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Tome premier.
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de turënne; livre iu ut

pousse au-delà de la riviere les rebelles déconcertés par lamort du Baron de Sirot tué dans l’attaque, Sc fait ensuiterompre le pont. Ce sut à son retour que la Reine lui dit 3en présence de toute la Cour, quil vernit de sauver t Etat.Quelque grande que sût cette action, le Vicomte en parleavec une simplicité singulière dans une Lettre écrite deSulli à fa sœur Charlotte de la Tour d’Auvergne : après luiavoir mandé de rester à Paris, si elle y trouvoit quelquesûreté, ou de se cacher chez quelqu’un de ses amis, ilajoute dans une apostille, II s est pafíé quelque chose à Gergeauqui ri est pas de grande considération.

Cependant le Prince de Condé, pressé vivement enGuyenne par le Comte d’Harcourt, espéra de mieux réus-sir avec une armée composée de vieilles troupes qui avoientdéja servi sous lui. Il fit venir le Prince de Conti à Agen ,le mit à la tête des affaires, en lui recommandant de suivreles avis du Comte de Marsin Sc du Conseiller Lenet, avecqui il avoir réglé ce qui regardoit Sc l’armée Sc les cabalesde Bourdeaux: ensuite feignant de vouloir aller dans cetteville pour deux ou trois jours, il partit d’Agen vers la finde Mars, suivi du Duc de la Rochesoucault, du Prince deMarsillac , âe Chavagnac , Guitaut, Gourville & de quel-ques domestiques. Il fit six vingt lieues en très peu de tems,marcha jour Sc nuit fans presque changer de chevaux , nidemeurer jamais deux heures dans le même lieu : il fut ex-pose plusieurs fois sur fa route à être reconnu, pris ou tué,passa près de l’armée Royale, Sc enfin arriva au Camp desTome L H h

An. 1652,5

Le Prince deCondé quittela Guyenne& arrive auCamp desrebelles.

24. Mars;