EXH
peintes; et louue venin empesté du noir Cocyte sem-nlait s’exhaler de son cœur, eênel. TU. vu. Leurs“upirs n’osaient s’exhaler, mais leurs cœurs s’en-tendaient: ils croyaient souffrir et ils étaient heu-r,® ux > L i. Rouss. Hél. ni, 18.115“ Se dissiper parévaporation. L’éther s’exhale rapidement. Dans lesPRys froids la partie aqueuse du sang s’exhale peuPar la transpiration, montesq. Esp. xiv, lu. || Fig.
se dit de la vie, de l’âme. Dn reste de chaleurtout p r êt à s’exhaler, rac. l’hèd. I, 3. Dans la nuitdu tombeau l’âme s’engloutit-elle? Tombe-t-elle enPoussière? ou, prête à s’envoler, Comme un son?. ul o n ’ es t plus va-t-elle s’exhaler? lamart. lléd. i, 5.
Il Eclater, en parlant do sentiments, de passions."On, je n’ai point un courroux à s’exhaler en pa-roles vaines, mol. le Fest. î, 3. C’était en ces dis-c °urs que s’exhalait ma plainte, J. b. rouss. Odes,
*’ || Il peut aussi avoir pour sujet un nom de
Paonne. M. le prince de Conti et son fils s’exha-stent on désespoirs, st-sim. et, 128 .
~ Hist. xiv s. Car l’element du feu et d’air, Si® lns t est,doibts’exhaler, l’Alch.à nat. 6i0.||xvfs.
lleva Peurquiexhaledetoutleurcorps,PARÉ, fuir. 6.
~ ÊTYM. Lal. exhalare, de ex, hors, et halare,«spirer ( VO y. haleine).
LXiiaussé, g E (è-Rzô-sé, sée), part, passé.
13 haut, Eschyle dans le chœur jeta les person-nes, D’iin masque plus honnête habilla les vi-a ges, Sur les ais d’un théâtre en public exhausséd paraître l’acteur d’un brodequin chaussé, boil.y P; m. Au nom de Dieu , ôtez de vos lettres ce"onsi'eur tant exhaussé, ou j'en mettrai dans lespennes un encore plus haut, id. Lett. d Rrossette,
Il Kendo plus haut. Un plafond trop exhaussé.EXHAUSSAIENT (è-gzô-se-man), s. m. Élévation™ Parlant des constructions. L'exhaussement d’unur i d’une maison.
—■Hist. xv“ s. Et tout premièrement le prierez...Kde les choses.... veuille bien tenir sécrétés.... pour( n P ro pre honneur et exhaussement, Boude, in,fai • 11 treuve puis après tous autres propos
des, bons et indignes de son exaulcement [hauteP°sition], amyot, Ep. moral, p. 12 .
êtym . Exhausser; provenç. essalsamen, essau“fenz , issalsamen ; auc. cat. exalçament.EXHAUSSER (è-gzô-sé), v. a. || 1“ Élever à unegrande hauteur. Jadis en Grèce on en posa Le fonde, en t ferme et durable, Puis jusqu’au ciel on exaussa Le faite do ce temple aimable, volt. TempleS'nll. || Fig, Les titres dont les hommes tâchent«hausser leur bassesse, mass. Averti, Jugent. Xchf ^'argent il eût exhaussé sa bassesse par l’é-dignités, id. Car. Biche. || 2° Donner plusp hauteur à ce qui a déjà une certaine hauteur,^.hausser un mur. Une grande taille ne chercheLT 111 à se rehausser en exhaussant sa chaussure,8S dans lafaye, Synony. p. 729. || 3“ S'exhaus-sé Y*' Devenir plus haut. Ces constructions«haussent à vue d’œil.
^ sy N. hausser, exhausser, rehausser. Hausserte Marque rien de plus que de porter ou faire mon-* Plus haut. Exhausser c’est hausser considérable-a dA-V c esl auss ‘ donner plus de hauteur à ce quiest a Une cert a>ne hauteur : en ce dernier sens il. s ynonymo de hausser : on hausse ou on ex-né US3e un mur; mais on voit la plus grande gé-, ‘’ahté de hausser, si l’on remarque qu’on dit. usser la main et non l’exhausser. Rehausser, c’estussep de nouveau, hausser ce qui a baissé.tniT tllST ' MI " s - Car pour . a loi esauchiercombaton^huscombattons], Botte, p. 7t. De vasselage [vail-t,. Ce J ^sauciez et prisez, ib. p. 80 . De grant ou-Se lai e nuis hom ne mouteplie [prospère]; Ainz*o„te et essauce qui son cuer humilie , Sax.A x *!• Quant vit que il n'aura l’ainur al roi Henri,p a P lez lui est chaü [tombé]; si lui cria merci; Faitco ® «haucié [élevé en dignité, en richesse], ço[mo 1 6 gelli [avoua], Th. le mart. 33. Mis quersfiz [ n c<Bur ] ®st esleezciez [rendu joyeux], e misjjj f on hls] en Deu eshalciez, Rois, p. a. Il xiii* s.Vu * * us * ' a urostienté essaucie, non mie abaissie,pr ^'. «x,v. Et se tant se cuide essaucier Qu’il laJtuj [ sa femme] riche forment [très-riche], la
Exn
EXH
1503
Soi
'gnor.
Or avint, si comme il plot à Nostrejor.~ Kuesainie Eglise essauça et crut de jor en<■ »«>»’ lat. Très. p. 83. || XV s. Pour exaulcerexau]-”®,’ vaotss. n, n, il. Ni les seigneurs pourla. n r leur estât n’espargnoient ni or ni argent,h’exaùp 1 ’ Il XVI * s Le nonobstant, prendreEn !i e 116 levai l’éloge de prendre des dons]
quand r * 1 > ets ‘ confesseray, Que bien souvent,
heuuest ‘ emme l’on donne, Le refuser est chose8 et bonne, uarot, i, *oa.
— CT YM. Provenç. esalsar, exaltar, eyssaussar;anc. espagn. exahar; du lat. exallare, de ex, etaltus, haut (voy. ce mot). On voit par l’historiqueque exhausser et exaucer sont le même mot écrit d .ffé-remment : exhausser quelqu’un, lui donner de l’éléva-tion, de l’honneur, le satisfaire, et, par extension,exhausser ou exaucer ses vœux, les satisfaire.
f EXIIAUSTION (è-gzô-stion), s. f. || 1“ Termedidactique. Action d’épuiser. Pompe d’exhauslion,pompe placée sur quelques navires à vapeur pourenlever du fond de la chaudière une certaine por-tion d'eau sursaturée soit de sel marin, soit de touteautre matière tenue en dissolution, legoarant.
Il 2“ Fig. Terme de logique. Action d’épuiser tousles cas possibles dans une question. L’induction estimpossible, car elle suppose l’exhaustion de tous lessinguliers, Diderot, Opin. des anc. philos. (Pyrrho -niens). || Terme de mathématique. Méthode d'ex-haustion, manière de prouver que deux grandeurssont égales, en montrant que la différence en est[dus petite que toute quantité donnée.
— êtym. Lat. exhaustionem, épuisement, de ex,et haurire, puiser.
EXHÉRÉDATION (è-gzé-ré-da-sion), s. f. Actiond’exhéréder. L’exhérédation paternelle n’est point ad-mise par la code civil. Les exhérédations sontodieuses, patru, Plaidoyer vi, dans richelet.Charles VI en France avait signé l’exhérédation deson propre fils, volt. Ilcenrs, tôt. || Droit d’exhé-réder. Les exhérédations obligent les enfants à con-server à leurs pères le respect qu’ils leur doivent,le maItre, dans richelet. || L’état de celui qui estexhérédé. L’exhérédation où il était le réduisait àla misère, Dict. de l’Acad. Vous aurez encourul’exhérédation, pir. Métrom. i, 8.
— ÊTYM . Lat. exheredationem , de exheredare,exhéréder.
EXHÉRÉDÉ, ÉE (è-gzé-ré-dé, dée), part, passé.Un parent exhérédé.
EXHÉRÉDER (è-gzé-ré-dé. La syllabe ri prendl’accent grave quand la syllabe qui suit est muette :j’exhérède, excepté au futur et au conditionnel :j’exhéréderai, j’exhéréderais), v. a. Synonyme,dans le langage technique, de déshériter. 11 fut ex-hérédé. || Absolument. Le droit d’exhéréder.
— HIST. xvi* s. On exbereda le vray et légitiméheritier, comme excommunié, Sot. Min. p. 182 .
— ÊTYM . Lat. exheredare, de ex, hors, et heres,hoir (voy. hoir).
EXHIBÉ, ÉE (è-gzi-bé, bée), part, passé. Lepasse-port exhibé à la réquisition du gendarme.
EXHIBER (è-gzi-bé), t). a. || 1" Terme de prati-que. Produire une pièce en justice. Exhiber ses ti-tres, ses pièces, ses livres. || Familièrement. Il nousexhiba une pancarte chargée d’attestations. Nousexhibâmes aussitôt nos denrées, ce qui ne déplutpoint à l’inconnu, lesage, Cil Bios, il, 8. ^“S’ex-hiber, v. réfl. Se produire, se montrer, dans le lan-gage plaisant. Belle aurore, Je t’adore, Je t’honoreExhibe-toi, scarron, dans le roux, Dict. comique
— BIST, xiv s. Le duc ne pot pas bonnement Soyexiber présentement Contre cil qui nourry l’avoitEt aidé en sou bon droit, Lit!, du bon Jehan, 1746.
|| xv s. En lieu d amours tant de fois exhibées, Detant d’onneurs et d’umbles reverences, g. chastk-lain, Expos, sur vérité mal prise. || xvi“ s. Dieu nous a donné peu de ceremonies et aisées pour nousreprésenter Jesus-Christ depuis qu’il nous a estéexhibé, calv. Instit. bbs. Amour est une chose fa-cile, qui s’exhibe à tous et ne se dénié à personne.Triomphe de la noble dame, f" 22*, dans lacurne.
— êtym. Lat. exhibere, de ex, hors, et habere,avoir (voy. avoir) : mettre dehors.
EXHIBITION (è-gzi-bi-sion ; en vers, de cinq syl-lab«s), s. f. [| 1“ Terme de pratique. Action de pro-duire un acte, une pièce. L’exhibition d’un passe-port. || 2“ Familièrement. Action de montrer, detirer de sa poche, etc. Je tirai de ma poche la bourseoù étaient mes doublons, et je lui en montrai unepoignée; l’hôte parut très-surpris de cette exhibi-tion, lf.sagë, Estev. Gonx. ch. 2 . || 3" Réunion ,dans un lieu donné, des animaux qui concourentpour des prix ou des primes. L’exhibition diffère desconcours proprement dits, en ce que, dans celle-là,les animaux n’ont pas d’épreuve à subir; aussi n’at- elle lieu généralement que pour les bœufs et lesmoutons, Dict. gcn. de me'd. et deehir. vrtér. || Ondit de même exhibition de tableaux, etc.
— BIST. xvi“ s. Nous avons en Jésus Christ unepleine exhibition de toutes les choses qui estaientfigurées par les ceremonies de la loy mosaïque,ualv. Instit. 669.
I — Êtym. Provenç. exhibition : espagn. exhibi-
tion ; ital. esibiiione ; du lat. exhibitionem, deexhibere (voy. exhiber).
f EXHILARANT, ANTE (è-gzi-la-ran, ran-F),adj. Qui donne de l’hilarité. La douceur exhilarantede l’harmonie, mol. il. de Pourc. i, H.
— ÊTYM . Lat. exkilaraie, de ex, et hilaris, gai(voy. hilarité).
f EXHORTAT1F, IVE (è-gzor-ta-tif, ti-v’), adj.Terme didactique. Qui contient une exhortation.Discours exhortatif. Éloquence exhortative.
— ÊTYM . Lat. exhortativus, de exhortari, exhorter.EXHORTATION (è-gzor-ta-sion; en vers, de cinq
syllabes), s. f. Discours en vue d'exhorter. Je reçoisde tout mon cœur les exhortations que vous me fai-tes là-dessus, d’étudier souvent une leçon si utile etsi nécessaire, voit. Lett. 7t. Il ne faut pas deman-der s’il fit une belle exhortation, scarron, Romancorn, i, 9 . C’est là qu’on jette, en passant, desmaximes qui font plus d’impression que ce qu’ondit dans des exhortations préparées, maintenon ,Lett. à Mme de Fiefville, 23 fév. 1706. Autant nousdevons de sévérité à l’esprit de mécontentement etde murmure, autant nous devons de patience, dediscussion et d’exhortation aux doutes des âmes ti-morées, Mirabeau, Collection, t. iv, p. 340.
|| Exhortation religieuse, discours de piété, en lan-gage familier, qui se fait pour exhorter à la dévo-tion. || Terme de rhétorique. Figure qui consiste àexciter les sentiments qui doivent conduire à telleou telle action. || Fig. Ce premier succès était déjàune exhortation assez puissante.
— HIST. xn“ s. Quant il font paroles d’exhorta-tion, Job. p. 492. || xiv* s. Se sermons, persuasionsou exhortacions souffisoient pour faire les gens ver-tueux, orksme, Thèse de meunier. || xvi* s. Et parsemblables parolles et exhortations aguiser leurs cou-rages et les esmouvoir à guerre et à bataille, Ro-sier histor. i, 4.
— Etym . Lat. exhortationem, de exhortari, exhor-ter. On a dit exhv.rtement et enhortement.
f EXHORTAT01RE (è-gzor-la-loi-r’), adj. Termedidactique. Qui contient une exhortation.
— êtym. Lat. exhortatorius , de exhortari, exhorter.EXHORTÉ, ÉE (è-gzor-té, tée), part, passé.M. de Boisrobert , exhorté par tous les académicienset en particulier par M. Chapelain, témoigna aucardinal que l’unique moyen de terminer le dic-tionnaire.... pelusson, Ilist. de l’Acad. m.
EXHORTER (è-gzor-té), v. a. |] 1" Pousser à....par des paroles. F.xhorter à la paix, à l'union. Ensecret dans mon cœur je l’exhorte à la fuite, corn.Pomp. il, i. Je vous exhorte non pas à pleurer unereine, mais à imiter une bienfaitrice, flEcu. ilarie-T'rtér. d’Aulr. On exhorte les autres à faire le bien;il suffisait de le proposer à cette princesse, id. ib.
|| Donner du courage pour. Exhorter des troupesavant le combat. Je lis on’il exhorta sa femme àvivre; mais je ne lis point qu elle l'ait exhorté àmourir, didehot, Règne de Claude et Héron, t,
§ 108. || Exhorter quelqu’un à la mort, l’exhorterà mourir en bon chrétien. 11 fallut exhorter à lamort celle qui m’avait donné la vie, oknlis, Mlle deLafayette, p. 406, dans lacukne. || Absolument.Nous sommes ambassadeurs pour Jésus-Christ, ditsaint Paul, et Dieu exhorte par nous, boss. Polit.vu, v, ta. || Exhorter, avec que et le verbe suivantru subjonctif. Nous vous exhortons que vous ne rece-viez pas en vain la grâce de Dieu , boss. ii, Pinit. I.
|j Exhorter, avec de et le verbe suivant' à l’infinitif(jilus rare que exhorter à). 11 l’exhortait d’entrepren-dre quelque chose digne de sa naissance, vaugel.q. C. liv. m, dans richelet. Quand un académi-cien est reçu, on doit lui faire lecture des statuts,qu’il est exhorté de garder, pellisson, Ilist. de TA -cad. H. Lorsque David exhortait le généreux Ur.ede retourner dans sa maison et d’y jouir, dans lerepos, des plaisirs domestiques, mass. Conf. Fuitedu M. Les exhortant de ne pas flétrir par une fuitehonteuse la gloire du nom français , id. Contg. l.llem’exhorta de consulter d habiles gens, j. j rouss.Conf. vi. [I Fig. Exhorter peut avoir rien pour sujet.Il n’y a rien qui exhorte tant à savoir bien mourirque de n’avoir point de plaisir à vivre, voit. Lett.7t. )| 2" S’exhorter, v. réfl. Se donner des exhorta-tions à soi-même. Il [Pompée ] craint que la défaiteN’étouffe dans leurs cœurs [de ses soldats] l’espoir dela retraite, Et qu’outré de douleur en le voyant mou-rir, L’univers sur son chef ne s’exhorte à périr,brp.beuf, Pharsale, vu. Il est quelquefois difficilede discerner le pressentiment, de l’instinct de laraison, du tact des vraisemblances; alors 1 liommeferme s’exhorte et se résout; la femme et l’hommefaible courent au devin, dider. Claude et Néton , i,