DE TURENNE, LIVRE V. 4^7 __
pngnics de Cavalerie du Comte deTilli qui étoient en gar- An. r 672.iiison à la Haye, vouloietìt aller au secours des deuxsreres :les Etats de la Province assemblés firent retirer ces troupes ;fous prétexte de repousser une foule de paysans armés quiveiíoient piller Sc insulter la ville. Ce stratagème donnaau peuple la facilité d’attaquer les de Witz, Sc fa fureuralla jufqu’à les assommer dans les rués en plein jour, avecune cruauté inouïe. Le Prince d’Otange , â qiii fes Parti-sans avoient fait cet horrible sacrifice , parut être touchédu malheureux fort des deux illustres freres : il fit, quoi-qu’assezfroidement, l’éloge du Pensionnaire, & ordonna’que l’on poursuivît les auteurs de cet attentat : mais la clé-mence dont il usa envers eux, donna lieu de soupçon-ner qu’il avoit autorisé le massacre. Les avantages réelssqu’il en retira ne contribuèrent pas peu a fortifier les"soupçons. A peine les de Witz étoient mords, que lesMagistrats de toutes les Provinces-Unies déclarèrent ,>■comme l’avoient fait ceux de Hollande St de West-Frisequelques jours auparavant, le jeune Prince Gouverneur,,
Amiral Sc Capitaine Général -, enforte qu’il fe trouva,par cetévenement, le Maître de toutes les délibérations des Etats.
Toute l’Allemagne étoit en mouvement pour venir auíbcours de la Hollande : les sollicitations de Gremon-ville Ambassadeur de France a la Cour do Vienne, de-vinrent inutiles. L’Empereur ordonna , dès le premierAout,- teus les Membres de l’Empire de s’unir pour lafiâreté commune du Corps Germanique-, & de rappeler
N n n. ïj.
L Empereur& la plupart«les Princesde rEnipirese liguent eufaveur de-sHolianáòis.-