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Justice & injustice, ne dependent pas seulement de la nature humaine,mais de la nature de la substance intelligente en generai ; & Madlle. Trotterremarque sort bien qu’elle vient de la nature de Dieu & n’est point ar-bitraire. La nature de Dieu est toujours fondée en raifon.
Je ne demeure point d’accord , que l’ Immortalité est seulement pro-bable par la lumiere naturelle ; car je crois qu’il est certain que fame nepeut étre éteinte que par miracle. Je tiens austì que fame n’est jamaissans perceptions, mais elle est ibuvent sans apperception, car elle ne s’ap-pergoit que des perceptions distinguées dont elle peut manquer dans unsommeil, dans une apoplexie Lee. C’est ce que Mr. Locke n’a pas affezentendj : il n’explique pas bien l’identité. Je suis austì d’opinion que lapensée ne peut étre cong'de dans un étre qui n’a qu’étendue Le impéné-trabilité. Les Orientaux ne connoiffent point la Métaphyfique, Le ils con-goivenr austì peu l’immatérialité de Dieu que celle de fame. Il ne s’en-fuit point que l’immatérialité n’est rien , parce que des personnes qui n’ontjamais médité n’y donnent point d’abord ; c’est comme si on vouloit in-férer que l’incommenfurabilité n’est rien , parce que peu de personnes lacomprendront d’abord.
Quant à la question s’il y a des idées Lc vérités naturelles (innatas);je crois qu’on dispute souvent de nomine. Cependant j’ai remarqué queMr. Locke n’a pas affez bien approfondi l’origine des vérités néceffaires quine dépendent pas des sens , ou expériences, ou faits ; mais de la consi-deraron de la nature de notre ame, laquelle est un étre, une substance »ayant de funite, de l’identité , de faction, de la paslìon, de la durée Lee.Il ne saut point s’étonner si ces idées, Lc les vérités qui en dépendent setrouvent en nous, quoiqu’on ait besoin de réflexions pour s’en apperce-voir, Le qu’il soit quelquefois besoin que des expériences excitent notreréflexion ou attendon pour nous faire prendre garde à ce que notre pro-pre nature nous fournit. 11 me semble qu’en toutes ces matiéres Mr. Lockea raisonné un peu à la legete; quoique je confesse qu’il dit d’ailleurs uneinfinite de choses belles , profondes Lc utiles. J’ai parcouru dans ce peude lignes la plupart des points touchés dans le job Livre de la jeuneDemoiselle, dont vous louez avec raison, Monsieur, l’esprit Le les ma-niere;. Ses Poémes austì auront été sirt à propos sans doute.
Comme on est un peu diffìcile Lc scrupuleux à Caffel, il sera diffìciled’en obtenir la communication du Livre de Servetta , Lc il faudroit quequel que ami y fut sur les lieux pour y réiistìr.
Nous attendons une décision d’Espagne : nous croyons que Milord Gal-lotpay est à présent à Madrid , Lc Barcelone secouru , mais il en sautallenire la confirmation.
Le Roi de Erance paroit n’avoir pas été infaillible. 11 devoit avoirmoins de force en Italie Lc plus en Elpagne , mais il a voulu primerpar tout, Le un peu trop de confiance fa fait manquer à feffentiel.
Voi-