DE TURENNE, LIVRE 11. 97
de Gramont ; 8c l’autre, appellée l’armée îeymarienne, An. i 64^»commandée par le Vicomte deTurenne, étoit de cinq millechevaux & de cinq mille hommes de pied : l’armée Bava-roise montoit environ à quinze mille hommes ; mais elleétoit campée dans un lieu presque inacceífible, peu distantdeFribourg. Cette ville est sttuée au pied des montagnes dela forêt noire,qui s’ouvrent en forme de croissant,d’un côtépar le Val S. Pierre , £c de l’autre par le Val du Bloterthai;l’un 8c l’autre fç terminent près d’un Monastère appellel’Abbaye du Val S. Pierre. Au devant de Fribourg, est unepetite plaine arrosée d’un ruisseau , bornée sur la droite pardes montagnes escarpées, 8c fur la gauche entourée de boismarécageux , au travers defquels il n’y a pour chemin' deBrisac a Fribourg,qu’un passage très-étroit. Ce fut dans mi-lieu fi avantageux que se posta le Général Merci ; son Camp «,qui occupoit la petite plaine,étoit étendu le long du ruisseau, *
Sc fortifié d’un grand retranchement : il avoit Fribourg der-rière lui, Sc devant lui une hauteur. Sur la pente de cettehauteur, du côté des François, il fit faire un Fort palissadé, ouil mit fix cens hommes avec de l’artillerie ; de-Ia il pouíla-le long d’un bois en montant vers le sommet , une lignedéfendue par des redoutes, a deux cent pas de distance l’unede l’autre ; 8t pour en rendre l’accès plus difficile, il fit
abbatre tout le long de cet ouvrage, quantité d’arbresj dontles branches à demi-coupées Sc hérissées en tous sens, te-ndent heu de chevaux de frise. Entre la hauteur qui étoit a
la tête du Camp des ennemis, Sc ies montagnes qui dorni--Tome i**