DE TURENNE, LIVRE V. 42* __
les II. Roi de la Grande-Bretagne. il communiqua son se- An. 1670.cret au Vicomte de Turenne, & l’employa pour conduirecette importante négociation. Les services signalés que cegrand Capitaine avoir rendus a la Maison de Stuart, avant& après la mort de CromWel, lui procurèrent la confianceintime de la Duchesse d’Orleans sœur de Charles II. LouisXIV. changea entierement de conduite à T égard de Hen^riette d'Angleterre, qu’il avoir souvent traittée avec indif-férence ; & cette Princesse parut en peu de tems puissantea la Cour. Le Vicomte ayant formé une grande liaisonavec elle, voyoit tous les jours dans fa maison une jeuneDame r dont l'esprit aimable surpassoit encore la beautécomme elle' étoit favorite de Madame, il jugea q u'il falloirs’assûrer de son amitié pour gagner celle de sa maîtresse,.
Croyant de bonne soi 11’aimer que l’esprit de cette Dame §il se laissa surprendre par ses grâces ; elle n’oubíia rien pourse Rattacher.. Turenne ne se défia point des empressemensd’une jeune personne, qui paroissoit toujours le regarderplutôt comme son pere que comme un amant : il ne dé-mêla point la source de sa tendresse naissante j peu à peu sessentimens se changèrent en passion : ni l'âge, ni la vertude ce grand Capitaine ne purent le garantir d’uneToi-blesse trop commune & souvent fatale aux Héros. Sa con-fiance pour la Dame redoubla avec son amour » & fourprétexte de la rendre utile dans ses projets politiques, iflyi révéla le secret de l’Etat : elle entra dans l’intrigue ,servit de Médiatrice auprès de la Princesse Henriette,
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