DE TURENNEjLIVRE IL rzr __
étoient déja entrés au nombre de douze à quinze cens hom- An. i 646.mes dans la ville d’Auíbourg: il ne laissa pas d’y marcher,dans l’espérance de l’emporter, avant que les armées Impé-riale & Bavaroise pussent venir au secours. Le Vicomte Scle Général ''Vrangel prirent leurs quartiers autour de laPlace ; Sc l’on ouvrit deux tranchées, une du côté des Fran-çois , Sc une autre du côté des Suédois : en peu de tems onavança les ouvrages , jusques fur le bord du fossé qui étoittrès-large Sc très-prosond.
Le Duc de Bavière alíarmé fit déclarer á l’Empereur qu’il L'àki'às’accommoderoit avec la France, si on laissoit prendre cette cour^deTBa"ville importante, entre laquelle Sc MunicK il n’y avoit au- varols *cune Place de défense. L’Empereur appréhendant la défe-ction des Bavarois , ordonna a l’Archiduc de marcher : lesarmées Impériale Sc Bavaroise quittèrent le pays de Fulde,prirent leur route par Schweinfurt , Bambergôc Nurembergdans la Franconie, percerent dans le haut Palatinat, où ellestrouvèrent de nouveaux renforts, passerent le Danube àStraubing ( 1 ). L’Archiduc parut bientôt près d’Auíbourg,à la tête d’une armée fort supérieure a celle des Alliés, Scle Vicomte avec Wrangel fut obligé de se retirer à neufou dix lieues de-là vers Lavingen. L’Archiduc de soncôte passa le Lech ôc vint se camper dans la Suabe, entreMemmingen Sc le Lech, à cinq lieues environ de Landíber g roù il avoit un grand magazin de vivres. Il projettoit d’atta-quer les Alliés, lorsque leurs sourages seroient consommés ^
(1) Voyez PuíFendorf de rébus Suecieis..