OPERA V H I L O L O G I C A. 269
faut - il avoiier que les horr.mes ne travaillent presque qu’à se rendre mal-heureux. Il n’y a que deux choses auxquelles on devroit songer prin-cipalement, à la vertu & à la sante , & attera adjicerentur nobis. Je sou-haite d’apprendre bientót, Monsieur , des nouvelles de vòtre état, espé-rant que votre lante aura été rotabile comme il faut. Aprts quoi il saudraprendi e d,s bonnes mesures pour la conserver. Je lerai toujouis avec beau-coup de palfion &c. Hanover Février 17CO.
P. S. Mr. Gra.be mérite d’étre eflimé ; mais il me semble qu’il est tropprévenu contro la réforme , pour tout ce qui est amnistie. Le livre pos-thume de Mr. Pitfendorf ne me satisfai! pas entiérement , je le trouve troprigoureux contro le décret absolu. Ce que Mr. Gajlerel fait est toujoursexcellent. Je n’ai point lu ce qu’on a fait sur I’inspiration. Les livres Ita-liens nous viennent mieux par mer que par terre.
Ce mois de Février ne sera que de 18. jours chez les Protestare d’Al-lemagne , ainsi on omettra 11. jours , & Fon comprerà le premier Mars avecle Calendrier Grégorien. Mais on prétend suivre dorénavant , particuliére-ment à l’égard des fetes mobiles , les régles de l’Astronomie, & pourcet effet j’ai trouvé à propos qu’on consultat la Société Royale.
L E T T R E IX.
Q Uoique je n’aye rien appris de vous depuis quelque tems , non-obstant que j’aye amplement répondu à la vétro, je ne laisse pasd’eipérer que vous vous portez bien ; & croyant que vous pourrez peut-étre passer en Angleterre avec Milord Due de Marlborough , je n’ai pointvoulu disseror de vous renvoyer vétro papier imprimé avec les notes mar-ginales que vous aviez donne a Madame l’Electrice. V ous aurez la bontéde me renvoyer colui que je vous ai donne» & que vous avez envoyé àMr. le Clerc. C’est de quoi je vous prie ; car j’ai changé le dessein de ledonner au Public.
La harangue de la Reine est admirable , & si l’on peut obtenir ce qu’ellenous fait espórer , qui est d’abaisser assez la France pour n’étre pas for-midable à les voisins , il faut avoiier que l’Angleterre n’a point bes ind’une plus grande furerò. Il faut prier Dieu qu’il nous rende ces heuteuxtems qui seront un siede d’or pour les Protestare
Madame I’Electriee & la Masseti n’ont aucune part à ce qui s’est passederniérement à la Chambre des Pairs ; elle n’a ni poussé ni empéché ce quis’y est propose , &, laisse le tout absolument à la nation. Si vous passez, jevous fouhaite un heureux voyage , & je i'uis avec zèlo &c. Hanover ce 8.Dicembre 17 05.
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