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. ZUR
ZÉE
Zéen. Chêne zéen, espèce de chêne de l’Algérie , ditaussi chêne zang, dont le bois est remarquable par sadensité. (Littré .) De l’arabe y!) zân, qui manque dansFreytag, mais qui est dans Richardson : «A tree whencehows and arrows are made», et que donne aussi M. Cher-bonneau (Dict. fr.-ar. au mot chêne).
Zekkat. Impôt sur le revenu dans les pays musulmanset en particulier en Algérie. (Littré .) G’esi, en arabe,ou ijSyzakâ, «Pars opum quam expendit aliquis ad reli-quas purifîcandas» (Freytag), aumône, impôt.
Zénith. Esp. et portug. zénith, ital. zenit. Corruptionde l’arabe 04 » semt, proprement voie, chemin, et chez lesastronomes, zénith, par abréviation de yjyi cw semt er-ras, la voie (au-dessus) de la tête 1 . Le point directementopposé de la sphère céleste, le nadir, est de même ap-pelé ckw semt er-ridjl, la voie du pied. Le mot zé-nith paraît avoir été employé par les médecins dans unsens bien différent, comme on peut le voir dans ce pas-sage de Gaspare de los Reyes, médecin du xvii* siècle,connu pour sa grande érudition : «De sanguine menstruoillo potissimum primo qui a virginibus exit, quem appel-la nt zénith 2 . »
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Zéro. Etymologiquement , c’est le même mot que chiffre.(Voy. ce dernier.)
Zérumbet. Esp. zerumhet. C’est une des plantes ou dro-gues comprises sous le nom de zédoaire. De l’arabe-persanzourounbüd. Razi dit qu’elle est utile contre la piqûredes reptiles et insectes, ^ *1*3;) 3 , sans
doute en sa qualité de puissant sudorifique. Bocthor écritü+y) (à zédoaire).
Zil. Instrument de musique militaire, chez les Turcs,analogue aux cymbales. En turc, J) zill.
Zilcadé, Zilhagé. Onzième et douzième mois de l’année
musulmane , d’après l’orthographe adoptée par Montes* quieu et les écrivains de son siècle pour transcrire l’arabes<x*jd! : h> dhoü’l-qa’ da eti=4 dhoü’l-hidjdja. Le premierde ces noms est formé de clhoü, possesseur, et de al-qa’da,le repos, l’espace occupé par une personne assise, parceque les Arabes s’abstenaient de guerroyer pendant ce mois.Le second est composé du même mot dhoü et de al-hidj-d.ja, le pèlerinage; c’est en ce mois qu’on se rendait à laMecque .
Zinzoun. « Couleur d’un violet rougeâtre. Esp. cinzolino,portug. giangelina; de l’arabe djoldjohln, semence du sé-same dont on fait cette couleur. » (Littré .) S’il est vrai quele zinzolin s’obtienne du sésame, l’étymologie est toutenaturelle; car l’arabe djoldjolân a donné en fran-
çais gengéli et jugeoline. (Voy. Gengéli.)
Zouave. Ce nom a été pris de celui d’une confédérationde tribus kabyles.
Zooidja. Terme d’administration, en Algérie : étenduede terre que deux bœufs peuvent labourer dans la saison.(Cherbonneau, Dict. fr.-ar.) Transcription de l’arabe al-gérien a js?ÿ zouïdja, qui se rattache à gj) zawwadj, for-mer une paire.
Zufagar. «Ton esprit est plus perçant que Zufagcr,cette épée d’Ali, qui avait deux pointes.» (Montesquieu ,Lettres persanes 4 .) Altération de l’arabe gUùüi dhoü’l-faqâr. Voy. sur cette épée, donnée à Ali par Mahomet ,D’Herbelot, Bibl. orient.
Zubna. «Instrument de musique des Turcs , qui, parsa forme et la qualité de ses sons, ressemble à notrehautbois. » (Bouillet, Scienc.) C’est le persan Uÿ zournà ou(y* soumâ, aussi orthographié où la dernière syllaberappelle le mot j ney ou nây, roseau, tuyau, flûte.Les Malais ont le même instrument sous le nom desaroüney.
1 A vrai dire, je ne crois pas que semt ait jamais été employé seul
dans le sens de zénith; cela eût fait confusion avec as-semt, azimtilli.
Les astronomes arabes disent toujours semt er-ras ou, en employant le plu-
riel de ras, w semt ei-ronnus.