z 5 8 histoire ou vicomte
An. 1651. ster leurs coups, produisirent un grand effet : a leur pre-mière décharge, qui éclaircit fort les trois premiers esca-drons , ils obligèrent la Cavalerie ennemie de s’éloigner*6c à leur seconde ils réduisirent l’Insanterie qui avançoit, àchercher un abri derriere un petit rideau , d'où la supério-rité du nombre, les exhortations , les menaces, ni lescoups ne purent la faire sortir : elle se contenta de faireun grand feu sur les lignes ; 6c se retira dés que les autres,troupes du Roi surent arrivées. Les rebelles ne surent pasplus heureux a l’attaque de l’ouvrage ; ceux qui le gardoienteurent le tems de se préparer a les recevoir : Traci quicommandoit la Cavalerie Allemande du Vicomte , ayantmarché entre les lignes 6c la ville , rencontra les ennemisqui aboient attaquer l’ouvrage , les chargea brusquementquoiqu’il n'eût que quatre escadrons, les arrêta tout court6c donna le tems à d’autres troupes commandées par leMarquis de Richelieu de venir l’appuyer. Avec ce renfortles ennemis surent chargés une seconde sois 6c forcés de seretirer en grand désordre, après avoir perdu beaucoup desoldats 6c plus de soixante Officiers. Les Assiégés ne firentplus de sortie considérable ; 6c l'on continua les jours sui-vans de les presser vivement du côté de la porte d'Orleans6c de la demi-lune qu’on avoit reprise : mais dans le temsqu’on attachoit le mineur à la muraille, le Vicomte sçutque le Duc de Lorraine, après serre déclaré pour les Prin-ces > s’approchoit, 6c qu’on lui préparoit un pont de bat-teaux au-dessus de Charenton»