OPERA PHILOLOGICA. 277
avant la fin de l’année l’exemple de sa belle-soeur. J’ai oublié de vousdire que le Pape a écrit à l’Empereur une Lettre très forte sur ce quefez Généraux Lc troupes prétendent tirer des contributions du Ferrarois &de Bologne. Autrefois ces deux places , & beaucoup d’autres que lesPapes possédent, étoient de l’Empire. Et suppose que le droit des Papessoit bien sonde par une longue poffession, le droit suprème des Empereursne laisse pas de subfister.
Nous n’avons guéres de livres considerables lei. Freherus avoit un Li-vre ancien manuscrit du Droit Feodal, où le mot de Feudum ne se trou-voit jamais, mais celui de Beneficium , ce qui est une marque dune grandeantiquité. Ce livre étoit perdu, mais on me mande qu’on vient de leretrouver, & son me consulte pour le publier. Je suis avec zéle Lcc.Ber Un ce 22. Fevrier 1707.
LETTRE XIII.
J E suis bien aise d’apprendre que vous soyez arrivò heureusement chezvous, & j’espére que le bon ordre que vous pourrez mettre par vo-tre présence à vos affaires contribuera à votre fante.
Je voudrois voir la feuille attribuée à Mr. Pitcarn ; comme il est véri-tablement stabile stornine, elle ne sera pas à mépriser. On ne doit pointcependant mépriser la révélation, sai te sans doute pour le bien des hom-mes & pour la gioire de Dieu. Mais je demeure d’accord, qu’en cas quequelqu’un par malheur ignorat la révélation, ou ne l’apprit pas d’une ma-nière qui la rendit croyable, il ne sauroit devenir misérable par cetre igno-ratane , Le la Religion naturelle doit suffire pour éviter la misére , pourvùqu’on la pratique. Si vous voyez Mr. Pitcarn , Monsieur, exhortez - le àcontinuer d’écrire sur la Médecine, c’est le plus nécessaire ; la sauté étantpréférable à tonte chose excepté la vertu. Si Mr. Hills est auteur du livrecontre le discours sur les droits de l’Eglise Chrétienne, je ne doute pointque son livre ne soit utile & instructis, sur - tour en matiére de sait. Ences matiéres je prèser e les livres d’érudition aux,_livres de raisonnemensd’autrui là-dessus. Selon le droit divin naturel les Ecclésiastiques l'ontcomine les Médecins : Ils sont Conseillers, mais ils ne soni point Juges.Selon le droit divin révélé ils ont quelque chose de plus. Le reste dé-pend des peuples, & par conséquent du sait, de l’histoire, de l’érudition.
Il est naturel que le Clergé soit plus ignorant & par conlèquent plusentété dans les pays. plus reculés. Il saudroit des bons Séminaires pourl’instruire dans la doctrine & dans les bonnes mceurs ou daris la vertu.
Je suis bien aise de tout ce qui peut arriver d’avantageux au ChevalierFomtain , Le je Ibis sâché de la maladie de Milady Masham.
Je me souviens d’avoir vu autrefois une manière de dissertation d’unjeune Baron de Mettermelo , sub presidio Sturimi à Altorf, où il soutenoit
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