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cinq jetons, tandis que les autres se débarrassentd’autant de jetons qu’ils font de plis. Chacun d’en-trée de jeu reçoit cinq jetons. On est hors de jeuquand on a réussi à s’en débarrasser. Le joueurqui reste seul chargé de jetons est le perdant. Unrobuste gentilhomme campagnard, chassant sixmois de l’année et passant les six autres mois àdes parties de pêche ou à des parties de rams,a. theuriet, Rev. des Deux-Mondes, 15 avril t876,p. 734.
t ItAMSER (ram’-sé), v. n. Jouer au jeu derams. Il Être ramsé, ne pas faire de pli.
RAMURE. — HIST. Ajoutez: xu* s. Un cerf tro-verent maintenant, De xx ramors et fier et grant,benoit de sainte-more, Roman de Troie, V. 29i55.
t RAN, ou RANC, ou RANG (ran), s. m. Nom dutoit à porcs en Champagne et en Belgique .
— Etym . D’après M. d’Arbois de Jubainville,Mém. de la soc. de limjuist. de Paris , t. u, p. 39,c’est le mot franc chramrue ou hramne, qui, d’a-près lui, a ce sens dans la loi Saliqtie.
t RANCART. Ajoutez : — ET YM. Le normand ditrécart : mettre au récart, mettre de cété, au rebut,dans un coin, delboulle, Gloss, de la valléed’ïéres, le Havre, (876, p. 287 ; ce qui semble sedécomposer en re et écart. D’un autre cété le paysromand dit raccard pour grenier; si rancart etraccard étaient le même mot, mettre au rancartserait mettre au grenier.
f RANCH (ranch’), s. m. Nom, dans l’Amériquedu Nord , de bâtiments dressés dans quelque lieudésert. Quatre cents Sioux et Cheycnnes ont at-taqué un ranch, à soixante-dix milles au nord-est de Trinidad (Colorado ), et ont massacré la fa-mille qui l’habitait...., le même jour, une bandenombreuse de Peaux-Rouges a attaqué le ranch àbétail de Jones frères, Extr. du Courrier desÉtats-Unis, dans Joum. offre. 9 oct. (872, p. 6405,3" col.
— Rtym. Voy. rancherie au Dictionnaire.
f RANCHET. Ajoutez : Enjoint aux voituriersconduisant moellons, d’avoir des ridelles et ran-chets assez forts..., Ordonnance de police, 20 sept.(782.
RANCI, IE. Ajoutez r || Fig. J’ai critiqué la com-position de l’ouvrage et l’odeur un peu ranciequ’il exhale, L. ratisbonne, J. Débats, (4 févr. (807.
f RANCISSEMENT (ran-si-se-man), s. m. Actionde rancir, de devenir rance. Le rancissement estune décomposition lente des corps gras, Dict. deméd. et de chir.
RANÇON. Ajoutez : || 3* Billot de rançon, billetsouscrit par un capitaine de navire capturé pourêtre mis en liberté (dalloz).
RANG. || 1" Ajoutez : Art. 2 : les voitures y se-ront placées soit en file, c’est-à-dire à la suite lesunes des autres, soit en rang, c’est-à-dire rouescontre roues, Ordon. de police, 29 déc. (863.
RANGÉE. — HIST. Ajoutez : xii* s. Ellevos[voilà que] sodainement eu la place devant l’uizde cele meisme crie [cellule] stiurent [steterunl,se tinrent] dous [deux] rengies de chantanz, liDialoge Grégoire lo pape, ( 876, p. 214 . Entre lesrengios des sovrains citains [citoyens], ib. p. 349.
f RAPASSIER (ra-pa-sié), s. m. Nom, dans leLanguedoc , de celui qui récolte les truffes.
— ETYM . Le même que rabassaire ou rabassier(voy. ce mot au Supplément).
RAPATELLE. — ËrYM. Ajoutez: L’origine étantinconnue, M. Bugge, Romania , n" ( 0 , p. (66, con-jecture que ce mot est emprunté à l’espagnol ouplutôt au portugais , et qu’il contient rabo, queue,qui se dit aussi de la queue du cheval, et tela,toile. C’est une conjecture à enregistrer.
t RÂPERIE (râ-pe-rie), s. m. Lieu, dans une fa-brique de sucre, où l’on râpe les betteraves. Legénérateur de la râperie venait de sauter, Journ.Offic. 30 nov. (876, p. 9863, 2* col.
— ètym. Râper.
t RAPIA (ra-pi-a), s. m. Terme populaire. Pin-gre, grippe-sou. On connaît le raisonnement éco-nomique de ce pingre donnant une soirée sansrafraîchissements, sous prétexte que plus on boitplus on a soif...; c’est très-réussi comme théoriede rapia..., Gaz. des Trib. (* r -2 févr. ( 876 , p. ( 06 ,4* col.
— ETYM.Norm. rapiat, celui qui rapine, du lat.rapere .
RAPIDE. Ajoutât .* || 9* Terme de chemin de fer.Un rapide, train allant avec une vitesse très-ra-pide. Grâce aux express et surtout aux rapides, iln’ÿ a plus de distance entre Paris et Marseille , a.belot, lllle Giraud ma femme, ch. xxn.
RAPIDITÉ. Ajourez : || 6* Habileté à écrire, àcomposer très-vite. Aubert, socinien, ennemi im-placable de Jurieu , et qui écrit, en effet, tous lesjours en Hollande contre lui; c’est un hommed’une rapidité à accabler Jurieu , fén. Lelt. à Seigne-layjuill. (876,dans Rev. polit, et litl. 3t oct. (874.
f RAPIQUER (ra-pi-ké), v. n. Terme de marine.Se dit d’un vaisseau qu’on dirige de manière àserrer le veut au plus près.
f RAPPÉ, ÉE. Ajoutez: — REM. Le rappe ourappen suisse vaut exactement un centime.
RAPPEL. || 6” Ajoutez : || Pig. Distribution,dansla toilette d’une femme, de nuances qui se rap-pellent l’une l’autre. Leurs toilettes [de la mère etde la fille], quoique merveilleusement assorties àleur âge, avaient entre elles de secrets et char-mants rappels, oct. feuillet, Rev. des Deux-Mon-des, ("sept. (876, p. (2. || 9” Terme de législation.Abrogation expresse d’une loi. C’est en (824 quefut voté [par le parlement anglais ] le rappel deslois sur les coalitions [d’ouvriers], paul leroy-beau-lieu, Joum. des Débats, (7 juin (876 (c’est uneexpression anglaise qui tend à s’établir dans lefrançais ).
t RAPPELABLE. Ajoutez : Lorsque les infir-mités ont cessé, quand il est constaté que les offi-ciers peuvent reprendre leur service, ils sont rap-pelables dans les rangs, Joum. offre. (4févr. (872,p. (076, 2* col.
RAPPELER. Ajoutez : || 16“ Terme de législation.Rappeler une loi, en prononcer l’abrogation ex-presse (c’est l’anglais to repeal).
t RAPPETISSE (ra-pe-ti-s’), s. f. Terme de tricot.Ce sont deux mailles tricotées ensemble à la mêmeplace, de trois en quatre tours pour former le basde la jambe ou le pied d’un bas. Les diminutionsse font partout; les rappetisses désignent plutôtles suppressions de mailles pour la forme du bas.|| On dit aussi appetisses.
t RAPPLIQUER. Ajoutez :||S*Au propre, ap-pliquer, ajuster de nouveau. On bouche herméti-quement le trou en rappliquant le fragment déta-ché, et l’on place le bambou sur le feu; le riz estcuit avant que ce fragile récipient ait eti letemps de se consumer, o. Bousquet, Rev. des Deux-Rondes, (* r janv. (877, p. 86.
RAPPORT. Ajoutez : || 22* Fête de village, dansla Haute-Marne . C’est aujourd’hui la Saint-Michel,répondit Antoine, et ils vont sans doute au rap-port d’Amorey. — Et qu’est-ce que ce rapport? —Une fête patronale qui se célèbre en plein bois,près d’une source plus ou moins miraculeuse, a.theuriet, Rev. des Deux-Mondes, (" mai (876,p. 27.
— REM. Ajoutez : || 3. Rapport à, se dit populai-rement et très-mal au lieu de : par rapport à. Cebrave philosophe anglais [Priestley ].... dont on aboucané la maison et ravagé les possessions à Bir-mingham , rapport à nous, et parce qu’il célébraitla fête de la liberté, devrait venir parmi nous...,L. du P. Duchéne, (50* lettre, p. 8.
RAPPORTÉ. Ajoutez : ]| 4* Qui a fait l’objet d’unrapport. Je viens demander la mise à l’ordredu jour de la proposition rapportée par l’hono-rable M. de..., Journ. offre. 6 févr. (875, p. 99 (,f* col.
RAPPRENDRE. Ajoutez : || 2" Enseigner denouveau. Au pis aller, si vous l’oubliez [le latin],je m’offre de vous le rapprendre cet hiver, voit.Lelt. 82 .
— HIST. xvi* s. X elle quelque fois s’adressantles vieillards, auxquels elle rapprend encore lemestier, cholières, Contes, 7* matinée, 1. 1, p. 2I(,verso.
RAPPROCHÉ. Ajoutez : || 4* Terme de marine.Point rapproché, point déterminé par le croisementde la droite de hauteur et de la direction azimu-tale de l’astre observé, Acad, des sc. Comptes rend.t. lxxxii, p. 5.14. || 5* S. m. En termes de boursecommerciaJe, le rapproché, ce qui est livrable dansun terme rapproche, voisin. Après avoir gagné duterrain, les spiritueux sont de nouveau en baisse,à Paris , sur le rapproché aussi bien que sur lesépoques éloignées, Joum. offre. 27 août (877,p. 6024, (*• col.
f RAPRÈS-COUP (ra-prê-kou), s. m. Néologisme.Acte par lequel on cherche à se rattraper. Se-rait-ce que ceux à qui la vraie jeunesse a man-qué en sa saison sont plus sujets que d’autres àces raprès-coup et à ces revenez-y de jeunesse ?sainte-beuve, Nouveaux Lundis, t. n, Art. surLouis XIV et le duc de Bourgogne.
RARE. || 8” Ajoutez : || Terme de chirurgie. Pan-sements rares, pansements qui se font à des inter-valles éloignés. Le pansement à la ouate agit sur-tout et avant tout comme pansement raie, u. deparville, Journ. offic. (4 janv. (876, p. 342,2 * col.
— HIST. Ajoutez : xu* s. Mult est rere chose quenoz anemis [le diable] servet al salut des elliz,Job, p. 508.
RARÉFACTION. Ajoutez : || 2° Terme do com-merce. Diminution dans la quantité, dans l’offred’une denrée. Depuis un peu plus de quinze ans,la raréfaction des vins et l’élévation de leur prixont rejeté les populations, surtout les populationsouvrières, vers l’alcool, desjardins, Rapport du 7janv. (872 d l’Assemblée nationale, n* 786, p. (0.
f RASAGE (ra-za-j’), s. m. Action de raser, defaire la barbe. Hôtel des Invalides : adjudicationdes fournitures de denrées, combustibles, diversobjets de consommation, rasage et coupe de che-veux à faire, Journ. offre. (5 sept. (875, p. 7966 ,3* col.
RASANT. Ajoutez : || 5° Fig. Qui rase tout, sur-monte tout. Cet esprit si beau [Satan], orné dotant de connaissances si rasantes, parmi tant domerveilleuses conceptions n’estime et ne chéritque celles qui lui servent à renverser l’homme,boss. i, Démons, 2 .
f 3. RASE (ra-z’), s. f. Dans le Puy-de-Dôme ,rigole d’arrosement, les Primes d’honneur, p. 44(,Paris , (874.
— Êtym. Voy. ci-dessus raize.
t 2 . RASETTE (ra-zè-t’), s. f. Nom, dans le Pas-de-Calais , d’un instrument dit aussi sarclètc etbinette flamande, qui sert à sarcler, tes Primesd’honneur, Paris, (869, p. 83, et Paris , (874, p. 78.
f RASEUR. Ajoutez : || 2" Ouvrier qui rase, tondles étoffes. Raseur de velours, celui qui rase 1*velours, Tarif des patentes, (858. || 3* Populaire-ment, et fig. C’est un raseur, c’est un fâcheux, unennuyeux. Molière , en écrivant les Fâcheux, adeviné les raseurs de l’avenir, blum, It Rappel,2( juill. (869.
— HIST. xiv* s. Rasor, raseres, escallier, Vocab.lat.-franç. 2(34.
t RASIS (BLANC-) (blan-ra-zis’), s. m. Voy. blanO-RHASIS.
f RASKOL (ra-skol), s. m. Nom, au sein del’Église russe, d’une doctrine religieuse, sorte deprotestantisme qui donne à ses adhérents un ca-ractère d’austère moralité, Rev. crit. 5 mai (877,p. 293. Le raskol, c’est-à-dire le schisme, n’est niune secte, ni même un groupe de sectes; c’est unensemble de doctrines ou d’hérésies souvent diffé-rentes et opposées.... à cet égard, le raskol n’ad’autre analogue que le protestantisme, a. leroy-beaulieu, Rev. des Deux-Mondes, (•* nov. ( 874 , p. 6.On a vu il n’y a pas longtemps les filles de richesmarchands de Moscou passer solennellement à lasecte..., se convertir au raskol, Joum. offic. 9 sept.(872, p. 6926, ('* col.
— ETYM . Russe, raskol, du verbe raskolot,fendre en deux, nom donné par l’Eglise ortho-doxe grecque à la doctrine de ceux des catho-liques-grecs russes qui n’acceptèrent pas lescorrections faites aux textes des livres sacrés dansla traduction due au patriarche Nikon, de Moscou ,vers (666.
f RASKOLNIK (ra-skol-nik’), s. m. Sectateur duraskol. Le nombre des femmes de raskolniksenvoyées pour ce crime [infanticide] en Sibérie secompte par milliers, Journ. offic. 9 sept. (872,p. 6926, (” col. Encore aujourd'hui il est des ras-kolniks en rébellion systématique contre les pro-cédés élémentaires de l’Etat, a. leroy-ueaulieU,Rev. des Deux-Mondes, (•* nov. (874, p. (6.
— REM. Les raskolniks, qui sont devenus très-nombreux en Russie et se .divisent en sectes di-verses, n’acceptent pas ce nom, dans lequel il svoient une injure. Ils se nomment eux-mêmesvieux croyants, mais orthodoxes, et traitent leursadversaires de nikoniens (voy. ci-dessus).
| 2 . IIASSADE (ra-sa-d’), s. f. Nom, dans le Var,d’un petit sentier. Us [les gardes ambulants] veil-leraient notamment à ce que la parcelle écobuéesoit entourée d’un sentier dit rassade, Enquête surles incendies de forêts, p. 69.
f RASSAINIR (ra-sè-nir), v. a. Assainir de nou-veau, ou, simplement, assainir. Le drainage gé- .néralisé a rassaini complètement le pays et doubléla production, Journ. offic. (7 déc. 1873, p. ? 8i3 >('• col.