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DE T U RE N NE, LIVRE IV. 377 _
Vicomte ; Moret avoit ordre d’engager ce General a écrire J**une lettre, par laquelle il témoigneroit que le Cardinal avoitconçu le dessein du siège , &c dressé le plan de la bataille :mais on lui recommanda en méme temps de manier'adroitc-'ment cette affaire, en l’insinuant plutôt qu'en la proposant.
-Moret qui sçavoit que la dissimulation étoitle moyen le plusfur d’échoûer auprès de Turenne, naturellement ennemides artifices , lui dit franchement ce que le Cardinal sou-haittoit, & l'assura qu’en cas qu’il voulut mettre à prix cettecomplaisance , Mazarin accorderoit tout. Le Vicomte nebalança point sur la réponse qu’il devoir faire , ôc dit auComte de Moret, que le Cardinal pouvoit.se servir de tousles moyens qu’il lui plairoit, poùr persuader le public de sacapacité militaire, qu’il ne diroit jamais rien pour empêcher-qu’on ne le crût ; mais qu’il ne pouvoir point autoriser unefausseté par une signature formelle. Quelque mortifianteque sut cette réponse , le Cardinal ne laissa pas d’admirerle désintéressement du Vicomte ; un politique avide se se-roit crû sort habile de s’assurer des bienfaits du Ministre ense mocquant de fa vanité : mais ces détours bas 6c mercé-maires, étoient indignes de Turenne. ( 1 )
Deux jours après la reddition de Dunkerque, le Vicomte l 6 Vicomtemarcha vers Bergues pour l’assiéger ; la prémiere nuit de la j^ d BeJía-tranchée ouverte on prit une redoute que les ennemisavoient faite près de leur contrescarpejle lendemain le Comte'de Schomberg emporta .tous les ouvrages du dehors } A se
(i ) Mém. de Langlade»
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