OPERA PHILOLOGICA. 287
que j’avois relevé le tort que les Réformés ( mal informes ) font ordinai-rement à ceux de la Confeilìon d’Augsbourg , en leur accordan! une con-substantiation des fymboles terrestres avec le corps de Jefus- Christ dansl’Eucharistie , ou bien une impanation ; au lieu que j’ai saie connoitre quenos Théologiens ne demandent qu’une comperceptìon ; enforte que lorfqu’onregoit la chose terrestre , on re^oit la celeste en méme tems, sans aucuneincludon du corps de Jefus-Christ dans le pain. Le méme jeune Théolo-gien m’a dit, que quelques - uns de vòtre Eglife Anglicane lui ont objectéque nous avions une impanation & consubjìantiation , qui ne valoit guèresmieux que la Tranfubstantiation des Papistes ; mais il les a renvoyés à monlivre 6c aux Memoirs of Liter ctture. Je crois que cetre accusation des notresqui se sait présentement vient de la mauvaise intendon de ceux qui favo-risent les Papistes & le Pretendan! , & voudroient nous rendre odieux.C’est pourquoi il feroit peut- étre bon que mon livre fut traduit en Anglois.Je n’ai pas encore appris le sentimela! de Mr. l’Evéque de Salisbury surmon ouvrage, mais j’ai appris celui de Mr. l’Archevèque d’iforck , quiayant lu au moins la piece latine mise à la fin , l’approuve extrémement.
J’ai pitie du bon Monsieur Whìflon , qui se sait du tort par son zéle.Je trouve que l’Eglise Catholique ( je n’entends pas la Romaine , maiscelle dont les sentimens font parvenus de l’antiquité jusques à nous ) ar ai fon de n’ adorer en Jefus - Christ que la divinile ; & si nous n’avions envite que l’humanité, il ne meriterei! point l’adoration , non plus qu’un autreProphéte ; & il faudroit avoir le sentimela! des Mahométans à fon égard.Un certain Franciscus Davidis en Tranfylvanie avoit raifon autrefois de disiputer contre Soda , que fuivant les principes des Sociniens , aulfi bien quedes Ariens , Jefus - Christ ne devroit point étre adoré , autrement on justi-fiera le culte du Paganisme. Je ne vois point comment Mr. W'hijlon se peuttirer de cetre distico Ite.
Ceux qui pretenderà que le Baptéme d’un Prétre qu’un Evéque a misdans les Ordres , est nécessaire , vont plus loin que les Papistes mémes ,qui accordent que tout Chrétien peut baptifer.
Quant à l’impufation du péché d 'Adatti , fur laquelle disputent Mr. Ed-ir/ards Óc Mr. ÌFitby ; on peut dire que le péché d'Adam ne nuiroit pasà fa postérité si elle n’étoit infectée par là chute : ce n’est pas une simplerélation morale, mais une déterioration réelle & physique.
Les disputes fur le pouvoir ecclésiastique font délicates. Les PrétresAnglois, qui portent la chose trop loin , se met'ent en danger d’ètre en-gloutis par le Papifme , & alors i!s feront elilaves de Rome comme leslaiques. Si les Prétres étoient plus fages & plus railònnables que les autresgens , ils mériteroient fans doute l’honneur de gouverner. C’est pour celaque les Prétres gouvernoient effecti vernent dans les siécles ignorans , parcequ’ils étoient lusci inter cacos.
Ceux qui difent que la Pratice est astèz abbattile font for! ignorans ou
fort