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6 (1768) Philologica continuatione : ; Collectanea Etymologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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G. G. L E I B N I T I I

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N°. 4.

LETTRE DE M R . LEIBNIZ

A Madame la Duchesse Douairiére dOrleans,

Sur des Antìquhès dèterrèes dans PEglise Cathèdrale de Paris .

Madame,

L A découverte des sculptures Gauloises, jointes à une inscription saitepar les bateliers de la Seine à lhonneur de lEmpereur Tibcre , Letrouvées depuis peu dans lEglife Cathèdrale de Paris, lors quon y fouil-loie dans la terre, est curieule; & la dillèrtation quun habile homme adonneo-dessus, 8c que Madame a envoyée à V. A. R. est lavante Leingénieuse. On peut juger par lendroit bas ces figures ont été trou-vées , combien le terrein de Paris a été hausté. On trouve la méme chofèà Rome; & lon m'a dit quà Aquilia il y a trois pavés lun sur lautre.Je veux croire avec lui, que quelques-unes des personnes, reprélentéescomme dans une espèce de proceffion, qui portent des couronnes (peut-étre de chéne,) pourroient bien étre des Bar des, qui étoient les Chantres& les Poétes Gaulois Lc Germaniques. Je ne sgai d Bodin , que lau-teur allégue, a pris que les Bar des signifioient en Allemand des Prétres.On trouve dans les vieux livres de chansons l'eutoniques, der MeijlerScinger, que Bar signifioit encor une chanfon il y a 200. ans ou environ.lurnebe (Advers. XIII. 25. XX. 37.) a trouvé dans un vieux glossarne,que bardcea vel bardala fignifioit chez les Gaulois une alouette , oiseauqui chante. Le mot nappartenoit pas moins aux Germains quaux Gaulois,Lc je ne fjai pourquoi lauteur veut, quil Ibit venu de la langue Gau-loise dans la langue Germanique. Il y a plus dapparence, que la langue& la nailon Gauloise soient venues des Germains, si nous admettons queles peuples dEurope sont venus de TOrient, Lc fi nous confiderons queles plus anciennes migrations ont été faites par terre , les hommes ayantfu marcher, avant qu'xls ayent appris à naviger. Virgile a aussi parlé desBandes de pourpre, dont les tuniques Gauloises étoient chamarées, Lc quelauteur ( pag. 24.) croit remarquer dans quelques figures de ces bas reliefs.Ce Poeto dit des Gaulois, Virgatis lucent sagulis. Quelques auteurs, pronantles Bojes pouf des Bavarois, se sont imaginés que ces bandes paroistentdans les armes de Bavière. Je ne vois pas pourquoi nótre habile auteur( prévenu des idées de feu M. lAbbé de la Charmoye ) exclut les Allemanda