OPERA PHILOLOGICA. 285
lent ; il pourroit m’envoyer ses distèrtations imprimées ( que je delire toutes)& autres choses par vòtre moyen. 11 y a un jeune Mathe'maticien nomineMr. Hartman , dont on espère beaucoup aussi , car il a bien commencé. Ily a encore à Bàie Mr. Battier sjavant homme , Lc Mr. Kcenig habile jecrois dans la médecine. 11 y a des Médecins Suisses habiles , Brunnerus SePeyerus Disciples je crois du celebre fFepferus à Schafhouse. Il y avoitaulir autrefois un excellent Mathématicien nommé SpìeJJtus ; ses héritierspromettoient quelque chofe de lui touchant Ja correction du Calendrier.11 feroit bon de les pousser à publier tout ce qui se trouve dans ses pa-pié rs capable d’ètre donne : s’il y a quelque chofe d’imprimé de ses ou-vrages , je le souhaiterois aussi ; car je crois qu’il y aura toujours de bonneschoses. La Suisse a toujours eu beaucoup d’habises gens à proportion dela grandeur du pays, comine la Hollande ; Se ceux des autres nations quis’imaginent que l’esprit des Suisses Se des Hollandois est rnoins dèlie quele leur se trompent sort. De la Suisse je crois que le meilleur sera de passerdans le pays de Wurtenberg, s’il est possible. 11 y a à Stutgard un s^avanthistorien nommé M. Prenizerus : Il m’a envoyé quelque chofe fervant àl’histoire des anciens Guelfes dont descendent les Ducs de Brunsvic ; maisil ne m’a envoyé que des choses modernes , au lieu que je souhaiteroisplutot des plus anciennes. Peut- ette les a t il gardées poqr lui - méme ; caril travaille à l’histoire de Suabe.
Il y a aussi a Stutgard un jeune Théologien qu’onestime, nommé Mr.Osiander. Vous trouverez aussi des sjavans hommes à l’Université de Tu-bingue , entre autres Mr. Camerarius Médecin estimé.
A Nuremberg il y a des gens de confidération parmi les Gentilshommesdu lieu qui ont des cabinets de médailles. 11 y a là un Ijavant Généalo-giste nommé Mr . Imhof, qui a publié des bons ouvrages sur les génédo-gies d’Allemagne , Angleterre , France , Italie. Il y a un Médecin f^avantnommé M. Thomasius , qui est aussi habile en médailles. Je vous conseille-rois d’aller de Nurenberg à Arnstal , rélìdence de M. le Comte de Sch&arz-bourg , un des plus conlidérables Cointes de l’tmpire, qui a un des meil-leurs cabinets de l’Europe pour les médailles anciennes de modernes. Delà vous pourrez aller à Leipzic, où je crois que vous avez déja été ; sinonje vous confesse de .voir Mr. Afenkenius, qui publie les Atta Eruditorum ,qui est fort de mes amis ; il vous donnera connoissance d’autres f^avans.Je vous supplie de taire mts complimens à tous ces Messieurs dont je viensde parser , depùis Geneve jusqu’à Leipzic. De Leipzic apparemment vousirez à Berlin, Se avant que de repasser en Angleterre à l’Automne vousviendrez à Hanover pour vous en retourner par après en Angleterre.
Voila mon pian. Mes remarques sur l’excellent ouvrage de Mr. Lockesont presque achevées ; quoique nous ne soyons pas du méme sentiment,je ne lailîè pas de l’esiimer Se de le trouver estimasse.
Madame l’Electrice m’a repeté aujourd’hui , que tant elle que la Reme
N n 2 vous