An. 1657.
fait faire plu-sieurs ouvra-ges pourcommuni-quer avecBourbourg&: Mardick.
An. 1658.
Le Vicomtemarche pourassiéger!) un-.kerquc.
Z6O HISTOIRE DU VICOMTEdans ,1’espérance de le prendre , d’y demeurer tout l’híver, &de conserver ainsi Mardick Le Bourbourg. Les Espagnolscraignant pour Gravelines leverent les écluses, & inondè-rent quatre lieues de pays autour de la Place : «Bailleurs ilsurvint des pluies abondantes , desorte qu’il sut impossibled’y camper ; le Vicomte sut obligé de faire repasser far-inée au desta de Bourbourg ; Le après y avoir laissé deuxmille hommes , il continua fa marche vers Rumingheniéloigné de deux grandes lieues ; pendant un séjour de sixsemaines il fit construire des forts fur les bords de la ri-vière d’Aa, y jetta des ponts, rendit les canaux navigables,Le coniînuniqua son camp à Bourbourg Le â Mardick poufcouvrir cette derniere place. A la fin de Novembre les Fran-çois quittèrent Ruminghem, Le les ennemis campés der-rière Dunkerque , se retirerent en Flandre ; le Vicomte re-tourna à la Cour après avoir amené son armée dans le Bou-lenois , où elle demeura jusqu a la fin de Decembre, Le sedistribua ensuite en diverses provinces de France.
Les commencemens de l’année mil six cens cinquante-huítsurent peu favorables aux François ; d’un côté le Maréchald’Hocquinçourt qui s etoit lié de nouveau avec le Princede Conde , gagna le Major d’Hedin qui commandoit dansla ville depuis la mort du Gouverneur *.& le persuada d’yrecevoir des troupes Espagnoles ; d’un autre côté le Maré-chal d’Aumont, qui étoit à la rade d’Ostende avec quinzecens hommes, se laissa tromper par les habitans de cette
Place, qui feignant de vouloir lui livrer leur ville , l’enga-
gerent