DE TURENNE, LIVRE II. 95 __
Après quelques escarmouches, Stun Combat de Cavalerie An. 1644,où sept à huit cent chevaux des Bavarois furent défaits,ayant appris que la ville capituloit , il ne voulut plus rienhazarder pour la secourir, &c se retira à une lieue ôc demie deFribourg. .8. Juillet.
La Cour informée que l’armée du Roi étoit trop foible d , E ^ ie ^ acpour attaquer les Impériaux, ordonna à Louis de Bourbon va joindre !eDuc d’Enguien d’aller joindre le Vicomte de Turenne.- TurennêLe Duc s’étoit déja fait connoître : Rocroi Pavoit vu P res de Fri-
arrêter, à l’age de vingt deux ans,la marche rapide des Es- §pagnols jusques-là victorieux , & tailler en pieces leurredoutable Infanterie. Par cette action éclatante plus en-core que par fa naissance , il mérita de commander enchefles troupes Françoifes, qu’on envoyoit en Allemagne,pour s’oppofer aux progrès du Comte Merci. Entre plu-sieurs qualités éminentes , le General Bavarois avoit supé-rieurement Part de íe mettre à couvert de toute surprise,par la régularité de fes mouvemens ; de penetrer dans ledessein de fes ennemis, comme s’il avoit affilié à leurs con-seils ; & de fupléer à Pinégalité du nombre par le choix des‘campemens. Contre un semblable ennemi, il ne falloir pa£moins qu’Enguien ou Turenne le "Prince ôt le Vicomte'étoient de caractères differens : mais animés tous deux dumeme amour du bien public , ils encrèrent toujours dans*les memes vùës , fans que rien pût altérer leur union.
Le Duc d’Enguien étoitàAmblemont près de Mouzon s , ^ Uífloríqu’ón lui manda de partir pour l’AIlemagile : eil treize arrivé a^