DE TURENNE, LIVRE II. io
de telles dispositions Turenne avoit besoin de toute sa sa-gesse , pour prévenir une seconde révolte qui auroit étéplus fatale que la premiere.
Quelques instances que fissent les Généraux Suédois pourdéterminer le Vicomte a les suivre, il leur résista constam-ment , fans que la bonne intelligence, qu’il vouloit entre-tenir avec eux, en fût altérée. KonigímarcK &: W rangelmenacèrent enfin de le quitter, ôc pour le lui faire craindre,marchèrent vers le haut Palatinat. La ruse eut auífi peussesset : Turenne persuadé que les Suédois se voyant seulsn’entreprendroient pas d’aller plus loin, s'arrêta fur lesterres de l’Evêché de Bamberg. Il n’y fut point trompé :. après quelques jours de feinte , .ils l’inviterent à se rendreprès de Rottembourg furie Tauber. Les deux armées pri-rent leur route ensemble du côté des frontières du Wurtem-berg ; & les Généraux les ayant rafraîchies , résolurent de' concert d’aller chercher les ennemis pour les combattre. LeGénéral Mélander, averti de l’approche des deux armées,gagna à la hâte l’autre bord du Danube : les Généraux comfédérés passerent auíïì-tôt le même. fleuve â Lavingen, & ylaissèrent leurs gros équipages, leurs malades, òc tout cequi pouvoit les embarasser. Le Vicomte &: le Général Wran-gel prirent les devants avec la Cavalerie , donnerent or-dre a 1 Infanterie de suivre en diligence avec le canon. Onatteignit l’arriere-garde de l’armée ennemie, commandée parle Comte de Montecucullí, dans un endroit voisin d’Au-íbourg, nommé Zusmarhaufen sur la riviere dç Lutzen; Tu-T opte /. Y
An. 564.8.
Après kjonction ilat.aque leGénéral Mé-lander, & ledéfait, auíïï-bien queMontecucul-li.
15. Mai.
17. duc!.