DE TU RENNE, LIVRE V. 409líque mourut d’un flux de sang , &c Louis X IV. s’adreflâ âla Cour de Madrid pour représenter ses droits fur les Pays-òas ; il fit tous ses efforts pour obtenir justice par les né-gotiations, avant que d’employer la force : comme il crai-gnit que la liaison des Anglois avec les Portugais ne dé-terminât ces derniers â faire la paix avec l'Espagne , il en-voya S. Romain â la Cour de Lisbonne , & chargea le Vi-comte de lui donner des instruâions, qui fervent â dévelop-per toute l’intrigue & le secret des affaires de Portugal. ( 1 )D’un côté, les liaisons sécrétés que les Anglois conti-auoient d’avoir en Espagne, ôe les efforts qu’ils firent pourengager les Portugais â faire la paix avec le Roi Catholi-que , déplurent a Louis XIV , d un autre cote, ce Monarquesentant qu’il auroit besoin de l’amitié des Etats Généraux ,s 'il portoit la guerre dans les Pays-bas , céda enfin auxpuissantes sollicitations de Van-Beuningue , & se déclarapour la République contre les Anglois ; il donna tous les-ordres nécessaires au Duc de Beaufort Grand-Maître & Sur-intendant Général de la navigation de France, pour mettrela flotte en état d’agir dans la Manche. Les Anglois armè-rent soixante Lc dix vaisseaux, y mirent plus de vingt-troismille combattans ou matelots & près de cinq mille piècesde canon , fous la conduite du Général Monck Duc d’Al-bemarle celle des Hollandois composée de plus de centvoiles, portoit vingt-deux mille hommes Lc quatre millesix. cens pièces de canon. On donna deux sanglans combats
(1) Voyez les Preuves N°. XYH.
Tome I. Eff
An. 1665.
Le Roi íedéclaré pourles Hollan-dois contrePAngleterre*