An. 16)9.
An. i 640.
Casai se-couru.
58 HISTOIRE DU VICOMTEen s’étendant, dequoi subsister à son aise. Il fit ensuite en-trer dans la citadelle de Turin les munitions de guerre òcde bouche nécessaires, malgré tout ce que le Prince Tho-mas put faire pour l’empêcher.
A u commencement duprintems suivant, le Comte d’Har-court apprit que le Marquis de Leganès, pour réparer lesdisgrâces de la derniere campagne, avoir assiégé Casai, quela France désendoit pour son Allié le jeune Duc de Man-toue. Quoique le Général Espagnol , avec une armée devingt mille hommes, se sût déja retranché dans le voisinagede cette ville, près d’une colline, au-delà de la petite rivierede Gattola ; le Comte d’Harcourt entreprit cependant desecourir la Place. Après avoir laissé son canon sous unebonne escorte, il marcha vers Casai, à la fin du mois d'A-vril, avec sept mille hommes de pied Ôc trois mille che-vaux : il arriva près des retranchemens, les reconnut lui-même , &c les trouva larges , profonds & soutenus deForts ôc de Redoutes. Voulant les attaquer par trois en-droits, il divisa son armée en trois corps. (i)Le Vicomte deTurenne & le Comte duPlesils-Prastin dévoient donner parle penchant de la colline , á la tête du premier corps com-posé de vieilles troupes ; le second formé des nouvelles,fous la Mothe-Houdancourt, avoir ordre de gagner la hau-teur ; & les troupes de Savoye , qui faisoient le troisièmecorps, commandées par les Marquis de Villes & de Pianezze,croient destinées à l’attaque du côté de la plaine. La Mothe-
( 1 ) Mena. de Monglat T orne 1 • p .} í 1 *