An. i 67 y.
Les nou-velles de famort répan-dent l’allar-me dans tou-tes les Pro-vinces.
Les hon-neurs publicsq u’o n rend»u Vicomte.
5 U HISTOIRE D U VICOMTE
les caisses des tambours couvertes de même, les Soldats avecles piques ttaînantes & les mousquets renversés. Les gémissemens , accompagnés de larmes, se faisoient entendre auloin -, de sorte que Turenne sut pleuré-, dans toutel’armée 3comme un pere tendre dans sa famille..
Quand la nouvelle de fa mort arriva a la Cour , la con--sternatiom &ç la douleur furent.peintes fur tous les visages;.Içs.artisans de Paris quittoient leur travail pour aller pleu-rer avec leurs voisins , e Le lçs ,hábitans de cette grande villes’attroupoientpour.se demander les uns aux autres jusqu’auxmoindres, circonstances d’un st grand malheur. ( 1 ) L épou-vanté Lç la tristesse Ce répandirent bien-tpt de la Capitale
dansJes. Provinces, les plus éloignées : ies-payfans de Chairnpagne se crurent a la vessie.d’une invasion >: l’un d’eux allap rester son Seigneur de rompre le bail de sa ferme , en luâ ldisant pour toute raison , le grand Turenne efi mort , & lesAllemans viendront nousmettrt tons à contribution ,.
Le Roi pleura la mort de ce grand homme : il ordonnaque son corps fsst apporté, à l’Abbaye de S. Denis ; & pour.distinguer le Vicomte de Turenne de ceux á qui le même.honneur avoit été, accordé., il. voulut qu’on l’enterrat dansla Chapelle destinée à la sépulture des Rois & de la famille.Royalle.. ( z ) Lorsqu’on le transporta des bords du Rhin àParis, les peuples accouroient, en foule fur les chemins , 8 c,arrosaient son - cercueil de leurs larmes : les Kábitans des-.
( 1 ) Voyez les lettres de Madame de Sevigné , N°. XXI..
( O Voyez les Preuvçs N''. .XXII.,