DE TURENNE, LIVRE IV. z-.r_
A r ras en resortit avec Mondejeuôc toute la Cavalerie de An. 1654»la Place. ( 1 )
Condé Sc Turenne sans avoir été avertis qu’ils fussent enprésence,se devinèrent mutuellement parleur manœuvre;le Vicomte jugea que Condé étoit présent, parce que toutautre auroit poussé imprudemment les troupes de la Fertéqui étoient battues. Le Prince crut de son côté que Turenneétoit sur la hauteur Sc n’osa Pattaquer. Le Vicomte satifàitd avoir forcé le Prince à quitter son poste , ne jugea pas àpropos de le poursuivre. Le Marquis de Bellesond eut moinsde discrétion ; il attaqua l’arriere-garde du Prince pendantqu’elle passoit la Scarpe : mais reçu très vivement, il fut obli-gé de se retirer avec perte. Condé traversa la riviere , sor-tit de ses retrancliemens , rallia ses troupes écartées Sc mar-cha en bon ordre à Cambrai. Les autres Généraux enne-mis suivirent son éxemple. L’Archiduc Sc le Comte de Fuen.saldagne se sauvèrent avec un escadron ou deux, Sc prirentla route de Douai au travers des bagages de l’armée de Fran-ce. Leopold fut reconnu , Sc auroit été fait prisonnier sil’on avoit laissé quelques troupes au camp de Mouchi lePreux.
Le Maréchal d’Fíoquincourt qui étoit entré dans les li- Le Comtegnes avec fa Cavalerie , n'avoit trouvé d’obstacle qu en ar- sort îïSfí des.rivant au ruisseau qui séparoit le quartier de Lorraine de % ncS -celui de Condé. Il y avoit rencontré le Comte de Maríin ala tête de plusieurs escadrons, qui dessendirent si bien le
( 1 ) Vie de Condé.
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