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DE TURENNE, LIVRE III.
L’embarras du Roi d’Angleterre étoit extrême fur le partiqu’il devoit prendre , au cas que les deux armées en vins-sent aux mains, il ne lui convenoit pas de se retirer à laveille d’une bataille, sans en partager l'bonneur: il avoirdes obligations particulières au Duc de Lorraine qui Lai-moit, avec qui d’ailleurs la conformité d’esprit l’avoit lié ;ôe en même tems il étoit fous la protection du Roi : il nepouvoir combattre pour les Lorrains, fans autoriser la ré-bellion ; ni paíser du côté de í’armée de France,íâns paroîtretrahir son ami. Le Duc d’YorcK trouva le Roi son sreredans cette perplexité, en venant lui faire part des proposi-tions, par lesquelles le Vicomte demandoit; qu’on ceísát furle champ de travailler au pont fur la Seine > que le Duc deLorraine s’engageât à sortir du Royaume dans quinze jours *Òc qu’en même tems il donnât fa parole de ne plus secourirles rebelles. Tandis que les deux Princes s’entretenoient y ,le Duc de Lorraine entra dans la chambre, & le Ducd’YorcK lui présenta le projet du traitté : il le reçut de cetair railleur qui lui étoit naturel > mais qui dans cette occa-sion parut un peu forcé : il consentit d’abord au premierarticle ^ & envoya sur le champ un Officier pour faire cef-set le travail du Pont ; mais il rejetta les deux autres enprotestant que rien ne pourroit l’obliger â y acquiescer; leDuc d’YorcK répliqua q-ue le Vicomte seroit inflexible ; Sela Conférence finit.. Le Duc de Lorraine s’imaginant quele jeune Prince aimeroit mieux une bataille qu un- accom-modement -, pria le Roi d’Angleterre d’envoyer avec lux
An. 16 5 r.
Le traiutéest signé en-tre le Duc deLorraine &le Vicomte.