_- 100 HISTOIRE DU VICOMTE
An. 1644. les volontaires mettent pied à terre; leur exemple ranimeles soldats ; le Duc d’Enguien paíTe le premier, tous le sui-vent , forcent l’abattis, 6c se jettent en foule au-delà du re-tranchement. Les Bavarois fuyent dans les bois voisins :l’Infanterie Françoise s’étoit débandée pour les poursuivre jmais le Duc d’Enguien la rallie fur le champ, 6c munit lesredoutes qu’il venoit d’emporter. Bientôt après, malgré lesdifficultés d u chemin , il fait monter fa Cavalerie , & serend ainsi maître de la hauteur, après un combat de troisheures qui avoir coûté à Mercy plus de trois mille hommes.Le jour étoit fini : les Bavarois tenoient encore le Fort pa-lissadé, où ils avoient placé de l’artillerie ; 6c les fuyards ré-pandus dans les bois pouvoient fe rassembler, ou dresserdes embuscades : Enguien n’ofa aller plus loin : résolud’attendre le jour pour descendre dans la plaine, il fe con-tenta d’apprendre au Vicomte , par le son des trompettes6c des timballes, que les François avoient gagné le hautde la montagne.
Le vicomte Turenne avoir fait son attaque à la même heure que leíes^ Bavarois ^ uc d’Enguien : après avoir forcé l’entrée du défilé , il luide leurs re_ fidhit livrer de nouveaux combats à chaque pas, pour dé-ens bufquer l’Infanterie logée à droite 6c à gauche, 6c retran-chée avec des arbres abattus ; mais il poussa si vivement lesennemis, qu’il fe rendit maître du passage, franchit tousles fossés 6c les ravins qui le traverfoient, 6c pénétra jusqu ala plaine, fur la fin du jour. Comme le Duc d’Enguien dansce moment venoit de faire cesser le combat, Mercy tour-