FIN
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o autre refrogné, rêveur mélancolique, Parle sinement que l’on ne l’entend pas, Régnier, Sat.• On s y fait [à la cour] une manière d’esprit qui,ns comparaison, juge plus finement des chosesH e tout le savoir enrouillé des pédants, mol. Criti-rJ’ ^ ^ aut q ue J e sonde finement, lesage,**» rival de son maitre, sc. 44.11 5° Avec adresse,
c ruse, il l’a attrapé bien finement.Vous
O e ^. renez que dans cette visite Vous jouiez fine-, n y®rôled’hypocrite, hauteroche, Appar. tromp.vell ^ esse ' n de ceux q u â poursuivent ces nou-t r es Protestations qu’on nous demande, n’est au-( i U0 do renverser finement les maximes fonda-sntales de cet État, pasc. Prov. < 9. L’amour n’estL s 8 U un jeu, qu’un simple amusement, Où l’onjjj 0OI >venu de tromper finement, boiss.Deh. Iromp.
fine" HIST ‘ Xl1 ' s - Et 3 ‘ [je] vous aim, dame, tantC- ® cnt > Oue por autre [je] ne puis estre amoreus,( v r “ c, > VI1 - Dune dist la mere : Or le sai finementest î 01 ® 11 *] q ue tu es huem Deu e que en ta bûche,, *a veraie parole nostre Seignur, Rois, p. 812 .
f ac *' s .Ceulx qui ne font mal aucun qu’ils ne
jo nt passer devant quelque joly propos du bienq u , mun > car vous sçavez bien le formulaire du-sez fl 6n < i ue ' t l ue3 endroicts ils pourraient user as-^unement, la boétie, Servitude volontaire.
WeT. YM ‘ Fine > et le suffixe ment; provenç. fi nct-. f espagn. et ital. finamente.fj-'.-tlNU METAL (fay-n’-mé-tal; c’est la pronon-jjj.'on anglaise conservée), s. m. Fonte refroidieÉ n „® 0 ï en de l’eau après avoir subi une grandeÎJ^t'oo dans la finerie.
r^M. Angl . fine, beau (voy. pin 2), et métal.l’Jii NEltlE (fi-ne-ri e),s.f. Fourneau qui sert à°8ge de la fonte à la houille. M Usine d’affinage,r Fin 2 .
1ère « j NES i s - {■ Nom donné dans les houil-
C-^ Nord à la houille menue,fin (fi-nè-s’J, s. f. || 1“ Qualité de ce qui est
g^k^t-à-dire de ce qui a le caractère d’une élé-cett® ““'jeatesse. Il y a beaucoup de finesse dansn 6s ® Plaisanterie. Réponse pleine de finesse. Fi-sty] Tues , d’aperçus. Jamais Lamotte n’aura ce’ Paient-ils ; quelle finesse et quelle grâce Iélnj. donnait la Fontaine à chaque mot; la fableharn Eam °tte, volt, il il. littér. à M. de La-el êl 4 " se ^It de ce qui a une forme délicateCo u ®8 ln te. La finesse des contours dans une8n es e > dans un dessin. La tête a aussi plus dequi lui rend la physionomie agréable,tait 1 V Q d ru P- t. xii, p. 109, dans pougens. C’é-l a j,, a “elle Desfourniels qui, pour la régularité,ble < 7 | cale5se des traits et leur finesse inimita-****il 't 'e désespoir des plus habiles peintres,Peint IEL > Mém - ni. || Terme de sculpture, dep inc(! u ro et de gravure. Finesse de ciseau, ded 9 a< ?> de burin, manière délicate et gracieusefin es u 'Ptor, do peindre, de graver. Elle est sans8a ns ®’'- mais tant mieux.... oui, mais j’entends(6 U llne sse de pinceau, dider. Salon de 4 705,to Uc V ni , p. 343, dans pougens. || Finesses detB a r iiiii nesse3 l ' e tQ n, effets de touche, de ton, re-litft Idoles par leur grâce et leur délicatesse. || Qua-taiii e ii°o < l u * est svelte et élégant. La finesse de lalin„„ [I, Qualité de ce qui est fin, délié, menu. Dud’uriQ ,, Une grande finesse. La finesse des cheveux,d'un- dentelle. || 4° Subtilité des sens. 11 a l’ouïeprit j, , u d e finesse. || 5° Qualité qui fait que l’es-lin e ’ s i . délicatesse, saisit et perçoit les choses^cê m ! iness ® du jugement. La finesse du goût. Lale sau i • ® nesse delà Fontaine. Le mot de finesseestjjt rai ] n ° n P' us l’avoir fâché en l’endroit où ilqué Sllh e t s ;8ro«o autre chose qu’adresse, que science,Le Sa “ Dtl ‘ité, BALZAC, Lettres , i, 4, dans riciielet.Cott n "j® n°us avertit que la vraie finesse est de bienPte non la voie des autres, mais sa voie pro-
ïliré i ln COlB| Fss - mor - 2 * traité, chap. B.Pour
[L’o St) .'joot faut-il tant de finesse ? mol. Tort. î, 6.et q U jd| C’est une finesse de raison qui s’évapore,Vl e°uir jutant plus faible et plus sujette à s’é-tUijo r qu’elle est plus délicate et plus épurée, flé-Vi’ me.de Monlausier. Dans la conduite, finessede (j^:, l0u jours, comme dans les arts, quelque chose> vj>Lt. Dict. phil. Finesse. Par une grandestérile h d' scernei uent, on distinguera les pensées'■o n . » _ es Pensées fécondes, bu fp. Disc, de récep-
SQjj . “HeSSft RAmKlo AtM U /vnelifA rlrtmlnflfltf» Hfi
e snriï r ! esse - se . m ^ e ^ tre qualité <si u 1 > mais il l’a portée à un si h
dominante de
- hpi,' “ ia ponce a un si haut degré, ilque reusemeDt employée, et elle l’a si bienJ? 8rand e Celte prend chez lui un caractère
< ^ 1 0nu e ~. Ur ’ et Produit ce sentiment d’admiration et
ment qui semble réservé aux prodiges qu’en-
fantent la force et la profondeur du génie, Condor-cet, Daniel Bernoulli . || Absolument, finesse se ditpour finesse d’esprit. Sa physionomie exprime la fi-nesse. Lafinesse imagine au lieu de voir ; à force desupposer elle se trompe, duclos, Consid. moeurs,chap. i3. || Parole, action qui dénote de la finesse.Gardez-vous bien d’imiter ces personnes qui applau-dissent aux enfants lorsqu’ils ont marqué de l’espritpar quelque finesse, fénel. Éduc. des filles, chap. 9.
|| Entendre finesse à quelque chose, y donner unsens fin et quelquefois malin, en tout cas ne pas laprendre dans le sens qui se présente. Nous le ver-rions pendre que nous y entendrions encore quel-que finesse, sév. 301. Ceux qui n’y entendaientpoint de finesse.... hamilt. Gramm. 40. On inspirela défiance en employant toujours la finesse; on setrompe presque toujours en entendant finesse à tout,volt. Dict. phil. Finesse. Ils sont au comble de l’es-prit, lorsqu’ils savent entendre finesse à tout, mon-tesq. Lett. pers. 82. || On dit de même : chercherfinesse à une chose. Il ne faut pas chercher de fi-nesseàce que je vous dis. || N’y pas savoir de finesse,ne pas vouloir tromper, faire illusion. I! y en a parmieux [les médecins] qui sont eux-mêmes dans l’er-reur populaire, dont ils profitent; et d’autres qui enprofitent sans y être; votre monsieur Purgon, parexemple, n’y sait point de finesse ; c’est un hommetout médecin, depuis la tête jusqu’aux pieds, mol.Mal. imag. iii, 3. Moi, je n’ysais point de finesse;j’avertis qu’elle finira une heure au moins plus tôtqu’une autre pièce, régnard, Fol. amour. Prol.
|| Faire finesse d’une chose, ou, simplement, fairefinesse, cacher, dissimuler ce qu’on ne devrait pasdissimuler. Nous n’avions point dessein de vousfaire de finesse, sév. 249. Je n’en ai pas fait de fi-nesse à monsieur le chevalier, id. B3i. Je ne vou-drais pas faire finesse de tout, boss. Lett. abb. 247.
|| 6" Il se dit de la chose même qui est difficile àsaisir, à sentir. On m’a prêté un exemplaire des re-marques de M. de Vaugelas avec des notes écritesde la main de feu M. Chapelain, à qui aucune finessede notre langue n’était inconnue, vauoelas, Rem.not. Th. Corn. 1. 1 , p. 40, dans pougens. Presquelersonne ne savait les finesses de la versificationavant Racine], volt. Dict. phil. Art dramat. IlAristote ] veut que l’orateur connaisse les passionsdes hommes et les mœurs, les humeurs de chaquecondition; je no crois pas qu’il y ait une seulefinesse de l’art qui lui échappe, id. ib. Aristote .Les finesses de l’art sont rarement dues aux pre-miers inventeurs, id. Newton, n, 9. || 7° Super-cherie, ruse. Enfin j’ai vu le monde et j’en sais lesfinesses, mol. Ëc. des femmes, iv, b. Je vous ai soup-çonnée de finesse ; je suis bien aise de m’êtretrompée, maintenon, Lett. à Mme de la Vief-ville, 23 fév. 4706. La finesse est l’occasion pro-chaine de la fourberie ; de l’une à l’autro le pas estglissant, la bruv. vin. Avec les gens qui parfinesse écoutent tout et parlent peu, parlez encoremoins; ou, si vous parlez beaucoup, dites peu dechose, id. Elles [les filles] estiment la finesse ; etcomment ne l’estimeraient-elles pas, puisqu’elles neconnaissent pas de meilleure prudence? féselon,Éduc. filles, ch. 9. La finesse est un mensonge enaction ; et le mensonge part toujours de la crainteou de l’intérêt, et par conséquent de la bassesse,duclos, Consid. moeurs, ch. 4 3. Il [Louis XI ] in-troduisait trop souvent dans la politique la finesse,qui la supplée rarement et qui l’avilit toujours, id.Ilist. de Louis XI , Œuvres, t. iii, p. 357, danspougens. La finesse n’a jamais réussi à personnedans les grandes choses, volt. Lett. Catherine,24 sept. 4770. || Acte de finesse, de ruse. Bien qu’ilparle de paix, ce n’est qu’une finesse Pour trouverun moyen de revoir la princesse, desmabets ,Mirante, i, 4. On les voit [les animaux] attaqueret se défendre aussi industrieusement qu’on lepuisse imaginer, ruser même; et, ce qui estplus fin encore, prévenir les finesses, comme ilse voit tous les jours à la chasse, où les ani-maux semblent montrer une subtilité exquise,boss. Connaiss. v, 4. Ce que j’appelle ici mau-vaises finesses, ne sont pas seulement les fi-nesses grossières ou les raffinements trop subtils,mais en général toutes les finesses qui usent demauvais moyens, id. Politique, v, n, 9. Jamais cesmisérables finesses que les religieuses prennentpour habileté, maintenon, Lett. à Mme de la Vief-ville, 4 7 oct. 4 707. Il n’est plus question de devinerles finesses des prêtres par des moyens qui pour-raient eux-mêmes paraître trop fins ; un temps aété qu’on les a découvertes do toutes parts aux yeuxdo toute la terre, ce fut quand la religion chrétienne |
FIN 1683
triompha hautement du paganisme, fonten. Oracl.i, 47. C’étaient de petites finesses [d’Auguste] pourse faire donner ce qu’il ne croyait pas avoir assezacquis, montesq. Rom. xm. Prenez garde que toutesces histoires de maîtres supposés sont de vieillesfinesses, des moyens de comédie, beaumarch. Barb.de Sév. iii, 2 . || Des finesses cousues de fil blanc,des artifices grossiers, métaphore prise des tailleursmal habiles qui font des coutures grossières et avecdu fil blanc. || Il est au bout de ses finesses, c’est-à-dire il est au bout de ses inventions pour tromper.
— SYN. 1. finesse, subtilité. La subtilité del’esprit est la finesse poussée à l’excès et devenueun défaut. || 2. finesse, pénétration. La pénétra-tion perce les choses difficiles, obscures. La finessediscerne les choses fines et qui échappent facilementà la vue. || 3. finesse, ruse. La finesse, en ce sens,n’est que la finesse d’esprit conduite jusqu’à unmauvais usage. Il reste donc toujours quelque chosede fin, de délié, qui peut manquer tout à fait à la ruse.
— hist. xv* s. Jouer une finesse [jouer un mau-vais tour], du cange, ficlitia. Leur administrer bas-tons ou armeures defiensables pour faire leurs fi-nesses [leur mauvais coup], id. ib. Et à qui que feissefinesse [courtoisie, service], Il ne m’aymoit quepour le myen, villon, Regrets de la belle lteaul-myère. || xvi* s. Combattre de vertu, non de finesso[adresse], mont, i, 23. Je ne meslois à mes jeuxni tricotterie ni finesse [astuce], id. i, 40». Quel-qu’un proposoit contre Cleanthes des finesses dia-lectiques, id. i, 4 90.11 leur feit cognoistre que toutesleurs finesses n’estoient que jeux d’enfans, amyot,Philop. 22 . Finesse est une parolle mitoyenne entrala prudence et la tromperie, pasquier, Recherches,liv. vin, p 766, dans lacurne.
— ÉTYM . Fin 2 ; provenç. fineia, pureté; catal.finesa ; espagn. fineia; ital. fineaa.
FINET, ETTE (fi-nè, nè-t’), adj. Qui a de petites
finesses.Pour ce rebelle cœur Cherche une Iris
à la mine finette Et d’apparence un peu coquette,chaul. d Mme de Valois.
FINETTE (fi-nè-t’), ï. f. Étoffe croisée à l’endroitet tirée à poils à l’envers; elle est chaude, et sertpour doublure et pour vêtement de dessous.
FINI, IE (fi-ni, nie), part, passé de finir. || 1° Quiest à sa fin. Et l’on verra peut-être avant ce jourfini Ma passion vengée et votre orgueil puni, corn.Méd. n, s. Et ce soir destiné pour la cérémonie Feravoir pleinement si ma haine est finie, id. Rod. îv, 4 .Vous vous disiez à vous-même que, certains enga-gements rompus, que, certaines bienséances finies,vous mettriez tout de bon ordre à votre conscience,mass. Carême, Samar. Je verrai donc mes maux oucomblés ou finis, volt. Sémir. i. 6. || Tout est fini,les choses sont dans un état tel, qu’il n’y a plusrien à y changer. Ou plutôt cet hymen me ser-vira de loi : S’il s’achève, il suffit, tout est finipour moi, rac. Jphig. n, 4. || Voilà qui est fini,toute hésitation a cessé.Voilà qui est fiui, madame,vous me déterminez, mariv Sec. surpr. de l’am. i,7. || Familièrement. Un homme fini, un homme quin’a plus rien à attendre de l’avenir, dont la santéest détruite, dont le crédit est ruiné, dont l’espritne produira plus rien. |l 2°Terme d’arts. Soigneuse-ment terminé. Ce tableau est bien fini. Des piècesbien finies. || Chez les sculpteurs, marbre fini, celuiqui est terminé avec le petit ciseau et la râpe. || 11se dit aussi des œuvres littéraires. Cet auteur tra-vaille vite, et ses ouvrages ne sont pas assez finis.|| 3” Terme do manège. Se dit d’un cheval complè-tement dressé. || Dans le parler vulgaire. Qui at-teint le plus haut degré, qui possède une qualitéau plus haut degré. C’est un acteur fini ; et plussouvent, en mauvaise part : c’est un voleur fini, ungueux fini. || 4” Qui a des bornes, qui n’est pas sansfin ou sans bornes. Il est clair que tout corps estfini, nous en voyons et nous en touchons les bor-nes certaines, boss. Lib. arb. 4. Satisfaire uneâme dont les désirs ne sont pas finis et qui ne se peutreposer qu’en Dieu , id. Sermons, 3* dim. après J’dq.Provid. préambule. Il est sujet à l’ignorancecomme toutes les intelligences finies, montesq.Espr. i, 4. Si le monde est fini, s’il y a du vide,la matière n’existe donc pas nécessairement, volt.Phil. Newt. i, 4. Une chose finie est une chosequi a des bornes; une chose infinie n’est que cettemême chose finie à laquelle nous ôtons ces ter-mes et cos bornes, buff. Ess. arilh. mor. || Termede mathématique. Grandeur finie, celle qui ades bornes. Progression finie, celle qui n’est com-posée que d’un certain nombre de termes. Nom-