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Jà2 6. Juin.
DE TURENNE, LIVRE VI. z69 _
espace de trois grandes lieues depuis Vilstet jusqu a Otten- An. 1675.
heim, qu’il se trouvoit toujours à portée de défendre son reàim, sc
1 J' 7-1 /V • 1 le dresse à Ai-
pont Lc celui de 8trasbourg, des qu lis paroiíloient vouloir tenheîm. ■
aller vers Tun ou vers l’autre : il se donnoit des mouvemenscontinuels, ôc ses troupes étoient fans cesse en action. Pourleur épargner néanmoins ces fatigues excessives , il ssi dé-faire le pont d’Ottenheim derrieré lui, ôc donna ordre dele dresser près d’Altenheim , où il établit son quartier gé-néral : on commença à y travailler le vingt-deux de Juin ,
& le vingt-six il fut achevé, dans un endroit assez sembla-ble à l’autre par le nombre des iíles, dont le terrain
étoit meilleur pour le paíïàge, ôc plus près de Strasbourg.
En resserrant ainsi son armée, il n’avoit gueres plus quedeux lieues a garder depuis Altenheim jusqu a Vilstet.
Les ennemis virent ainsi échouer les desseins qu’ils avoíent Montéesfur le pont de Tannée Françoise, & se trouvèrent dans une ÍSfsituation fort embarassante ; ils avoient consumé toutes les Ç am L P dm
11 , . . - , - reinbourg,&:
munitions des petites villes Impériales qui etoient autour le quitte en-d’euxi ils ne pouvoient plus tirer des vivres que de la Sua- comte lestebe, par la vallée de Quinche , chemin tres-long & très-disi po^.g OÍie ^ficile : tout venoit au contraire en abondance dans le Campdes François, de T Alsace par Altenheim , & de Brisac parle Rhin. Les Impériaux ne pouvoient s’étendre ni a droiteni à gauche , pareequ’ils étoient serrés d’un côté par le fleu-ve, & de T autre par les montagnes ; ils auroient bien vou-lu marcher du côté de Fribourg, où il y avoir de grandsmagazins ; mais en y allant, ils prêtoient le flanc au Yi-
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