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Tome premier.
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107
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DE TURENNE, LIVRE II. 107 _

guien toujours porté aux grandes choses, adopta ce projet, An. i 644.ôc proposa le siège de Philiíhourg. L’entreprise n’étoit pasaisée : il falloit faire une longue marche pour y arriver ; l’In-santerie étoit diminuée, l’argent épuisé, les vivres éloignés:mais le Prince tint peu de compte de toutes ces diffi-cultés, ôc le siège fut résolu. Le Vicomte deTurenne allalui-même ì Brisac, concerta avec le Gouverneur les moyensde faire descendre sur le Rhin tout ce qui seroit nécessairepour le siège, ôc revint ensuite au Camp. Le seizième d’A oustl’armée décampa : le Duc d’Enguien marcha le long du Rhin,ôc passa par le Marquisat de Bade : il détacha Tubal ôc Ro-sen avec une partie de la Cavalerie Weymarienne , quel-ques Fantassins ôc quelques Dragons, pour s’emparer deplusieurs Forts ou Châteaux, ôc de quelques petites villesfermées qui étoient fur leur route. Le vingt-troisièmed’Août le .Vicomte de Turenne alla avec trois mille che-vaux ôc sept cent Fantassins investir Philiíhourg ; ôc le Ducd’Enguien arriva le lendemain après dix jours de marche.

Cette Place qui est située fur le Rhin, n’étoit pas alors Situation ,revêtue : elle avoir sept bastions dont les remparts étoient n ison de^fraisés ôc palissadés ; tout autour régnoit une berme défen- pblilsbour S'duë par une haye vive très épaisse : le fossé étoit large ,profond ôc plein d’eau; ôc un fort quarté, qui â huit centpas de distance dominoit fur le Rhin, communiquent avecla ville par une chaussée. D’un côté le fleuve fait un grandcoude , ôc forme beaucoup de marécages ; de huître côté,tout etoit plein de bois, de bruyères ôc de terres labourées ; ^

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