de l’astronomie ancienne. g3
les anciens en général, et chez les Egyptiens enparticulier: ils avoient deux philosophies, l’uneclaire , intelligible et simple, qui étoit abandonnéeau vulgaire ; l’autre cachée, réservée aux prêtresseuls, qui n’étoit écrite qu’en caractères hiéro-glyphiques , et que l’on n’enseignoit que par desemblèmes ; celle-ci contenoit sans doute les con-noissances les plus sublimes. C’est dans cette phi-losophie qu’on ne pénétroit qu’avec peine; lesprêtres en éloignoient soigneusement les étrangers;il falloit des recommandations et le crédit des roisd'Egypte pour y être initié.
Ces mystèrcsdevoient être très-anciensen Egypte ,et encore plus en Asie , ceux d’Eleusis en Grèce n’en sont qu’une copie. Au reste, ces mystèresconsacrés dès la plus haute antiquité par un longusage, n’étoient point une affectation ridicule , nipeut - être l'effet de l’intérêt seul : pourquoi neseroit-ce point le fruit de la sagesse et de l’expé-rience des anciens? Le peuple est souvent ingratenvers ceux qui l’éclairent. L’ignorance se défendavec vigueur, elle a toujours en réserve des armesoffensives : combien de grands hommes auroientvécu tranquilles, auroient été honorés etseroientmorts dans leur patrie, si une langue savante eûtrenfermé les vérités qu’ils avoient découvertes ! Ilest des temps où il faut dérober à l’envie les bien-