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Tome premier.
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DE TURENNE, LIVRE VI. 57 rmîs, s’il avoit pû y faire marcher son armée sans exposerVilstet, & par conséquent le pont près d’Altenheim, aussi-bren que celui de Strasbourg. Lorsqu’il eut appris que lesennemis y croient, il décampa á la pointe du jour, mar-cha au travers de Bischen jusqu’a l’entrée dun bois, dontle défilé se termine d Renchenloch, fit mettre son arméeen bataille dans une petite plaine entre le bois ôc le villagede Freistet, & détacha cinquante hommes par bataillon dela Brigade de Champagne, soutenus par huit ou dix esca-drons fous le Comte de Borges, pour aller reconnoître leretranchement des ennemis. Le Vicomte ayant sçu quetoute l’armée Impériale étoit près de lui, fit retirer la sien-ne un peu en arriéré , & s étendit depuis Bischen jusqu’àFreistet,sa gauche vers le Rhin fur deux ou trois lignes:un bois de cinq ou six cens pas de largeur , & un petit ruis-seau qui couloir dans un terrain marécageux séparoient lesdeux armées : il sembloit qu’elles ne pouvoient être si pro-ches fans se donner des allarmes continuelles ,& fans envenir aux mains d tout moment i il n’y avoit qu'un quartde lieuë de la tête du Camp des François aux retranche-mens des Impériaux ; les sentinelles des gardes avancéescroient à la portée du fusil les unes des autres ? cependantpar la confiance que les troupes avoienten leurs Généraux,,on dormoit paisiblement dans l’un & dans l’autre Camp;.Montécuculli par cette situation suivoit son dessein de nepoint combattre, &c cherchoit d son tour d fatiguer lesFrançois par la disette de sourages, persuadé qu ils ne pou-

An,

4. Juillet*.