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étrangères, arman, ou Corps législat. Monit. univ.<3 mai 1868, p. 649, 6* col. Le chemin de fer duNord , qui est le plus concurrencé par les canaux,Wsc. ou Corps législatif par M. de Mackau, Compterendu analytique de la séance du 6 février 1870.
t CONCURRENTIEL, ELLE (kon-ku-rran-si-cl,é-1’), adj. Qui fait concurrence. 11 existe réelle-ment des compagnies concurrentielles pour leslignes à concéder, Journ. ojjic. 16 juin 1872,P- 4036, 3* col.
t CONCURREU (kon-kur-ré), v. n. Concourir.Cette maxime est nouvelle et assez sévère, et jene l’ai pas toujours gardée ; mais j’estime qu’ellesm't beaucoup à fonder une véritable unité d’ac-lion, par la liaison do toutes celles qui concurrentdans le poème, corn. Disc, du poème dram. Jesouhaiterais qu’on l’observât invariablement [laréglé qui veut que le premier acte contienne lefondement de toutes les actions], quand on faitConçurrer deux actions différentes, id. il).
— étym. Lat. concurrere. C’est le même queconcourir, qui est seul usité aujourd’hui.
CONDAMNABLE. Ajoutes: — REM. Malherbe aécrit condemnable : 11 est des choses répréhen-sibles qui ne sont pas condemnables, Lexique,éd. L. Lalanne.
t CONDAMNATEUR (kon-da-na-teur), î. m. Ce-lui qui condamne. Ces innocentes et respectablescréatures [les époux Montbailli, condamnés au bû-cher par le tribunal d’Arras ] avaient été accuséesde parricide, et jugées sur des allégations qui au-raient paru ridicules aux condamnateurs mêmesdes Calas, volt. Comm. hisl. sur les Œuv. deVaut, de la Henr.
— Etym . Lat. condemnatorem, de condemnare,condamner.
CONDAMNATION. Ajoutez : — REM. Malherbea écrit condemnation : La condemnation do la ma-lice universelle du monde, Lexique, éd. L. La-lanne.
— iiist. xvi* s. Ajoutez : En vérité, en vérité,je vous dis que qui oit mtt parolle et croit à cel-luy qui m a envoyé, il a vie éternelle et ne vientpoint en condemnation, Évang. selon saint Jean, v,24 , Nouv. Testam. éd. Lefebre d’Étaples, Paris ,1fi 25. 11 [l’evesque] ne soit point novice, affin quepar élévation d’orgueil ne cheie en la condemna-tion du diable, I Tim. m, 6.
CONDENSATION. Ajoutez : || On a étendu la si-gnification de ce mot aux modifications physiques•lui ne comportent, proprement, ni idée do den-sité, ni idée de masse. Condensation de la chaleur,de l’électricité, etc.
t CONDENSEUSE (kon-dan-seû-z’), s. f. Machineà condenser, Journ. olfic. 24 fév. 1876, p. 1371,** col.
CONDESCENDANCE. — BIST. Ajoutez : XII* s.Quant il soi, por lo condescendement des plu-siors, az deforienes [extérieures choses] espart[disperse], li Dialoge de Grégoire lo pape, 1876,P- 6. Alsi com par condescendement, ib. p. 141.
CONDITION. Ajoutez :|| Terme de turf. Un che-Yal est en condition lorsque, au moment de l’é-Preuve, il réunit toutes les qualités de forme et deligueur qu’on est en droit d’exiger de lui.
CONDITIONNÉ. Ajoutez : || 5" Terme de com-merce. Se dit de la qualité, do l’état d’un objet.Ces rapports différent, suivant que la soie est plusou moins conditionnée, p. giraudeau, la Banquerendue facile, in-4*, Paris , 1769, p. 468.
CONDOULOIR. Ajoutez : — REM. Se condouloir1 est dit ne s’employer qu’à l’infinitif. Pourtant! M. Louis Ratisbonne , dans sa traduction de Dante,
! l’a employé au futur : Bien plus, en regardant,: tu te condouleras, Dur g. xxxi.lla eu raison. 11 fautI autant que possible rendre à ces verbes mutilésl’usage de leurs membres. Mais comment conjuguerce verbe? L’imparfait est assuré; c’est je me con-doulais. Le futur l’est moins; si l’on remonte àl’ancienne conjugaison, on voit qu’il est : je medoulrai ou me dourrai. Par conséquent la formemoderne pourra être : je me douterai, je me con-doulerai.
t CONDUCIBILITÉ (kon-du-si-bi-lî té),s. f. Termede phys’que. Synonyme de conductibilité, dansfourier. Théorie de la chaleur.
CONI CITE. Ajoutez :|| 9” Manière dont se com-portent des instruments, des machines. Sur la con-duite des chronomètres, souyaux, Acad, des sc.Comptes rendus, t. lxxxii, p. 679. || 10” Conduite de,avec un verbe à l’infinitif, pour conduite qui con-8 >ste à. Cette conduite va bien plus à.... quo cellede suivre ... fén. Lcll. spirit. cxxxvi. || il» Con-
duite de Grenoble , ancienne locution qui signi-fiait mauvais accueil, mauvais traitement. Si vousaviez été l’autre jour au Marché des Innocents,vous auriez pu jouer votre petit rôle dans la con-duite de Grenoble qu’on a faite à M. l’abbé [Ter-ray], ltev. Britan. sept. 1872, p. 132.
f CONPURANGO (kon-du-ran-go), s. m. Plantede la famille des asclépiadées. Le condurango croitdans la province de Lova [la patrie du quinquina],entre l’Équateur et le Pérou ; depuis des annéesl’écorce en est employée, sous forme de décoctionou de pilules, contre le rhumatisme et d’autresmaladies ; mais c’est seulement dans ces dernierstemps qu’on l’a appliquée comme remède contrelo cancer, Journ. o/jic. 27 nov. 1871, p. 4660,■r* col.
— Etym . Condurango, remède du condor, dansla langue du Pérou .
CONFECTION. || 3° Ajoutez en exemples : Ce sonttoujours des confections de la première utilité, depetits bonnets, des jupons tricotés, des chemises,des camisoles, ilonit. univ. 4 avril 1868, p. 479,5* col. Elle [l’industrie des châles] a à lutter con-tre l’introduction toujours en progrès des confec-tions dans le costume des femmes, Enquête, Traitéde comm. avec l’Anglel. t. m, p. 738. || 5* Arran-gement pour la vente (voy. confectionner ci-dessous). Le blanchiment, l’apprêt et la confection[du tulle] revenaient à.... Enquête, Traité de comm.avec l’Anglet . t. iii, p. 653.
CONFECTIONNER. Ajoutez : || 2° Arranger, pa-rer pour la vente. Nous employons des. femmes etdes enfants pour raccommoder et confectionner letulle, c’est-à-dire pour l’apprêter, le plier, de fa-çon qu’il soit prêt à être mis en vente, Enquête,Traité de comm. avec l’Anglet . t. iv, p. 651.
CONFÉRENCE. — SYN. CONFÉRENCE, CONGRÈS. Lecongrès est une réunion de souverains ou deleurs plénipotentiaires, dans un lieu choisi, quiest d’ordinaire un terrain neutre. On peut citer :les congrès de Troppau etdeLaybach, en 1820 et1821; le congrès de Vérone, en 1822 ; le congrèsde Paris, qui termina la guerre de Crimée par letraité du 30 avril 1856. X ladifférence du congrès,la conférence a lieu entre les minisires et les am-bassadeurs accrédités, sans qu’il soit besoin poureux de nouvelles lettres de créance. La présencedu souverain ou de son plénipotentiaire n’y estpas nécessaire; l’ambassadeur ordinaire suffit. Lesplus remarquables de ces conférences ont étécelles de Londres de 1831-39 sur les affaires bel-ges, et celles qui ont été tenues à Vienne en 1863et 1854 pourprévenir la guerre entre la Russie etla Turquie .
f CONFÉRENCIER. Il 2” Néologisme. Celui quifait des conférences sur quelque objet de littéra-ture ou de science. Ne mettez pas un bâillon surles lèvres de vos conférenciers, de pressensé ,Journ. oflîc. du 9 juin 1875, p, 4122 , 2 * col. .
f CONFÈRENT (kon-fé-ran), s. m. Nom donnédans l’ancienne république de Venise à un digni-taire choisi par le sénat pour conférer en certainscas avec les ambassadeurs, J. J. rouss. Lett. dIf. Dupont, 25 juill. 1743.
CONFESSION. Ajoutez : || 5* Terme d’architec-ture. Petite construction destinée dans une égliseà supporter les châsses. Au moyen âge, on plaçaitfréquemment la confession derrière le maitre-autel,ilonit. univ. 12 oct. 1868, p. 1375, 3* col.
f CONFESSIONALISME (kon-fè-sio-na-li-sm’),s. m. Attachement à une confession religieuse. Unétroit confessionalisme.
CONFIANCE. Ajoutez : || 4* Au plur. Pourvu quenous n’ayons que Mme de Guitaut pour témoin denos confiances, sév. Lett. à. Guitaut, 2 nov. 1 671. ilest impossible de rien ajouter aux honnêtetés, auxconfiances et aux extrêmes considérations de M. deLavardin pour moi, id. 24' sept. 1675. || 5" Avoirconfiance que, compter que. J’ai confiance quecela n’arrivera pas, t. J. rouss. Lett. à d’Ivernois,26 avril 1768. || 6" Avoir confiance do soi-même,se fier en soi-même. Il n’y a qu’un petit nombrede courtisans qui, par grandeur ou par une con-fiance qu’ils ont d’eux-mêmes.... la bruy. vin.
|| 7" Terme de droit. Faire confiance, se lier en. Lecommerçant qui, sur la demande d’un domestique,consent à livrer à crédit sans s’assurer auparavantsi c’est le maître lui-même qui sollicite ce crédit,fait confiance au domestique et non à son maitre,Gaz. des Trib. 9 août 1874, p. 769, 1" col. 11 est con-stant quo L.... n’a reçu d’ordre que de la So-ciété des Dépôts et Comptes courants ; qu’il n’a faitconfiance qu’à cette société, ib. 13 nov. 1874,p. looo,
l^col. Il faut reconnaître d’après tout ce qui pré-cède qu’en faisant confiance à la pièce incriminéeet en délivrant les marchandises au sieur M. .,la compagnie n’a commis aucune faute lourde....ib. 25 janv. 1875, p. 78, 2* col. 11 y a lieu à prioride présumer que B.... a Tait confiance à B....[de ses valeurs] et traité sous la garantie de lacharge [de set agent de change].... (Jugement duTrib. civ. de la Seine du 12 janv. 1872), Gaz. desTrib. i* r oct. 1873, p. 941, 2 * col.
f CONFIDENTE!! (kon-fi-dan-té), v. n. Être enconfidence (inusité). Ls cardinal [de Reims ] confi-denlait de très-près avec lui, marquis de Mira-beau, dans L. de loménie, La comtesse de Jlochefortet scs amis (la lettre du marquis de Mirabeau estde 1758).
CONFIER. || 4° Ajoutez : || Se confier de. Je n’airien de plus nécessaire que la lecture premièrementpour ne me confier trop de ma suffisance, secon-dement.... malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Voyezcombien j’espère de vous, ou plutôt combien jem’en confie, id. ib. Sous l’appui du Très-Haut qui-conque se retire, Et de tout se confie en lui, corn.Lexique, éd. Marty-Laveaux. Je me fie enfin et meconfie en vous de ma destinée,, sév. 27 avril 1685.
CONFIRE. — ÉTYM . Ajoutez : Bas-lat. confeclasin oleo, dans un texte du vi* siècle, voy. Rev. crit.
28 mai 1868, p. 347.
f CONFISCATEUR (kon-fi-ska-teur), s. m. Celuiqui confisque. Franchement, puisqu’elle a des at-tentions pour le confiscateur [Napoléon III],m* léon duval, Gaz. des Trib. 9 déc. 1876,p. 1192,2 * col.
t CONFISERIE. Ajoutez : || 2” Usine où l’on pré-pare les sardines pour les confire et conserver.
CONFITURE. Ajoutez : || Fig. Nous mangeonsdu sucre et des confitures quand nous nous ra-mentevons nos amis qui se portent bien, malh.Lexique, éd. L. Lalanne. || Homme à confitures,homme qui a besoin de reprendre des forces, dese réconforter. Nous avons le cœur bon, et, dansnos aventures, Nous ne fûmes jamais hommes àconfitures, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.
CONFLIT. Ajoutez : || 4“ Lo conflit if’une mala-die, l’attaque d’une maladie. Veux-tu savoir quefit mon père au conflit de cette maladie? malh.Lexique, éd. L. Lalanne.
CONFLUER. Ajoutez : La Paglia ne tarde pas àconfluer avec le Tibre, qui porte à Rome ses eauxjaunies, Simonin, l’Élrurie et les Étrusques, p. 19.
f CONFONDANT, ANTE (kon-fon-dan, dan-t’),adj. Qui confond, trouble profondément. Humilia-tion confondante, ste-beuve, Port-Royal, t. 11 ,p. 236, 3* éd.
CONFORMER. Ajoutez : || 5* Se conformer, êtreconforme. Les jugements des hommes, qui en tantd'autres choses sont contraires l’un à l’autre, seconforment en celle-ci, malh. Lexique, éd. L. La-lanne.
f CONFORTABILITË (kon-for-ta-bi-li-té), s. f.Qualité de ce qui est confortable. Des fatiguesinaccoutumées de trois jours de route, dans unéquipage dont la confortabilité n’était pas le prin-cipe. mérite.... louis énault, Feuilleton du Journ.ojjir. du 30 sept. 1869.
j CONFORTABLEMENT. Ajoutez : Nous faisonsle tour de la galerie [au Capitole, à Washington ]où régnent six ou sept rangées de banquettes àdossiers garnies d’étoffe grise et confortablementespacées, de molinari, Journ. des Débats, 10 août1876, 3* page, 5* col.
CONFORTATIF. Ajoutez : || 2" Terme de bâti-ment. Qui consolide une construction. Lorsqu'uneconstruction n’empiète pas sur la voie publique,il n’y a pas lieu d’en ordonner la démolition, àraison de ce qu’elle a été l’objet de travaux con-fortatifs, exécutés sans autorisation, Gaz. des Trib.
29 août 1874, p. 828, 3* col.
CONFRONTATION. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Sur
la confrontation de une certaine place vuide, la-quelle estoit partie maçonnée et partie à maçon-ner, Bib.desch. 1872, p. 366.
f CONFUCIANISME (kon-fu-si-a-ni-sm’), s. m.Doctrine de Confucius , philosophe chinois duvi* siècle avant notre ère ; elle a un caractère re-ligieux. Le confucianisme ne sort pas des écoles ;en réalité, la religion dominante au Japon estsans contestation le bouddhisme , G. Bousquet,Rev. des Deux-Mondes, 15 mars 1876, p. 336.
t CONG (konglf), s. m. Nom, en Chine , de grandsvases de porcelaine grossière. L’alose qui est forteet excellente en goût, est produite presque exclu-sivement par des moyens artificiels et transportée