DE TURENNE, LIVRE II. 173( 1 ) Dans une fì triste situation il écrivit à l’Empereur pourle presser de conclure la paix, Lt au Cardinal Mazarin pourlui faire une vive peinture de ses malheurs,, & des ravagesde l’armée Françoise dans ses Etats r mais il ne reçut aucuneréponse , & sut obligé de demeurer plusieurs mois chezl’Archevêque de Saltzbourg. Le Prélat, quoi qu’irrité, vou-lut bien recevoir l’Eleóteur, qui pendant fa prospérité nel’avoit pas traitté avec assez de ménagement.,
Le douzième de Juin les Généraux alliés firent faire deuxponts d Frisingen fur Lisser > passerent cette riviere, conti-nuèrent leur route, obligèrent toutes les villes à se racheterdu feu & du pillage par des sommes considérables, &c pé-nétrèrent jusques fur les bords de l’ïnn,, ou ils prirent Muí-dorf ; tandis que l’armée ennemie se retira vers Passau. LeVicomte de Turenne qui séjourna quinze jours à Muldors,.tenta vainement de passer l’Inn pour se jetter dans les terres-héréditaires t la riviere étoit large Lt profonde j il n’y avoirpoint de barreaux &c l'on ne pouvoit planter de pilotis,pour faire un pont. Le sixième Juillet les Généraux alliéspartirent de Muldors, où il n’y avoir plus de fourages, &allerent le neuf a NeumarcK, de.-la a Egenselden sur le Rot.Cependant Piccolomini traversa le Danube a Passau, & ar-riva a cinq ou six lieues du Camp des François & des Sué-dois, avec une armée de dix mille fantassins & de: quinzemille chevaux. Le Vicomte, au lieu de demeurer fur l’Inn >jugea à propos d’aller à Dingelsing fur l’iser , où le sourage
( 1 ) Voyez Puffendorf de rébus Suecich »
An. 1648V
rr. Jnfn.Lo Vicomtefait irrup-tion dans ïstBavière»