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colors Sainte religion florir, io IIose, 11135. Toutesa teste [celle de la vieillesse] estoit chenue, Etblanche cum s’el fust florie, ib. 347. [Clercs] Oui,quant aus biens du monde, contre raison florissent,j. ne meung, Test. & 1 t. Jadis au tans des anciensEstoit molt maus, mais que li biens Floriscoit pluset erl [était] en face, ISarl. et Josaphal, p 2 . |[ xiv” s.Et avril soit exaussiez, honourez, Oui florist detoutes parts Les prés, les bois et les chams et lespars [parcs], machaut, p. 130. || xv“ s. Pour em-belir et fleurir sa mauvaiseté et retraire la roineen Angleterre, et remettre en son danger [ pou-voir] et du roi son mari [Édouard II , Isabelle] ,froiss. i, i, il.||xvi” s. [Molinet] aux vers fleuris,mabot, m, 305. Il se doubtoit fort que ses actesseroient beaux et glorieux, mais que, après avoirfleury peu de jours, ilz se feneroient et passeraientincontinent, amyot, Dion, 30.11 laissa une postéritéqui depuis a flori longtemps au païs,m. Cimon.l. 11s’empara de l’Hespagne, laquelle il trouva florissanteen nombre de peuples, id. Sertor. o. L’eloquence aflori le plus à Rome lorsque.... mont, i, 38ü. En lasaison où la science fleurissait le plus, id. it, 208 .
— ËTYM . Pic. flourir; provenç. florir; espagn.(lorecer ; ital. fiorire ; du latin florere ( avec chan-gement de conjugaison), dérivé de flos, /loris,fleur. Le présent je fleuris et le participe fleuris-sant supposent une forme dérivée jloriscerc.
FLEURISSANT, ANTE (fleu-ri-san, san-t’), adj.Qui pousse des fleurs; qui est en fleurs. Un vieil-lard sur son âne aperçut en passant Un pré pleind’herbe et fleurissant, la font. F'ab. vi, 8.
— REM. Fleurissant se dit au propre et florissantau figuré (voy. floiussant; voy. aussi à fleuhir laremarque l).
— HIST. xvi” s. Une belle plaine fertile et fleu-rissante, mont, i, t "G. Ceulx qui ont donné auinonde leur aage plus actif et fleurissant, id. i, 270.Fleurissant en santé, en richesses.... id. n, 36.Cette divine police lacedemonienne, si longtempsfleurissante en vertu et en bonheur, id. u, 222.
FLEURISTE (fleu-ri-st ), s. m. || 1“ Amateur defleurs, celui qui prend plaisir à les cultiver. Lefleuriste a un jardin dans un faubourg; il y courtau lever du soleil et il en revient à son coucher ;vous le voyez planté et qui a pris racine au milieude ses tulipes, la bruy. xiii. Ces petits fleuristesqui se pâment à l’aspect d’une renoncule, i. i.rouss. Uél. îv, n. || 2“ Fleuriste artificiel, celuiqui fait ou vend des fleurs artificielles. || Au fém. etabsolument, ouvrière qui lait des fleurs artificiel-les. Une habile fleuriste. || 3" Peintre qui s’adonneparticulièrement à peindre les fleurs. Ce peintreest un bon fleuriste. || On dit maintenant peintrede fleurs. || 4" Adj. Marchand, marchande fleuriste,celui, celle qui vend des fleurs artificielles. || Jar-dinier fleuriste, jardinier qui cultive des fleurs.|| Jardin fleuriste, jardin destiné à la culture desfleurs.
— ËTYM . Fleur; ital. fiorista.
FLEURON (fleu ron), s. m. || l'Ornenienten formede fleur. Les fleurons d’une couronne. Une étoffe oùil y a des fleurons. || Fig. C’est un des plus beauxfleurons do sa couronne, le plus beau fleuron de sacouronne, c’est une des importantes prérogatives,une des plus belles provinces du prince. || Il se ditaussi 'le ce qu'il y a de plus avantageux pour unepersonne. Il a perdu le plus beau fleuron de sa cou-ronne. Plus beau fleuron n'est en votre couronne,la font. Belpk. || Fig. Songez à vous, mon cherconfrère; mettez les derniers fleurons à votrecouronne par les Barmécides [titre d'une piècede théâtre], volt. Lelt. Lakarpe, 19 nov. 1777.|| 2“ Ornement qu’on place dans les endroits d'unlivre où il reste de l'espace à remplir et sur le dosdes livres; ainsi dit parce qu’autrefois il représen-tait ordinairement des fleurs. || 3° Ternie d’archi-tecture. ornement sculpté, et représentant uneleuille ou une (leur. ||4' ferme de botanique. Cha-cune des petites (leurs dont la réunion forme unefleur composée. || Demi-fleuron, ou fleuron ligule,nom donné à la disposition des fleurs composéesdans laquelle le limbe de la corolle se termine parune lame unilatérale a dentée. || 6“ Fleuron etfleurette s est dit, par plaisanterie, pour fleurettesimplement, au sens de propos galant. Quandprès de quelque objet, vous joue/, quelquefois’,Quoiqu’en pleine santé, d’être presque aux aboisEt que vous débitez et fleurons et fleurettes PourSlieux peindre des maux qu'à plaisir vous vousfaites, tb. corn. l’Ain , d la mode, i, 3. || 6° in-gère étoffe de laine, de soie et de fil. || 7° synonymede fleuret 3, Ce ne fut pus un maigre passe-temps
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de lui voir faire des fleurons, des passages et descabrioles, Francion, iv, p. 155.
— BIST, xiv' s. Une petite couronne d’or, àtreize florons, et a, en chascun fleuron, une es-meraude contrefaitte, trois grosses perles et ungrenat, de laborde, Émaux, p. 198. ||xvi's. Plaisevous donc, noble fleuron royal.... maiiot, h, 92.
— ËTYM . Dérivé de fleur; ital. fiorone.
FLEURON NÉ, ÉE (fleu-ro-né, née), adj. || l”Dans
le blason, synonyme do fleuré. || Terme de pa-léographie. Orné de fleurs. Lettres fleuronnées.
|| Terme de sculpture. Génie fleuronné, enfant’ailé dont la partie inférieure se termine en nais- 1sance de rinceaux, de feuillages ou de fleurs.
|| 2" Terme de botanique. Se dit des plantes donttoutes les fleurs sont des fleurons. || Demi-fleu-ronné, qui est formé de demi-fleurons.
— hist. xvi” s. Jà le laurier te préparé couronne;Jà le blanc lis dedans ton bers fleuronne, marot,i, 228 . Si la beauté se perd, fais-en part de bonneheure, Tandis qu’en sou printemps tu la vois fleu-ronner, rons. 278.
f FLEUltONNER (fleu-ro-né), v. a. Orner defleurons le cercle d’une couronne.
— ëtym. Fleuron.
FLEURS (fleur), s. f. pl. Les règles des femmes,les menstrues. || Fleurs blanches, nom vulgaire dela leucorrhée.
— hist. xiv* s. Le sanc mestrueus, ce sont lesfleurs de la famé, H. de monheville, f° 8. Le (lusde sanc dit flours ou menstrues, id. f" 29, verso.
|i xvi” s. Fleurs blanches, paré, i, 34. Les femmesappellent leur (lux de sang par la matrice, mois,temps, semaines, purgations, fleurs rouges, id.xviii, 58.
— ëtym. Fleur; ainsi dit parce qu’on a com-paré les menstrues, à cause de leur couleur rouge,à une fleur. Ce qui prouve que c’est bien fleursqu’il faut et non /lueurs, que quelques-uns ontpropose comme une rectification, c’est que la basselatinité dit constamment flores , l’ancien français fleurs ou flours, et l’italien flori.
f FLEURI ES (fleur-tî), s. m. Voy. fleuretis.
FLEUVE (fleu-v’), s. m. || 1” Grand cours d’eauauquel plusieurs rivières servent d’affluents et quiconserve ordinairement son nom jusqu’à la mer. Demême que ces fleuves tant vantés demeurent sansnom et sans gloire, mêlés dans l’Océan avec les ri-vières les plus inconnues, boss. Dur h. d'Orl . Cen’est pas s’opposer à un fleuve que de faire des le-vées, que d’élever des quais sur ses rives, pour em-pêcher qu’il ne débordé et ne perde ses eaux dansla campagne, id. Sermons, Vêture, Mlle de Bouillon,i. Ainsi commençait une vie dont les suites devaientêtre si glorieuses, semblables à ces fleuves qui s’é-tendent à mesure qu’ils s’éloignent de leur sourceet qui portent enfin partout où ils coulent la commo-dité et l’abondance, fléciiier, Turenne. Les fleuvesse font presque toujours leur lit, fonten. Gugliel-mini. Des fleuves d’une largeur immense, tels quel'Amazone, la Plata, l’Orénoque , roulant à grandsflots leurs vagues écumantes et se débordant en touteliberté, semblent menacer la terre d’un envahisse-ment et faire etlort pour l’occuper tout entière,buff. Ois. t. xiv, p. 42, dans pougkns. Les plusgrands fleuves de l’Europe sont le Volga qui a envi-ron 660 lieues de cours depuis Resohow jusqu’àAstracan sur la mer Caspienne ; le Danube dont lecours est d’environ 460 lieues Depuis les montagnes
de Suisse jusqu’à la mer Noire ; le Don. id. Hist.
nat. I’reuv Théorie lerr. OFuv. t. u, p. 68, danspougens. Tous les fleuves diminuent de jour enjour, parce que tous les jours les montagnes s’a-baissent, id. ib. p. 158. Il y adansl’ancien continentenviron quatre cent trente fleuves qui tombent im-médiatement dans l’Océan ou dans la Méditerranéeet la mer Noire , id. ib. p. 27. C’est autour de leursfaites [des montagnes] que s’assemblent les nua-ges et les neiges, qui de là se répandant sans cesseforment tous les fleuves et toutes les fontaines,dont on a si longtemps et si faussement attribué lasource à la mer, volt. Physique, Singul. de la nat.io. Les cantons les plus riches de Hollande ont con-tinuellement le spectacle effrayant de fleuves sus-pendus à vingt et trente pieds au-dessus du sol, cu-vier, llév. p. 16 ). Pour la première fois les eaux dece fleuve moscovite [le Borysthène] allaient porterune armée française et réfléchir nos armes victo-rieuses, séglr, Hist. de Nap. vi, l.||2° Il se ditquelquefois, en poésie, pour, désigner une rivièrequelconque, pourvu cep^ncfiint que cette rivièresoit donnée dans le moment Comme grande. I| 3“ Fig.
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Ce qui abonde et coule comme fait un fleuve. Songeaux fleuves de sang où ton bras s’est baigné, corn-Cinna, iv, 2 . Je le plongerai dans un fleuve dedélices, fënf.l. Tél. iv. || Un fleuve d’éloquence, depoésie, une éloquence, une poésie qui coule avecl’abondance et la grandeur d’un fleuie. Il 4° Poéti-quement. Le fleuve de la vie, le cours de la vie.On ne jette point l’ancre dans le fleuve de la vie,bi;rn. de ST-piEimÉ, Chaum. ind. Il nous faut, dansson cours, Remonter flots à flots le long Neuvedes jours, lamart. Méd. i, 28. || Le fleuve de l’étci-nité, le temps considéré dans son mouvement etet"nel. Ce n’est qu’en remontant le fleuve de l’éter-nité que je puis essayer do parvenir à sa source,volt. Princip. d’action, chap. 3. || 5° Terme de mï"thologie. Divinité qui préside à un fleuve. Les a*tributs d’un fleuve. Absente, quand le fleuve a reçunos présents, Elle n’a point offert les vœux qu° n °"tre zèle Adresse chaque jour à ses flots bienfaisants,c. delav. Paria, u, 6. || Familièrement. Ruisse:lecomme un fleuve, dégoutter d’eau, de pluie. || Tcrm^de sculpture, de peinture ou de théâtre. Persoit-nage allégorique représentant la divinité d’un fi*' uV _et revêtu d’un costume de convention, surtout danles anciens ballets, dont les sujets étaient !e P lusouvent mythologiques. Dans des chaconnes egavottes, J’ai vu des Fleuves sautillants; J’® 1danser deux Matelottes, Trois Jeux, six Plaisirsdeux Vents, panard, Description de l’opéra . . ,— HIST. xii” s. De tote vertut fait à esgardeirfluives del oevre, se il vient purs fors de la 1°taine de la pense [penséo], Job, p. 447 . || xiii* s - _r_l’autre part, ce m’est avis, Court uns flueves de pradis, Qui Eufrates est apelés, Fl. et lil v. ? '
|| xvt” s.On dit en françois trois FFF mauvais voisi>fleuve, fort, frere, des accords, Bitjarr. p■ 1 ’dans lacurne. .
— ËTYM . Provenç. fluvi; ital. fluvio ; du fat-■ / . (vius, de /lucre, couler. L’ancien français aaussi flum qui représente le latin /lumen. ...aFLEXIBILITÉ (flè ksi-bi-ii-té), s. A II. 1 " ° U p‘ urde ce qui est flexible. La flexibilité du jonc-* jyétudier convénal,lement la flexibilité de l’écorc ^globe et les mouvements que cette écorce reço. j ediverses causes très-complexes, il est inc(isp eJ,sd’avoir quelques instruments qui fixent ( *’ un ® tS)nière certaine les particularités des mouvem jjmarchand, Acad, des sc. t. lui, p. 1269. || 2" .& eSlse dit de ce qui se plie comme les choses Ile *'C’est par cette flexibilité [à la volonté de IîieU ^ a gdes personnes qui aiment l’étude ne laissent Ps’appliquer avec soin à des entretiens l l u, s . col g,ment pas, lorsque la charité le demande ^ R ^Kss. mor. 2 » traité, chap. 8. L’on possède a ' r _la force et la flexibilité de l’esprit, PASC ., ffl olle,Il sentit que les mots, semblables aune cire n ,ont une flexibilité merveilleusement propre adre toutes sortes de formes ; de sorte qu’on Jt(inie et qu’on les tourne comme on veut, p El)S .Hist. anc. Œuv. t. xi, 2” part. p. 6S3, dans p° . j eJ’admire toujours la fécondité et la ^ exll ” ut toutvotre langue [l’italien ] dans laquelle on P e “ .traduire heureusement, volt. Lett. v oix.
nov. 1760. || Dans le chant, flexibilité de lin inuerqualité qui fait qu’elle peut augmenter ou m jer
sans le moindre effort l’intensité des sons, ®J n3 j arapidement d’une note à une autre. I[ (rnil . e depeintureraideur
iment d’une note à une autre, u , a j r e ipire, flexibilité des contours, le c e xpri'
_ir, c’est-à-dire trait semblant su-vr
mer la souplesse des chairs. inve nt ‘ oD
- hist. xvt” s. La flexibilité de l J 0S ^ „ e9 mon 1,à forger des raisons à toutes sortes des
IV, 189.
— ëtym. Provenç. flexibilitat ; e s P ^fu'uotein, ^ 0
dad; ital. flessibilità ; du latin fle xlflexibilis, flexible. n „; s e ' a ' sS
FLEXIBLE (flè-ksi-bl’), adj. Il 1 u n
courber plus ou moins facilement J _ „ 3 a ppre ,
tain point sans se briser. Ces expér et moinent que le bois du pied est plu® llist naj- 'flexible que celui du sommet, bu ■ invisi*’ ’
vm, p. 208 , dans pouof.ns .La n >' ml
Qui, dans sa prison flexible, 'tesse^éponJ aments, Sous l’ccorce qui la .P res ‘ nK delav- *tendresse Par de doux fremissera- » imp reri«, n, 8. || 2” Fig. Qui cède a „ e *ibl* £
sions qu’on veut lui donner. Ca ( seI isiL>le, aSeigneur à mes maux est„ < ev fLui-nièB 10 9et, la pitié Payant rendu flexible, Wvoulu descendre à mon secoui , olra nch 0 u3L’amour delà volonté de ^ ieu '" e ,. c jces, et ,' veut,attache de la pratique de ces ' jjieu I erend flexibles à les changer, 1