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2 (1768) Logica & Metaphysica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens ; Physica generale, Chymia, Medicina, Botanica, Historia Naturale, Artes & c.
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G- G. L E I B N I T I I

REPONSE DE Mr. FOUCHER

A Mr. DE LEIBNIZ,

Sur son nouveau Syjlème de la Commmication des Subflances .

Q Uoique vòtre systéme , Monsieur , ne soit pas nouveau pour moi ,6c que je vous aye déclaré en panie mon sentiment , en répondantk une lettre que vous maviez écrite sur ce sujet il y a plus de dix ans,je ne laisserai pas de vous dire encore ici ce que jen pente , puifque vousrn'y invitez de nouveau.

La premiere partie ne tend quà taire reconnoitre dans toutes les sub-stances , des unités qui constituent leurs réalités , & les distinguant desautres, forment , pour parler à la maniere de fecole , leur individuation ;&c eest ce que vous remarquez premiérement au sujet de la matiére , oude létenduè. Je demente daccord avec vous, quon a raison de demanderdes unités qui fafsent la composition , & la réalité de Fétendué. Car sanscela, comme vous remarquez fort bien , une étendué toujours divistble,nest quun compose chimérique , dont les principes nexistent point, puifque sans unités il ny a point de multitude véritablement. Cependant jemétonne que Fon sendorme sur cette question : car les principes esten-tiels de létendué ne scauroient exister réellement. En effet des pointssans parties ne peuvent étre dans FUnivers , & deux points joints ensemblene forment aucune extension : il est impostìble quaucune longueur subsistesans largeur , ni aucune superficie sans profondeur. Et il ne lért de tiendaporter des points physiques , puifque ces points sont étendus, & ren-ferment toutes les difficultés que Fon voudroit éviter. Mais je ne mar-réterai pas davantage far ce sujet , sur lequel nous avons déja dilputévous & moi dans les Journaux du seiziéme Mars 165)3. & du troisiémeAout de la méme année.

Vous aportez dautre part une autre forte dunités , qui -sont , à pro-prement parler , des unités de composition , ou de rélation , 6c qui re-gardent la perfection , ou lachévement dun tout , lequel est destiné àquelques fonctions , étant organique : par exemple , un horloge est un,un animal >est un ; & vous croyez donner le nom de formes subftantiellesLux unités naturelles des animaux & des plantes , en forte que les unitésfafsent leur individuation , en les distinguant de tout autre compose. 11me lembi e que vous avez raison de donner aux animaux un principe d'in-dividuation, autre que celui quon a coutume de leur donner , qui nest

que