toute la cour que de demeurerveuve du plus riche financier de France , dancourt,Cheval. à la mode, i, 3. Quant aux finances, laFrance et l’Angleterre, pour s’ètre fait la guerre,se sont trouvées endettées chacune de trois milliardsde nos livres, volt, dans le Dict. de bescherelle.Pourquoi les États qui ont le plus de ressources sont-ils les plus endettés? c’est que la folie des nationsest la même que celle des particuliers, raynal,llist.phil. xix, îo.
f ENDETTEMENT (an-dé-te-man), s. m. Actionde s’endetter, de contracter des dettes. L’endette-ment public, les dettes contractées par l’État.
ENDETTER (an-dè-té), v. a. || 1“ Charger de det-tes. L’achat de cette terre l’a endetté d’une grossesomme. || 2- S’endetter, t'. réfl. Contracter des det-tes. Il s’endette tous les jours.
— HIST. xiii* s. Honniz soit qui por endeter Lairabone vie à mener; Adès la voit oneschaper, A quelchief que doie torner, colin muset, dans Ilisl. litt.de la Fr . t. xxiii, p. 656. Si despendi largement, etne prist pas garde à son afaire, et fu povres et en-dettés, Chr. de Bains, p. 224. Si comme se li meresou li juré qui ont les besognes à gouverner, fesoientfraude ou malice, par quoy le [la] vile fust déshé-ritée ou endetée, beaum. l, 9. S’il ot mueble, ce futde dete; Car qui trop despent, il s’endete, rutf.b.275. || xv* s. Quant on nous aura rendu ou restituéce en quoy le roy d’Angleterre et le royaume est pardette endetté et obligé envers nous, froiss. h, ii,166 . Suyvit tant le chevalier la pucelle, qu’il la trouvacheuz une sienne cousine, où le chevalier se endettaenvers elle d’ung don, Perceforest , t. îv, f* 64.|| xvt* s. Tenant son ame et volonté endebtée à sapromesse, mont, i, 30. Tout le menu peuple estoitsi fort endebté aux riches que.... amyot, Solon , 20 .En peu de temps il l’endebta d’une grosse sommede deniers, id. Anton. 2 .
— ÉTYM . En t, et dette; provenç. endeptar, en-deular; espagn. endeudar ; portug . endividar ; ital.indebitare.
ENDËVÉ, ÉE (an-dê-vé, vée), part, passé. Quiendêve. Endêvé d’attendre. || Impatient, irritable,obstiné. Il faut être bien endêvé pour soutenir cela.|| Substantivement. C’est un endêvé. Une endêvée.
ENDÊVER (an-dê-vé), v. n. Avoir grand dépit dequelque chose. Il endôvait de cela. Pour maîtreÉnéas , il rêvait, Ou, pour mieux parler, endêvait,scarron, Virg. travesti, liv. vin. || Faire endêverquelqu’un, le faire enrager, le dépiter. On s’en-nuyait quand vous n’aviez plus personne à faire en-dêver, J. i. notiss. Uél. v, 14.
— REM. Mot du dernier bourgeois, dit de Cail-lières, 1690. Il est en effet resté très-vulgaire.
— BIST, xvt* s. Je ne l’ay prins que ce matin ;mais desja j’endesve, je grésillé d’estre marié, rab.Pant. m, 7.
— ÉTYM . En l , et l’ancien français desver, derverou diereer; wallon, daivi, ddvi, danvi, rêver, rê-vasser. Étymologie inconnue. D’après Diez, quirejette le de-ex-itiare, pour lequel on trouverait des-voier ou desvier, l’origine de desver est le latindissipare, le provençal disipar ayant le sens demal ordonner, mal arranger; il cite à l’appui l’ita-lien scipare, qui a le même sens. Cette étymolo-gie ne peut s’élever au-dessus d’une simple con-jecture. Gachet voit dans desver, derver, un dérivéirrégulier de diable, de sorte que endêver répon-drait à endiabler ; c’est encore une conjecture peuappuyée par la forme du mot; il y rattache 1 anglaisendeavour, s'efforcer. À tort; car endeavour repré-sente l’ancien français en devoir : se mettre en de-voir et, de là, s’efforcer.
f ENÜHYMÉNINE (an-di-mé-ni-n’), s. f. Termede botanique. Memorane interne des grains de pol-len pulvérulent.
— ÉTYM . 'Evôov, en dedans, etüp.Èv, membrane.
ENDIABLÉ, ÉIÏ (an-dia-blé, blée), adj. || 1“ Qui
est possédé du démon. Peu à peu l’opinion s’é-tablit que les hommes naissent endiablés et dam-nés, volt. Dial, xxiv, 3. || 2° Qui a la nature
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du diable, qui ne vaut pas mieux que le diable.Chemins endiablés, SÉV. 22 sept. 1387. Entre mespropres mains on la devait livrer; Et vos soins en-diablés nous en viennent sevrer, mol. l'Étour. i,H. 11 va comme votre Durance quand elle est endia-blée, sEv. 39t. Les habitants de la Guinée , peupleendiablé dont les flèches étaient empoisonnées,hamilt. Gramm. 11. Écoutez, Grandperrin ; je viensde dire que vous étiez fou, le terme est trop faible;c’est archifou, c’est ensorcellé, c’est endiablé quej’aurais dû dire, ch. de bernard, le Gentilh. campa-gnard, il, 26 . || Substantivement. C’est un endia-blé. || 3“ Qui a le diable au corps, dont l’ardeur estdévorante. C’est [le cardinal Dubois] un hommed’affaires vif et passionné, entraînant, endiablé,terrible pour aller à son but, Michelet, la Régence,p. 65. || 4” Être endiablé, avoir la manie de. Chacunest endiablé de me croire habile homme, mol. Méd.malgré lui, ni, I. || Courir après. C’est être bienendiablé après mon argent, id. l’Avare, y, 3. Cettefemme est sur moi rudement endiablée, regnard,Ménechmes, v, 3.
ENDIABLER (an-dia-blé), v. n. Enrager, êtrefurieux, se donner à tous les diables. Il endiablod’avoir perdu son argent. Faire endiabler quel-qu’un.
— HIST. xvi* s. Puis si tost que vostremoyne en-diablé fut parti, Sat. Mén. p. 146.
— ÉTYM . En t, et diable; pruvenç. endiablar ;portug . endiabrar; ital. indiavolare. On avait faitun adverbe, endiablement : Ils combattirent plusendiablement pour venger sa mort, brant. Cap. estr.t. i, p. 212 , dans LACURNE.
f ENDIK (an-die), s. f. Terme de grammaire. Mé-taplasme par lequel on retranche quelque lettre,comme Chartier pour charretier.
— ÉTYM . 'Evjeta, manque, de év, et 8eïv, man-quer.
f ENDIGAGE (an-di-ga-j’), s. m. Synonyme d’en-diguement.
f ENDIGUEMENT (an-di-ghe-man), s. m. Actionde contenir les eaux au moyen de digues. || Travauxfaits pour endiguer. || Droit accordé à un particulierd’acquérir les parties de terrain qu’il pourra sous-traire aux eaux au moyen de digues.
f ENDIGUER (an-di-ghé), v. a. Contenir des eauxà l’aide d’une digue.
ENDIMANCHÉ, ÉE (an-di-man-ché, chée), part,passé. Les paysans endimanchés.
ENDIMANCHER (an-di-man-ché), v. a. Mettre àquelqu’un les habits du dimanche. Endimancherdes enfants. || S’endimancher, v. réfl. Mettre ses ha-bits du dimanche, ses plus beaux habits.
— HIST. xvi* s. Il fit mettre les manches rougesaux quatre chambrières et adimancher les quatrecurez, d’aub. Foin. H, 14 .
ENDIVE (an-di-v’), s. f. La chicorée des jardins(cichorium endivia, £.).
— HIST. XVI* s. Ozeille, bourroche, buglon, ci-chorée, endive et semblables, paré, viii, t4. Lacichorée ou endive est espece de laictue, o. de
SERRES, 636; 609.
— ÉTYM . Provenç. espagn. et ital. endivia ; dulatin intybus , en grec £vtu6ov, par l’intermédiaired’un adjectif fictif intybia.
f ENIIIVISIONNEMENT (an-di-vi-zio-ne-man),
s. m. Terme d’art militaire. Formation d’une divisionpar la réunion de deux pelotons.
f END1ZELER (an-di-ze-lé), v. a. Terme rural.Faire des dizeaux.
— HIST. xvi* s. Après que les dits ablais [ bléscoupés] sont liez et endizellez, Coustum. génér.
t. Il, p. 677.
f ENDOBRANCHE (an-do-bran-ch’), adj. Termede zoologie. Qui a les branchies placées à l’intérieur.
— ÉTYM . ’EvSov, en dedans, et branchies.
t ENDOCARDE (an-do-kar-d’), s. m. Terme d’a-natomie. Membrane qui tapisse les cavités internesdu coeur.
— étym. ’EvSov, en dedans, et xapôia, cœur.
f ENDOCARDITE (an-do-kar-di-t’), s. f. Termede médeedne. Inflammation de l’endocarde.
f ENDOCARPE (an-do-kar-p’), s. m. Terme debotanique. Membrane qui revêt la cavité intérieuredu péricarpe. || Endocarpes, genre do lichens, typede la famille des endocarpees.
— ÉTYM . "EySov, en dedans, et xapnôç, fruit.
f ENDOCAllPÉ, ÉE (an-do-car-pé, péej, adj.