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Tome deuxième. D - H.
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pouvons bien imaginer distinctement une tête debon entée sur le corps dune chèvre, sans quil failleconclure pour cela quil y ait au monde une chi-tbere, desc. ilélh. iv, 8. Il fallait que ce nouveauPeuple fût enté sur le premier, boss. Ilist. n, 7. Cesont morceaux de rochers Entés les uns sur les au-tres Et qui font dire aux cochers De terribles pate-botres, la font. Lettres d sa femme, <9 sept. 1663.Ce visage dËthiopienne entésur un corps de Grec-ÿie semblait quelque chose de fort étrange, id.p *ycM, il, 2H. || Canne entée, canne composée deplusieurs pièces emboîtées les unes dans les autres.Il 4° Il se dit aussi des choses qui ne peuvent quemétaphoriquement être supposées unies, entées. 11

* url orgueil enté sur une très-grande dignité<1 ftme. Un songe sur lequel les autres sont entés,p *sc. Grandeur, 26 . La personnalité humaine a étécomme entée sur la personnalité du verbe, id. Prov.V- Ca religion seule fait quelquefois des conver-sions surprenantes et des changements miraculeux;mais elle ne fait guère toute une vie égale et uni-mrine, si elle nest entée sur un naturel philoso-phique, fonten. des Billettes. || Cette maison estentée sur telle autre, elle en a pris le nom.C est [Montbron ] le dernier de ces faux entés surMoiitbron,'t'est-à-dire son père qui lui survécut,st -sim. 3, 359. Un grand nom sur lequel on est entéet quon ne tient pas de ses ancêtres, mass. Petitcar - Obstacles. || 5 11 se dit dune personne parra Pport à ses diverses qualités. Cest un financiere nté sur un praticien.

t ENTÉES (an-tée), s. f. plur. Terme de vénerie,fnméos de cerf ou de biche qui sont réunies deux

* ^eux, tellement quon ne peut les séparer sans lesrorupre.

ÉTYM . Enté.

t ENTfil.Er.HlE (an---chie), s. f. Terme de-mphysique. ||i" Dans le langage dAristote , qui est

créateur du mot, la force par laquelle un objetPasse dun premier état à un second, de ce quil11 et <*it pas encore à ce quil est; force considéréePar rapport au but auquel elle tend. LAme est len-mléchie première dun corps naturel doué dorga-*>eset ayant la vio en puissance, aristote, Delâme,J 1 ; § 6. il y concevait [dans la matière] une cer-

mine force qui nest plus une simple grandeur géo-métrique; cest la fameuse et obscure entélêchie® Aristote , dont les scolastiques ont fait les formessubstantielles, et toute substance a une forme se

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sa nature, fonten. Leibnitx. LAme est une en-

jéléchie, cest-à-dire autant quon peut conjecturer,u Principe actif do tout ce qui se produit en nous,c °nmllac, Ilist. anc. liv. in, ch. 2 t. || 2 Syno-Uyme de monade, dans le système de Leibnitz . 11U-eibnitz] donnait le nom de monades ou dentélé-cliies aux substances simples bornées aux seulesPerceptions, et il réservait celui dâme aux substan-Ces simples douées de perception et de conscience,sonnet, Œuvres mil. t. xvm, p. 90, note 5, dansS°UGENS.

ÉTYM .EvTtXéyeia, de ivveMic, acnevé (de êv,e u, et tsXoç, fin), etiyeiv, avoir.

t Entraient (an-te-man),s. m. Action denter,Dic t. de lAcad. <696.

hist. xvi s. Les arbres par réitérés entementsP a rviennent à cette perfection, o. de serres, 640.~-Étyji. Enter.

t ENTENDANT, ante, (an-tan-dan, dan-t),ai- Oui entend. Ramener des êtres que la naturesemblait avoir condamnés au silence, à létat den-mnts entendants et parlants, itard, dans le Dict. debSSCUERELLF..

ENTENDEMENT (an-tan-de-man), s.m. || lLes-j'.Dtconsidêré en tant quil conçoit. Notre iinagina-'"n ni nos seus ne nous sauraient jamais assurerbsucune chose si notre entendement ny intervient,Be sc. iléth. îv, 6. Lentendement est la lumièreP"e Dieu nous a donnée pour nous conduire, boss.L ° n naiss. i, 7. Une certaine vertu qui captive lesjmtendements, id. Panég. de saint Paul. Jappelle* faculté ou la capacité qua lAme de recevoir dif-6r entes idées et différentes modifications, enten-dent, malebr. Hecherche, i, i, t. Cest moinsj* ns lentendement que dans la volonté et les pen-sants secrets quil faut chercher la sourco do nosPmnes, didf.rot, Opinions des anc. phil. ( Thomasius).i . 0tnmo loreille entend les sons, lâme entend les( , es > fi ! on dit lentendement de lAme , condillac,v'arnm. Précis des leç. prélim. art. 2 . Lentende-eut nest ^ U0 j a co ip ec tion ou la combinaison desRations de lAme , id. Connaiss. hum. section 2 *,,8. || 2 ° B on esprit, jugement, sens. Cest unü muae dentendement. 11 faut avoir perdu lenten-

dement pour se comporter ainsi. Mon entendementNe peut simaginer quelle amour te dispose A nousfavoriser, malii. i, t. Loiseau chasseur lui dit [auchapon] : ton peu dentendement Me rend toutétonné; vous nêtes que racaille, la font. Fabl .

VIII, 2t.

hist. xii* s. Cant [quand] par lavenement delSaint Espir vient el corage de chascun de nos [nous]savoirs et entendemenz, conselz et force, science etpieteiz. Job, p. 495. Dune à mei entendement, queje sace les tuens testimonies [tes témoignages], Liberpsalm. p. 1 93. |j xin* s. Por ce, vous autre orne, nevoulliez mie estre fait si comme chevaus et muls àcui entendemenz nest mie, Psautier, f» 39. Biendoit estre amés et prisiés Valès [jeune-homme] denoble entendement, Quand il en use sagement, laRose, 8369. Et por fere plus cler entendement encest cas, et por monstrer le péril qui est en mane-cier, noz recorderons un jugement que.... beaum.xxxix, <3. Toutes les fois que paroles sont dites, les-queles paroles ont plusors entendemens, on doitpenre le meillor entendement por celi qui le [la] pa-role dist, id. xii, 43. || xiv* s. Chascun qui est rai-sonnable et a bon entendement, oresme, Eth. 48.La plus noble chose qui soit en nous et en laquellenous passons les bestes, cest en entendement et enraison, id. ib. 9. || xv* s. Et esloit grand pitié àgens dentendement do veoir les choses en lestâtquelles estoient, jovenal, Charles VI , <417. Etluy avoit Dieu troublé le sens et lentendement,comm. iv, 2 . Le temps quil [Louis XI ]reposoit, sonentendement travailloit, id. vi, <3. || xvi* s. Ils sontadextresdentendementet merveilleusement promptset diligents, paré, Introd. 6.

ÉTYM . Entendre; provenç. entendemen ; catal.entendiment ; espagn. entendimiento; ital. intendi-mento.

ENTENDEUR (an-tan-deur), s. m. Celui qui en-tend et comprend. Je crois que les bons entendeurspourront profiter à cette lecture, volt. Lett. d'Ar-gentai, 17 mars 1765. || 11 se ditsurtout en cesdeuxlocutions : A bon entendeur salut, cest-à-dire celuiqui comprend ce quon dit doit en faire son profit; Abon entendeur peu de paroles, ou demi-mot, cest-à-dire une longue explication est inutile à un hommeintelligent. || A bon entendeur salut, paraît signi-fier : Celui qui comprend bien se sauve, trouve sonsalut, son profit.

hist. xv* s. Si apprens donc à bien entendre,Pour quoy tu ne puisses reprendre Les livres ne lesbons facteurs, Lesquelz sont parfaicts entendeurs,la font. 012 . Jav à faire à un entendeur, Pathe-lin. || xvi" s. A bon entendeur il ne faut quun mot,h. est. De la précell. p. <87.

ÉTYM . Entendre. On trouve aussi entendant.xiii* s. Et ce souffise à bon entendant, Ilist. litl.de la Fr. t. xxii , 727.

ENTENDRE (an-tan-dr), jentends, tu entends,il enlend, nous entendons, vous entendez, ils en-tendent; jentendais; jentendis; jentendrai ; jen-tendrais; entends; que jentende; que jentendisse;entendant; entendu. || 1* V. n. Étymologiquement,tendre vers, d, avoir intention, dessein, avecun verbe à linfinitif, ou que et le verbe au sub-jonctif ou quelquefois au conditionnel. Jai tou-jours entendu que lacte serait enregistré. Jentendsquon mobéisse et quon nobéisse quà moi. Jen-tends être obéi. En disant cela jentends parler delui, non de vous. Jentends quavec ma cour toutela ville en deuil Demain rende au dernier Etéocle]les honneurs du cercueil, rotr. Antig. îv, 4. Non,sil vous platt, je nentends pas que vous fassiez dedépense, et que vous envoyiez rien acheter pourmoi, mol. Pourc. i, <0. Il nous faut ton moulin;que veux-tu quon ten donne ? Rien du tout; carjentends ne le vendre à personne, andrieux, Meu-nier. || Avec le mot indéterminé le, il se prendactivement. Je lentends ainsi, cest-à-dire je veuxque la chose soit ainsi. Faites comme vous len-tendrez. Chacun fait comme il lentend. Mercurefait comme il lentend, il ne vous est pas si néces-saire que moi, dancourt, lAmour charlatan, m,<7. || Comment lentendez-vous? cest-à-dire quelleest votre intention? Commentl entendmonsieur monhête? Dit-elle, et de quel droit me donner comme ilfait? la font. Fiancée. || 2 Être occupé à. Onnentendit plus à autre chose quà faire toute ladiligence possible. De cette façon ayant à faire endeux lieux, et ne pouvant pas entendre partout,il en demeura une partie sur la place, lautre jetases armes et senfuit, malii. Le xxxiii* livre deT. Lire, ch. 9. Cette femme nentend quà donnerdes vapeurs, la chaussée, Gouvern. i, <. || Vieilli

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en ce sens. || 3° Entendre à, consentir, acquiescer.Elle ne veut entendre à nulle proposition, sév. 267.Les raisons quil a de ne pas entendre à la demande...la bruy. x. Tandis quil vous restait quelque espé-rance de vie, aviez-vous voulu entendre à appelerle ministre de Jésus-Christ? mass. Car. Impénit. fin.La maréchale de Lorge aimait trop sa fille pour en-tendre à un mariage qui ne la pouvait rendre heu-reuse, st-sim. 28, 70. Je savais bien que mon Hol-landais nentendrait à aucune proposition, volt.Lett. Prusse, 8. Les conditions parurent si dures auxréformés quils ne voulurent point y entendre, an-quet. Ligue, i, 82 <. Les uns disent que jai bienfait dentendre à un arrangement, p. l. cour, ii,3 <0. || 4° V. a. Diriger son oreille vers, d recevoirlimpression des sons. Entendre du bruit. Jentendsparler dans la chambre à côté. Jentends que vousme dites des nouvelles. On nentend pas toujours cequon croit bien entendre, corn. Perthar. ni, 2 . Ilentend arriver un carrosse, sév. 244. Jentends déjàpartout les charrettes courir, Les maçons travailler,les boutiques souvrir, boil. Sat. iv. Le ciel danstous leurs pleurs ne mentend pas nommer, rac.Prit, iv, 3. Jentends que vous moffrez un nouveaudiadème, id. Bérén. n, 4. || Il se fait tant de bruitquon nentendrait pas Dieu tonner, se dit duntrès-grand bruit. || Entendre dire, apprendre par laparole, par ce qui se dit. Jai entendu dire cettenouvelle. On entend dire dans la ville quil y a euun incendie. La nouvelle que jai entendu dire.|| Entendre parler dune chose, en être informé parla parole. || Entendre parler, signifie aussi avoir danslidée. Quand je dis nature, jentends parler de....|| Ne pas vouloir entendre parler dune chose, larejeter absolument sans vouloir même y prêter lo-reille. Il nen voulut jamais entendre parler, boss.Var . < || Faire entendre, faire parvenir à louïe.Dans cet oubli profond et de Dieu et d'elle-même lAme sétait plongée, ce grand Dieu sait bien latrouver; il fait entendre sa voix, quand il lui platt,au milieu du bruit du monde, boss. la Vallière. Sisans trop vous déplaire, .... Josais vous faire en-tendre une timide voix, rac. Bajax. iv, 5. Une voixme fit entendre ces paroles, fén. Tel. n. || Se faireentendre, être ouï. Une voix se fait entendre. Aumilieu de ce tapage je ne pouvais me faire entendre.Mais le nom de Tarquin vient de se faire enten-dre, voi.t. Brut, iv, 7. || Être dit de manière àêtre compris. Vos ordres sans détour pouvaient sofaire entendre, rac. Iphig. iv, 4. || Se faire enten-dre à, parler à. Mais la gloire, madame, Ne sétaitpoint encor fait entendre à mon cœur, rac. Bérén.iv, 5. || Absolument, entendre, avoir l'ouïe. Parlezplus haut, il nentend pas. || Entendre dur, entendreclair , avoir loreille dure, fine. || Fig. Nentendreque par, être uniquement dirigé par. Crésusne voit,nentend, nagit que par vous-même, boursault,Fabl. dÉsope , v, 6. || Fig. Il nentend pas de cetteoreille-, il ne veut pas écouter la proposition quonlui fait. || B* Prêter loreille. Que ceux qui men-tendent me jugent. Il est bon dentendre les deuxparties. Loin de nous entendre, Ils demandent lapaix et parlent de se rendre, rac. Mithr. iv, 6.Faut-il le condamner avant que de lentendre ? id.Iphig. m, 6. On voit dans Grégoire de Tours quilsfaisaient des meurtres de sang-froid, et faisaientmourir des accusés qui navaient seulement pas étéentendus, montesq. Espr. xxxt, 2 . || Entendre enconfession, ou, simplement, entendre, se dit duprêtre qui entend la confession dun pénitent. Jeveux bien vous entendre dans loctave du St-Sacre-ment, boss. Lett. Corn. 36. || Entendre la messe,les vêpres, le sermon, assister à la messe, auxvêpres, au sermon. || Aller entendre une pièce, unacteur, un prédicateur, assister à une pièce, au rôledun acteur, au sermon dun prédicateur. || Termede pratique. Sentendre condamner, ouïr le pro-noncé du jugement qui condamne; expression quise trouve dans les assignations; sentendre condam-ner, cest entendre condamner soi. || A lentendre,cest-à-dire si on len croit, si on lui prête loreille.A lentendre, il nest pas coupable. A vous enten-dre, il sagirait de quelque chosede fort grave. || Ab-solument. Ne pas savoir auquel ou à qui entendrecest-à-dire ne pas savoir à qui ou à quoi il importde faire attention. Parmi tant de cris différents on nsait auquel entendre, vaugelas, Q. C. 536. Lhommne sait donc à qui entendre ; sa volonté est le jouecontinuel de divers motifs opposés qui so disputen,le droit de le déterminer, Holbach, Essai sur lespréj. ch. <3, dans dumarsais, Œuvres, t. vi, p. 3(6.|| On dit dans le même sens ne savoir à quoi en-tendre. Le tyran ne savait à quoi entendre, ni quels