DE T URE N NE, UVRE IV. zr,verent le Cardinal Mazarin, le Duc d’Yorck* les Mare- Ân. 16; j.chaux de Turenne, de la Ferté, de Villeroi, de Gramontôe du Plestìs-Praílin. Le Ministre ayant remontré avec élo-quence combien il seroit glorieux dépasser la riviere à la vued'une armée formidable ; on alloit prendre la résolution deforcer le pont : le Vicomte s’y opposa, en fit voir les diffî-cultez, & proposa un expédient plus fur. Comme il connois.soit parfaitement le pays, il représenta qu’en traversantl’Escaut un peu au dessous de Bouchain , laissant Valen-ciennes fur la droite, & repassant la même riviere à Condé,on pourroit prendre les ennemis en flanc, rendre tous leursretranchemens inutiles, & les obliger de quitter leur postelans hasarder la vie des soldats. Après avoir ramené IcCardinal Le tous les Généraux à son opinion , Parmée mar-cha de Bavai a Bouchain ; Le íur les avis qssen eurent lesennemis,ils décampèrent,pour Rapprocher de Valenciennes.
Le Prince de Condé s’opposa d’abord à cette marche :mais voyant qu'il ne pouvoir arrêter les Généraux Espa-gnols , il protesta qu'il ne quitteroit pas son poste sur laHaine, s’ils ne lui promettoient de défendre vigoureusementcelui de l’Escaut. Après l’avoir promis, ils passerent la ri-viere à Valenciennes, Le allerent camper près de S. Amanddans un poste avantageux, la ville a leur gauche, des boisà leur droite, Le devant eux une vieille ligne fur le MontAzin. L’armée du Roi continua fa route vers Neuville, oùelle passa l’Escaut, & marcha aux ennemis ; âpres avoir laissédes troupes pour assurer les bagages contre les courses deTmt L T t