DE TURENNE, LIVRE V. 4 <r 3 _____& dans l’Empire en échange des trois Provinces conquises. An. 1671,'Le Roi d’Angleterre demandoit aux Hollandois le salut duPavillon , un million de livres sterling pour rembourserses frais, & cent mille livres sterling tous les ans pour ledroit de la Pêche fur les côtes de la Grande-Bretaune & de
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l’Irlande ; la souveraineté des Provinces-unies pour le Princed’Orange son neveu , ou du moins la succession héréditaireLe inaliénable des charges de Stad-bouder , de Caprairu-Gene-rai y ey* de Grand-Amiral ; &c la participation de tout le com-merce dans les Indes.
Ces conditions parurent st déraisonnables aux Etats , Les Holíanequ’ils les crurent proposées seulement pour les rebuter , & r e^ c e 0 c ^pour avoir un prétexte d’envahirle reste de leurs Provinces. Citions &de-Animés par le Prince d’Orange , ils résolurent d’attendre secoué auxau milieu des eaux le secours de leurs voisins ; envoyerent der
les propositions des deux Rois aux Princes d’Allemagne ,
Le leur exposèrent l’état déplorable où se trouvoit la Répu-blique : pour éxciter plus efficacement la compassion duCorps Germanique , ils représenterent qu’ils 11’avoient plu 5que trois mois à subsister i que les eaux qui les garantis-soient pour un tems des approches de l’ennemi, ne lessauveroient pas toujours , &c que l’hiver venu a l’arméeFrançoise passeroit sur les glaces pour les attaquer. Toutesles Puissances d’Allemagne prirent part a leur situation ; les-uns par jalousie contre la France , les autres par pitié pourles Hollandois : mais entre tous les Princes qui s’aprête-rent à les secourir - l’Electeur de Brandebourg comme íe