DE TU RENNE, LIVRE IV. z 49 _
sêilde guerre, ils marchèrent en avant, comme s’ils eussent An, i 656 ,Voulu combattre : mais la journée se paííà sans qu’ils osassentattaquer. Vers le soir, ils se mirent en bataille à un quartde lieue de l’armée Françoise, étendirent leur Cavalerie ô£leur Infanterie dans le même ordre que le Vicomte, quiemploya la nuit à faire quelques petits redans á la tête deson aîle gauche. A la pointe du jour , les ennemis vinrentreconnoître son Camp, 6c toute la journée se passa en escar-mouches , fans en venir à une bataille générale. L’ordre ,
Pardeur 6c la fermeté des troupes Françoises étonnèrent denouveau les Espagnols : malgré le Prince de Coudé ils dé-campèrent le lendemain fans en venir aux mains, 6c re-tournèrent vers Lens : l’armée du Roi rassurée par leur re-traite , les inquiéta ôé les harcella à son tôur par plusieursescarmouches. Ils allerent camper'près de Douai, 6c quel-ques jours après ils envoyerent un Corps de Cavalerie in- 1
vestir S. Guiílain, 6c s’avancerent eux-mêmes pour en cou- -Vrir le siège.
Turenne repassi près d’Arrâs, fit semblant de vouloir en- Le vicomteîrer en Picardie, déroba sa marche à la garnison de Cam- ^ ^ 5 -hrai, coula tout le long de la riviere de Somme avec sa Ca- court saintvalerie , laissa son Infanterie derriere ; 6c dans le dessein Gmslain *d’obliger les Espagnols á lever le siège de S. Guiílain, il allainvestir la Capelle, où ils avóient leurs principaux maga-sins. L’Infanterie du Vicomte arriva le second jour après laCavalerie ; 6c comme il n’y avoir pas deux cens hommesdans la Place x .. on -emporta dans une feule nuit la contres--