COLLECTANEA ETYMOLOGICA. 7
Zucht in Teutschland ausgerichtet iror-den , hat stch die Teutsche Tapfferkeitzu unsern Zeiten gegen Morgen - undAbend- landische Feinde , durch grafievon Gott verliehene Siege wiederummercklich gezeiget ; da auch meijlen-theils die gute Parthey durch Teutschegesochten. Nun i(i zu ipiinschen , dassauch der Teutschen Verjland nicht ive-niger obfiegen , und den Preiss erhaltenmdge ; welches ebenmafiig durch guteAnordnung und fleifiige Ubung gesche-hen muss. Man rrill von allem dem ,Jb daran hanget , anitzo nicht han-deln ; sondern allein bemercken , dassdie rechte Verstandes - Ubung ftchfinde , nicht nur zwifchen Lehr- undLernenden , sondern auch vornehmlichim gemeinen Leben unter der grojjenLehrmeiflerin , nehmlich der Welt , oderGesellschafft , vermitteljl der Sprache ,fio die jnenschlichen Gcmiither zusam-men fuget.
y. Es ijl aber bey dem Gebrauchder Sprache , auch dieses sonderlich zubetrachten , dass die IVorte nicht nurder Gedancken , sondern auch der Din-ge Zeichen seyn , und dass irir Zeichennóthig haben , nicht nur unsere Mey-nung andern anzudeuten , sondern auchunsern Gedancken selbst zu heljsen.Denti gleichtvie man in grofien Han-dels-Stadten, auch im Spiel und sonfiennicht allezeit Geld zahlet, sondern stchan defien Statt der Zeddel oder Mar-cken , bss zur letzten Abrechnung oderZahlung bedienet ; also thut auch derVerjland mit den Bildnifien der Dinge ,zumahl wenn er viel zu dencken hat ,dass er nehmlich Zeichen dafiir brau-.chet , damit er nicht nbthig habe , dieSache iedesmahl so ojft ste vorkommt,■von neueu zu bedenckcn, Daher u/enn
jsr.
cipline militaire en Allemagne, cettenation a donne de nouvelles, & d’é-clatantes marques de fa valeur ; Eliea vaincu plus d’une fois scs ennemis,situés à son Orient & à son Cou-chant;Elle combattoit ordinairementpour la bonne cause. Or il seroit àsouhaiter, que cette nation celebretentât de triompher encor par songenie, & ses connoiflânces ; tentativiqui lui réuffiroit sans doute, par uneapplication Se par un tra vai! assidu.On ne prétend pas parier ici du bienqui lui en resulterà, mais de remar-quer, que la vraie méthode pour for-mer l’entendement ne se trouve pasuniquement chez les savans de pro-feflìon; on la rencontre plus parti-culiérement dans l’Ecole du monde,c’est-à-dire dans la societé, par lemoyen de la langue, qui la cimente.
5. Ce qu’il faut principalement ob-server dans l’usage de la langue, c’estque les mots ne soni pas seulementles signes des pensées » mais ausisi deschoses que nous avons besoin de ren-dre par signes , soie pour manifesternòtre sentimeli! aux autres, scit pourvenir au secours de nos pensées ; carcomme dans une grande ville deCommerce, &c au jeu, on ne payepas chaque fois en argent comptant,mais en billets ou en jettons , jus-qu’au payement final; il en est deméme de l’entendement 41 ', à l’égarddes idées des choses ; sor - tour lorsqu’il est obligé de penser beaucoup ;c’est - à - dire, qu’il se sert de signes ,pour n’étre pas obligé d’examinerchaque fois la chose, quand elle leprésente : Après l’avoir bien compose
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