DE TURENNE, LIVRE II. i 4Icette terre étoit du nombre de celles que le Conseilavoit pro- An. j 6 4 óposées pour l’écbange de Sedan, Turenne crut ne pouvoirl’accepter fans préjudiciel* au Duc de Bouillon son srere ; &:refusant constamment toutes les offres de Mazarin , il dé-clara qu’il ne recevroit rien jusqu’â ce que l’échange sûtconsommé. Peu touché de ses intérêts particuliers, & uni-quement occupé de ce qui concernoit le bien de l’Etat, ilne c esta pendant son séjour à la Cour de représenter auMinistre , qu’on ne seroit aucun progrès en Allemagne,tant que l’armée de France seroit séparée de celle des Sué-dois ; parce que lune agissant du côté du Rhin, & l’autredans les pays héréditaires de l’Autriche, il étoit facile auxImpériaux & aux Bavarois, qui se trouvoient entre deux, deporter leurs forces du côté ou ils seroient les plus foibles,
Le d’empêcher par-lâ qu’on ne remportât jamais fur euxaucun avantage considérable. Ces raisons furent goûtées,par le Cardinal : la jonction des deux armées fut résolue ; Lel'on se reposa entièrement sur le Vicomte de l'éxécutiondu grand projet.
Cependant la paix générale n’avançoit point â Munster ; Négociab-les différentes prétentions des Puissances assemblées aug- ba^L^aiT 7meuroient tous les jours les divisions. La France demandoita l’Empereur pour son dédommagement, la ville de Briíac Demandes"avec le Brisgau, l’Alsace &Philiíbourg,avec les Evêchés de de la France *Metz, Toul & Verdun v en un mot tout ce qu’elie avoitoccupe ou conquis fur la Maison d’Autriche , depuis centans. La Suéde prétendoit à lune &â l’autre Poméraniess