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dit ries choses dans le même sens. 11 connaissait lesdéni visages de la justice : l’un facile dans le pre-mier abord : l’autre sévère et impitoyable quand ilfaui conclure, boss. le Tellier. À la facile audiencede ce sage magistrat et par ia tranquillité de son fa-vorable visage, une âme agitée se calmait, id. t'6. Safacile bonté sursoit Iront répandue Jusqu’aux moin-dres détails est d'abord descendue, rac. Brit. v, 3.Ah! j’ai quitté des dieux dont la bonté facile Mepermettait la mort, la mort mon seul asile, volt.Ali. v, 3. || 7" Particulièrement. Qui manque de lafermeté nécessaire, qui se laisse aller à une indul-gence, à une complaisance excessive. C’est un hommetrop facile; on lui fait faire ce qu’on veut. Je nel’aurais pas cru si facile. Ah! parle, est-il bien vraique cet audacieux It’un père trop facile ait surprisla faiblesse? vult. Tancr. ni, 1.1| En mauvaise part,femme facile, femme qui cède facilement. j| Auivii" siècle on disait, sans aucun sens défavorable,d’une femme qu’elle était facile, pour signifierqu’elle faisait un bon accueil. A-t-elle été facile?Son hommage auprès d’elle a-t-il eu plein effet?
corn. Ulhon, il, l .Laissons cette causeuse;
Qu’elle soit à son choix facile ou rigoureuse, id.Mil. v, 8.
— SYN. 1° aisé, facile. Etymologiquement , facileest ce qui se fait sans peine (de facere, faire); aiséest ce qui a ou donne de l’aise. Girard a bien exprimé cette nuance: Le premier de ces mots exclutproprement la peine qui naît des obstacles et desoppositions qu’on met à la chose; et le second ex-clut la peine qui naît de l’état même de la chose;ainsi l’on dit que l’entrée est facile lorsque personnen’aTète au passage; et qu’elle est aisée lorsqu’elleest large et commode à passer. || 2” facilf,, faible.Un homme facile est en général un esprit qui serend sans peine à ia raison, aux remontrances, uncœur qui se laisse fléchir aux prières; et faible estcelui qui laisse prendre sur lui trop d’autorité, volt.7>tel. phil.
— hist. xvi* s. Tant s’en fallait, que les femmesfussent faciles, que l’on ne sçavait anciennement quec’estoit'que d’adultere, amyot, Lyc. 3t. Il estoit dôulxet privé avec ses familiers et amis, facile à pardonnerquand on l’avoit courroucé, id. Pyrrhus, 17.
— ËTYM . Lat. facilis, aisé à faire, de facere, faire.Facile est récent et fait sur le latin ; si cet adjectifa existé dans l’ancienne langue, il s’est dit fele,comme frele de fragilis.
FACILEMENT (fa-si-le-man), adv. Avec facilité,sans peine. Quand il [Théodose ] était ému par unsentiment plus vif de colère, c’est alors qu’il se por-tait plus facilement à la clémence, boss. Polit, vin,v, s. Les princes oublient facilement la vertu et lesservices d’un homme éloigné, rollin, Ilist. anc.OEurres, t. viii, p. il , dans poigens.
— hist. xvi* s. Estre le premier de la Grece , c’estfacilement estre le premier du monde, mont. t. ii,p. 7«8, dans LACURNE.
— Etym . Facile, et le suffixe ment.
i. FACILITÉ (fa-si-li-té), s. f. || 1* Qualité de cequi est facile. La facilité d'un travail. La facilitéd’un morceau, d’un passage. || Absence d’obstacle.La facibté de sortir, d’entrer. Cela se peut faireavec facilité. Ne te figure point d’impossibilité Où tufais, si tu veux, trop de facilité, corn. Théod. v,3 || 2" Au plur. Moyen d'arriver à un but. Les fa-cilités que nous avons apportées pour.... pasc. Prov.o. Je ne songerai plus qu’à vous donner toutes lesfacilités pour revenir, sév. 88. Vous apportez toutesles facilités possibles à l’union, boss. Lett. se. Onr.g.te de nouveau l’alTaire qui les avait obligés des'assembler; les conjurés en représentent les avan-tages et les facilités, vertot, Rérol. rom. xn, p. 207.Où tant de justes ont trouvé les facilités d’une viesainte et fidèle, mass. Car. Mot. de cono. Vous vouspromettez que la suite apportera à ce changementdes facilités que vous ne trouvez pas aujourd’hui,id. Panéggr. St Jean-Baptiste. Ce corps a établi lesiège de ses affaires à Gotbenbourg, dont la positionoffrait pour l’expédition des bâtiments, pour la ventedos marchandises, des facilités que refusaient lesautres ports du royaume, raynal, Hist. phil. v, 8.|| Terme de finances et de commerce. Délai accordéà un acheteur, à un débiteur pour le payement. Lesfacilités du commerce. Ses créanciers lui donnèrentdes facilités. || Au sing. Vendre avec facilité pour lepayement. |[ 3° Disposition à faire quelque chosesans peine ni effort. Il a une grande facilité à par-ler. Se mouvoir avec facilité. Écrire avec facilité.Facilité à mal faire. Il ne se défiait pas de sa tropgrande facilité à écrire, facilité que M. Despréaux■ avait point et qui doit être toujours suspecte quand
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ce n’est point le fruit d’un long exercice, olivet,Hist. Acad. t. n, p. H8, dans fougens. Personnene niera que Pétrarque n’ait rendu de grands ser-vices à la poésie italienne, et qu'elle n’ait acquis,sous sa plume, de la facilité, de la pureté et de l’é-légance, volt. Aux auteurs delà gai. litt. || émolu-ment. Aptitude à concevoir, à produire, à travaillersans efforts. Cet enf.int n’a aucune facilité. Ce peintrea beaucoup de facilité. Acquérir de la facilité. Tantil a de facilité dans l’esprit, sév. 465. J’aime tou-jours le P. Hapin; c’est un bon et honnête homme;il était soutenu du P. Bourdaloue, dont l’espritest charmant et d’une facilité fort aimable, in. Lett.28 oct. 1886 . || On dit dans le même sens facilitéd'esprit, de conception. Facilité d’élocution. Faci-lité d'exécution, de composition, de pinceau, etc.Tout le monde admirait son activité; et ses ennemismême ne pouvaient disconvenir de l’étendue et dela facilité de son esprit, vertot, Révol. rom. ix,p. 337. || 4° Manière facile dont une chose est ousemble faite. Son style a de la grâce et de la facilité.Cela est écrit avec facilité. On a des vers du duc deNevers , du comte Antoine d’Hamilton, né en France ,qui respirent tantôt le feu poétique, tantôt la doucefacilité du style épistolaire, volt. Cons. d un jour-naliste. Sensible à l’harmonie de ses beaux vers [deQuinault ], charmé de l’élégante facilité de son style,je ne lisais jamais les belles scènes de Proserpine,de Thésée et d’Armide , qu’il ne me prît envie defaire un opéra, marmontel, Mém. iv. || 6“ Condes-cendance, complaisance. Il est d’une grande faci-lité en affaires. Sa facilité à y consentir me surprit.Et sa facilité vous doit bien faire voir Qu’elle chercheun combat qui force son devoir, corn. Cid, v, 4.Votre facilité se trouverait punie, id. Tots. d'or, i,
l. Des longs ennuis où ce retard l’expose, Par mafacilité je me trouve la cause, th. corn. Ariane,
m, I. La facilité du Sauveur du monde à la rece-voir et à lui remettre ses péchés, bourdal. Car. iii,Convers. de llagdel. 12 t. Sa justice, sa prudence,la facilité qu’il apportait aux affaires lui méritaientla vénération et l’amour de tous les peuples, boss.le Tellier. Et nos seuls ennemis, altérant sa bonté,Abusaient contre nous de sa facilité, rac. Brit. v,
3.Nous engagea tous deux par sa facilité X la
laisser jouir de sa crédulité, id. Bajas. i, 4. Lepeuplo abusera de ta facilité, volt. H. de Cés. i, 4.Un pardon trop aisé doit me rendre suspect; Quepourra-t-il penser de ma facilité? la chaussée,Préj. d la mode, v, 6. || Manque de fermeté, com-plaisance, indulgence excessive. C’est votre facilitéqui est cause de ce désordre. Ce grand roi [David |eut aussi trop d’indulgence pour les entreprisesd’Absalon et d’Adonias.... et son excessive facilitéeut les suites qu’on sait assez, boss. Polit. vm,iv,11. Encore qu’il [Constantin] eût quelquefois un peutrop de facilité, il avait beaucoup de zèle pour lareligion, flêch. Hist. de Théodose , n, 8. || Facilitéde mœurs ou de caractère, disposition naturelle às’accommoder sans peine avec tout le monde. Aunom de l’amitié, soyez moins épineux dans la so-ciété ; c’est la douceur des mœurs, la facilité quien fait le charme, volt. Lett. d’Argens, t762. Maiscet air de grandeur était tempéré par la douceur etla facilité de ses mœurs, vertot, Rérol. rom. xm,p. 22 t. || Facilité se dit aussi d’une femme qui selaisse aller sans trop de résistance.
— SYN. facilité de, facilité X. Avec de, c’estla possibilité qui est laissée de faire une chose sanspeine; avec à, c’est la disposition naturelle qui per-met de faire une chose sans peine : pour un pri-sonnier, que retient un geôlier peu vigilant, facilitéde s’échapper; pour un prisonnier hardi, indus-trieux, entreprenant, facilité à s’échapper. La faci-lité d’apprendre, c’est quand on est eu position,lieu, place où il est facile d’apprendre; la facilité àapprendre, c’est quand on apprend vite par uneheureuse disposition.
— hist. xvi* s. La débonnaireté et facilité decomplexion, mont, i, t»7. La facilité et les inven-tions d’Ovide m’ont ravi aultrefois, id. h, ioi. Safacilité de se pouvoir ainsi aisèement tourner d’unefaçon de vivre en une autre, amyot, Aie. 47.
— ÊTYM . Proyenç. facilitât; espagn. facilidad;ital. facilità; du latin facililatem, de facilis, facile.
2 . FACILITÉ, ÉE (fa-si-li-té, tée), part, passé.Le passage des troupes facilité. La digestion facilitéepar quelques toniques. || Terme de musique. Facilités’écrit au-dessus de la ligne, quand, un passage dechant et surtout une roulade étant difficiles, le com-positeur donne une variante plus simple.
FACILITER (fa-si-li-té), v. a. Rendre facile,moins difficile. Mais pour faciliter d’autant mieux
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l’entreprise, corn. Nicom. v, b. Il [LouisXIV] pourrala [la paix] faciliter, en se relâchant des conditionsque ses victoires et ses conquêtes semblent autori-ser, sans déroger à la gloire, maintenon . Lett. aMme de St Géran, 26 mai iet)7. Pour lui faciliter desi doux entretiens, rac. Brit. m, 8. Et de faciliterl’accès du rang supr. me Au malheur, à la plainte,à la liberté même, m. i. chén. Tinire, m. •• ,.
— HIST. xvt* s. Il se mit incontinent à luy facili-ter la jouissance de ses amours, amyot, Fat). 4.].
— ETYM . Facile; ital. facilitare. On trou ve fact-liser dans une traduction du Prince de Machiavel ,p. as (dans lacdrne). Pasquier, llech. p. 663, danslacurne, met faciliter au rang des mots nouvelle-ment introduits.
FAÇON (fa-son), s. f. || 1° Action de faire; usitéen ce sens seulement avec ia préposition de, dansle style familier, et signifiant par le fait de que*'qu’un, par son œuvre. Il doit lancer contre elle untrait de ma façon, tristan, Mariane, u, 3 . C® *' e "ros de ma façon, corn. Ex. de Nicom. Je disais, envoyant des vers de sa façon, mol. Mis. J, 2. Lesuns ne voulaient point de Dieu ; les autres nous endonnaient un de leur façon, mass. Carême, Véritéde la religion. Les œuvres de notre choix, nousnous y prêtons avec complaisance; c’est un joug denotre façon qui ne nous blesse jamais, id. Carême,Culte. Il substitue à la véritable idée des choses aufantôme de sa façon, id. Or. fun. Villeroy. Il P® lafaçon de, se dit aussi de l’enfant fait à une femme.Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façonVous aurez, s’il se peut encor, garçon ou fille--—reonard, Distrait, i, 4. Honoria était déjà grossede la façon d’un de ses domestiques, volt. Mœurs,
41.1| 2° Travail de l’artisan qui a fait quelque chose.Payer la façon d’un habit. J1 peut y ajouter |à unematière] des couleurs et de la façon par le dessus,mais non pas lui donner aucune bonté intérieure,balz. De la cour, 2" dise. Tout montre combien afaçon de l’ouvrier surpasse la vile matière qu n 8mise en œuvre, fén. Exist. 29. Il en connaissait un[tailleur] qui avait des mœurs, qui se contentait d®ses façons, sans escamoter le moindre morceau ddrap, lesage, Guxm. d'Alfar. vi, 4. [Si lecoifi®urn’intervenait pas,] nos têtes seraient mal de la faÇOde l’auteur de notre être, j. j. rouss. Ém. i. Il X façon?se dit d’un travail qu’un ouvrier accomplit chez lupourun patron qui fournit la matière. Un ouvrierfaçon. Prendre à façon. Travailler à façon. || H se ü ‘aussi de celui qui achète lui-même des étoffes-donne, je fais faire mes habits à façon. || Termeconstruction. Bois à façon, bois que l’onà l’entrepreneur. || Au plur. Les apprêts quei lufait subir à certains objets pour les employer- L 8 Ppétit dispenserait des façons, J. j. rouss. Em. iv-moitié des équipages reste à terre pour donner amorue les façons dont elle a besoin, l’autre mois’embarque sur les bateaux, raynal, Hist V u ’xvn, 43. || 3“ Terme d’économie politique.des opérations destinées â créer ou à accroîtretilité d’un produit ; ou chaque degré d’élahora td un produit accompli pat un producteur dillét® ^Toutes les fois qu’une façon ne contribue P 83créer, ou bien à augmenter la valeur d’un ’
elle n’est pas productive, j. b. say, Épitomé, fdÇproductives. Toutes ces différentes ventes, tousachats ont été nécessaires pour que le cotonBrésil fût porté en robes de toile peinte; c ® s .autant de façons productives données à ce P r0et plus ces façons auront été rapides, pl us . .production se sera faite avec avantage; mais Ju ldans une même ville, on achetait et vendait, 1sieurs fois, une même année durant, la mêmechandise sans lui donner une nouvelle façon,circulation serait funeste au lieu d’être avantage iet augmenterait les frais au lieu de les éparg* *id. Traité, 4841, p, (60. || 4” Manière dont on ^une chose, forme qu’on lui donne. La f*ǰ „cette étoffe est belle. 11 a un habit d’unetoute particulière. || En bonne façon, su,va " y or trègles, bien conditionné. C’est un contrat e _bonne façon, rac. Plaid, lit, 4, || Venu a s * der-nière façon, achevé. Un livre parvenu a sa _nière façon, Mém. de Trév. dans desponta ■ ^|| Façon & la reine, manière de tailler les p 1 ® ' , a ,verre et de les arranger pour former une vitr ■ h e .çon de compte, la somme que le roi allouaitfois à un comptable pour la reddition de sestes. || Terme de pratique ancienne. Ia faÇ®arrêt, le travail d’un greffier pour dresser u r)| 6° Terme d’agriculture. Opération quibut le travail, l’ameuhlissemeut de la lcr DûBa erlabours, hersages, etc. sont des façons.