DE T U RENNE, LIVRE IIL x í9
verent â Paris, où l’on fit des feux de joie pour leur déli-vrance , comme on en avoir fait Tannée précédente pourleur emprisonnement. Le Duc d’Orleans alla audevantd’eux, avec le Duc de Beauíort Sc le Coadjuteur : il y eurde part & d’autre de grands embraífemens avec protesta--rions d’amitié ; mais tout fe termina aux démonstrations.
Le Vicomte de Turenne ayant appris cette nouvelle a laRoche en Ardennes, où il étoit, alla à Stenai d’où il écrività T Archiduc, qu’il ne mettroit point les armes bas, que laFrance n’eût offert à l’Efpagne des articles de paix justes Scraisonnables. En même tems,il pria le Prince de Condé de fai-re enforte que la Cour envoyât incessamment une personnede considération à Stenai, pour y travailler à la paix ; fansquoi il ne pouvoir fe dégager honnêtement d’avec les Es-pagnols. Le Prince lui marqua dans fa réponse la reconnoif-fance la plus vive , Sc lui jura une amitié éternelle : en effetil ne négligea rien pour porter la Reine â achever lecham-ge de Sedan , Lc â accorder à la Maison de Bouillon toutce qu’on lui avoir tant de fois promis. Le Prince engageaensuite la Reine â dépêcher à Stenai Croiífi Conseiller duParlement, pour négocier la paix avec l’Efpagne : Croiífi enarrivant rendit au Vicomte cette Lettre du Roi.
» Mon Cousin , vous avez été averti comme ensuite de» la liberté que j’ai accordée â mes Cousins les Princes de» Conde, de Conti Sc Duc de Longueville, j’ai résolu de» faire expédier une Déclaration portant amnistie Sc pan-* don â tous ceux qui ont pris les armes â leur occasion
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On travailleà la paix en-tre les deazCouronnes.