DE TURENNE, LIVRE III. -.4-_
Comte de Tavannes , paíserent la rivière de Loin. à Moret , An . 16 $i.traversèrent la forêt de Fontainebleau, arrivèrent à la Fer-té-Alais une heure avant les ennemis , assurèrent par-lá,
Melun ôc Corbeil ; & après avoir couvert la marche du Roipendant l’espace de quarante lieues, vinrent se camper àChâtres, entre l’armée du Prince de Condé & Paris, dontils ôterent la communication au Comte de Tavannes , quise retira à Etampes, où l’on avoir ferré toute la récolte dela BeauíTe. Turenne conseilla au Roi d’aller tout droit deCorbeil à Paris , où Gaston ôc le Prince étoient fans trou-pes : mais Mazarin ne voulut point se confier aux Parisiensqui l’avoient en horreur ; ôc la Cour préféra S. Germainen Laye.
Condé y envoya en secret traitter d’accommodement Lesné<rodíuavec le Ministre. Plusieurs raisons rendirent cette négocia- P ons(íe paix
.. o lont rom-
tion inutile : Condé ôc Mazarin, quoique de caractères fort pues.opposés , convenoient dans ce défaut, de n’avoir jamais,lorsqu’ils traittoient, de prétentions fixes ôc limitées : plusils s’accordoient l’un a l’autre, plus ils croyoient devoir sedemander. D’un autre côté, le Cardinal de Retz toujoursemporté par son génie turbulent, n’oublioit rien pour tra-verser la paix : il craignoit, si elle se saisoit sans fa partici-pation , de rester en butte a ses ennemis, ou du moinsd etre inutile : la Guerre au contraire, pour peu quelle du-rât , lui donnoit l’espérance de la perte du Prince, ou de1 eloignement du Ministre; ôc dans l’un ôc dans l’autre cas,il comptoit de gouverner seul le Duc d’Orleans, êc de par-Tome 4 Ii